Je ne pense pas que ce qui se passe en Iran laissent les gens indifférents. Tous les jours dans le monde, il y a de la violence provoquée souvent par l’emprise d’une minorité sur le plus grand nombre. Religions, climats, culture, sous tous les cieux quand le pouvoir est concentré entre quelques mains, ce n’est jamais pour le bonheur des peuples. En France, nous sommes dans l’illusion d’une démocratie, les gens de peu ne se sont jamais beaucoup déplacés pour aller voter. Mais ces gens de peu n’intéressaient pas les partis, ces gens de peu passent par profit et perte d’une démocratie qui satisfaisait quelques catégories socioprofessionnelles les plus aisées et très aisées. Aujourd’hui, ces mêmes catégories qui étaient plus protégées par le choix de société qui avait été fait commencent à s’apercevoir que la démocratie fout le camp car il manque beaucoup de monde à l’appelle à l’occasion d’un vote. Quand le peuple n’a pas prise sur l’essentiel, c’est à dire sur les choix de l’économie et la finance, la démocratie est une coquille vide. Un bulletin de vote contre une délocalisation, ce rapport de force entre le puissant et l’impuissant est-ce vraiment une situation qui privilégie la vie démocratique ?
Je ne voudrais pas jouer au rabat joie mais qui consomme actuellement ? Les parisiens ? Tant mieux. Dans la région où je vis, les consommateurs consommes de moins en moins non par conviction mais par obligation, la baisse du pouvoir d’achat du au chômage ou au chômage partiel, etc... Ceci dit, il est vrai que de plus en plus de gens dans toutes les couches socioprofessionnelles s’intéressent à l’écologie, nous pouvons tous, s’en se référer à des spécialistes constater la dégradation environnementale. Cette année dans la grande surface de mon village, les fraises d’Espagne ont eu encore moins de succès que l’année dernière malgré un prix très attractif, comparer aux prix des fraises cultivées à 15 kms du magasin, même chose pour le concombre ou les radis. Tout ce qui est produit dans la région coûte environ 1,50 à 2 € de plus (parfois plus du double)que les produits importés d’Espagne, du Maroc, d’Italie. Effectivement, il y a encore du pain sur la planche avant que les bénefs des actionnaires cessent d’être une priorité.
Une simple impression : Sarko va avoir de plus en plus de mal à faire illusion sur « l’ouverture » pour contrer l’opposition (ce qui en reste). S’il pense qu’il peut se payer n’importe quel égo un peu ambitieux, j’espère qu’il tombera sur un os du coté du mouvement « Europe écologie ».
Il y a un aspect du temps bien concret qui devient une marchandise avec une plus value intéressante car il n ’y a pas besoin d’investissement. La poste veut faire payer un supplément au tarif normal aux entreprises pour distribuer le courrier entre 9h et 11h du matin. Cet espace temps devient plus cher, pourquoi ? Est-ce que cela va de soi ? La S N C F avec les tarifs du T G V fait de même. Le temps pour certains est une notion qui rapporte et engendre des bénéfices sonnants et trébuchants et pour d’autres c’est une perte de pouvoir d’achat, même de pouvoir sur leur propre vie puisque leur temps est rythmé par les besoins économiques. Je ne suis pas philosophe mais cet aspect là de la question est loin d’être abstrait sur la vie des individus au quotidien, la classe dominante (philosophe à sa façon) sait parfaitement en retirer des bénéfices. Pour s’occuper de l’intemporalité de l’humanité il faut du temps, temps qui manque cruellement aux individus de plus en plus nombreux en situation de survie.
La classe dominante a peur de la démocratie. Elle a pour elle les journaleux qui ont d’autres chats à fouetter que d’aller vérifier si dans tous les bureaux de votes la liste de chaque candidat est présente. Il y a belle lurette que ceux qui nous gouvernent ne sont pas élus, ce sont les banques qui ont décidées de notre avenir depuis 2008. Pour les récompenser l’état leur file les milliards qu’ils nous ont volés. Je crois que les dernières sont déjà descendues.