Il me semble que la poste n’est pas déficitaire. Dans ma petite ville, je connais bien mon facteur, qu’il pleuve qu’il gèle, qu’il fasse très chaud, il apporte le courrier, sonne à la porte quand il y a un recommandé et attend pour savoir si ce recommandé n’apporte pas une mauvaise nouvelle. Il prend le temps d’échanger quelques mots.
Le service public est rentable à long terme. Quelles sont les activités industrielles et commerciales qui n’utilisent pas la poste ? La lettre que j’envoie de france en Polynésie me coûte le même prix qu’une lettre que j’envoie à Paris ou dans un département voisin.
Une question : pourquoi tant de critiques négatives sur les fonctionnaires ? Qui a donc intérêt à donner une "représentation " négative des fonctionnaires ? Les files devant le guichet de la poste seraient plutôt un signe de manque de personnel que le signe de fénéantise du personnel. Au nom de la rentabilité, la direction met une personne là où il en faudrait deux ou trois. On retrouve le même problème dans les hôpitaux, à la S N C Fetc...
Dans les années 60 et 70 il était possible pour un jeune de condition modeste de vivre des expériences qui aujourd’hui sont devenues improbables. Par exemple travailler quelques mois et partir en voyage (pas organiser) et être sur qu’à son retour il pourrait retrouver un emploi.
Perdre sa vie à la gagner est une réalité lorsque le travail suffit à peine à renouveler l’énergie quotidienne nécessaire pour maintenir sa santé. Je ne pense pas qu’il soit aussi facile que cela de faire des choix à un individu quand la société fait tout ce qui est possible pour réduire au maximum les possibilités pour le plus grand nombre. On trouvera toujours des exceptions mais globalement, les contraintes et la réalité de notre société ne permettent pas beaucoup "de choix".
Notre société n’est pas organisée pour l’épanouissement humain des individus appartenant aux classes dominées mais pour l’épanouissement du capital pour les classes dominantes. Les classes dominantes n’ont pas de problème pour donner du sens à leur vie car leur vie a déjà un sens avant même leur naissance, celui de perpétuer leur famille et leur richesse. Les places financières du monde leur donnent des plaisirs et des satisfactions. Ils ne se demandent pas si leurs larbins ont un questionnement philosophique sur le sens de leur vie lorsqu’ils décrotent, astiquent, conduisent, cousent, fabriquent, produisent avec zèle.
Comment faisaient nos parents qui n’achetaient que lorsque la somme nécessaire était réunie ?
Parfois, ils empruntaient aux membres de leur famille mais faisaient tout leur possible pour éviter la banque.
Ils travaillaient et pouvaient économiser en sachant qu’ils leur fallaient plusieurs mois ou plusieurs années mais ils pouvaient faire des projets.
En d’autres termes, ils adaptaient leurs besoins à leurs revenus sans qu’un banquier vienne y mettre son nez.
Ce qui est inquiétant, c’est que cette idée simple, ne pas avoir besoin d’une banque, devient une idée archaïque.
Le C.V. anonyme est un moyen comme un autre de dévier l’attention . Le vrai problème c’est le manque d’emplois en France. Et j’ai l’impression que ce n’est pas demain que les emplois nécessaires seront à la disposition des salariés.
On parle de "marché de l’emploi" et comme tout marché, il faut que l’offre soit inférieur à la demande pour maintenir les salaires à la baisses, il faut pour un emploi au minimum une trentaine de candidats.
Sarko a l’art et la manière de mettre tous contre tous et de trouver des boucs émissaires.
La liberté est aussi économique. Je dirai que sans indépendance économique il ne peut y avoir de liberté.
En Afrique, les peuples sont maintenus dans la misère alors que les élites de chacun de ces pays vivent bien.
Les élites occidentales savent s’y prendre pour ravager les richesses de ces pays.
En Europe, la bourgeoisie et les banquiers ont développé le salariat sitôt la République proclamée,Liberté, Egalité, Fraternité sont les hochets qui permettent aux tenants des richesses de maintenir tranquille le peuple (même si parfois il y a quelques secousses).
La crise actuelle nous dit de manière criante que la démocratie pour ceux qui vendent leur force de travail, c’est la liberté de choisir leur MAITRE, rien de plus. A doite les coups sont plus rudes qu’à gauche mais il n’est pas question que les coups cessent. Pour les catégories sociales modestes et pauvres la démocratie n’est pas en péril, elle n’a jamais existé autrement que dans les mots. Les catégories sociales dominantes dont E. Todd appartient, entretiennent ce mythe car ils ont besoin de cette partie de la population dominée pour se maintenir.
L’analyse de M. Todd est intéressante mais elle ne sort pas des sentiers battus.
Lorsque l’école est devenue obligatoire et gratuite, deux parcours ont été mis en place. L’école pour les enfants des travailleurs et le parcours pour les enfants de la bourgeoisie. Les titres de noblesse et de grandes richesses qui faisaient tâches dans une République ont été remplacés par des diplômes, accessibles aux enfants des classes aisées et très aisées. La massification scolaire après guerre mais surtout dans les années 60 n’a strictement rien changé. Un étudiant qui doit travailler pour faire des études ne peux atteindre malgré son courage et sa détermination au même niveau qu’un Sarko qui est né avec une cuillère en argent dans la bouche.
L’illettrisme dans notre pays a été programmé en même temps qu’a été décidé dans les hautes sphères de la finance que l’argent devait rapporter plus que le travail. Ceci date de 1983.
Honnêtement un état a t-il besoin de dépenser des milliards dans l’éducation et la scolarisation de sa jeunesse en sachant que la libre circulation des capitaux pouvaient "délocaliser" toutes les industries et tous les services ? Chine, Inde, Amérique du sud, sont les eldorados pour l’enrichissement rapide.
L’O M C et l’A G C S peuvent faire confiance à Sarko sans problème, la libéralisation des forces vives du pays peut se poursuivre.