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bob de lyon

Très tôt épuisé par l’école mais cossard infatigable, je me suis enfoui insatiablement dans l’activité la plus facile : la lecture… de n’importe quoi et de n’importe qui… avec, ce qui n’arrange rien, une passion désordonnée pour la guitare.
1960, époque bénie des horizons possibles.
Mais un jour, il a bien fallu se remettre à l’ouvrage et remonter le temps pour gagner le pain quotidien du ménage. Donc je m’y suis remis. Math, physique, Français et toutes sortes de spécialités techniques ou administratives.
L’entreprise nationalisée* qui m’avait embauché offrait à ceux qui voulaient se bouger le cul la possibilité de s’instruire. Elle pensait qu’il valait mieux des salariés éclairés que du personnel inculte.
Autre temps où l’investissement servait le bien public et l’intérêt général.
Je l’en remercie. Elle m’a permis de faire une belle carrière et finalement de vivre heureux.
* Ne cherchez pas, cette entreprise de service public n’existe plus, sacrifiée sur l’autel de l’ultralibéralisme par M. Jospin, trotskiste atrabilaire. Bien entendu cette réflexion n’engage que moi.

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Derniers commentaires



  • bob de lyon 17 octobre 2018 10:10

    @Yanleroc

    Sans polémiquer sur les jugements de valeur relatifs à la soldatesque, le problème c’est que Custer n’était pas un abruti.



  • bob de lyon 17 octobre 2018 09:55

    Bonjour Monsieur Abed.

    Bien vu, ce livre est recommandable.

    Qu’ajouter à votre texte ? Rien. Mais passionné par l’histoire de l’Ouest, je profite de votre témoignage pour m’étendre plus que de raison…

    Bilan de la période de cet événement.

    Fin de la guerre de Sécession, ouverture de la ligne Mason-Dixon, début de la colonisation de l’Ouest ; première dépression économique aux USA sauvée par la découverte opportune d’or dans ces territoires ce qui réconforte Wall Street et le pouvoir politique ; accélération du déplacement de populations en recherche d’avenir et de fortune dans ces lieux ; chocs avec les tribus indiennes des plaines ; une chance de perspective de continuité de carrière, de gloire donc !, pour quelques officiers issus de la guerre civile, du nord et du sud confondus ; construction du chemin de fer…

    Retenons la typologie de l’armée cavalière américaine postée dans ces endroits ; c’est une composition hétéroclite d’immigrants de tous les pays d’Europe, surtout Allemands (un Français à Little BigHorn), beaucoup d’Afro américains, restes d’enrôlés de l’armée du Nord.

    L’ensemble de ce corps est majoritairement illettré, s’exprimant dans un sabir approximatif d’anglo-américain ; payé d’une maigre solde ; le taux d’alcooliques est surnuméraire ; la plupart sont rebelles, brutaux et rétifs à la discipline… Bref, beaucoup de soudards belliqueux et quotidiennement imbibés.

    En face, les Indiens nomades des Plaines ; violents, individualistes, d’un orgueil extravagant et à l’honneur pointilleux. La mort glorieuse au combat est une étape obligée vers l’ouverture du paradis. La culture de la force, du conflit permanent et de la guerre sont le quotidien du jeune sioux, comanche et autre qui, marmot et titubant encore sur ses jambes, est posé sur le dos d’un poney capricieux ; corollaire : ce sont les meilleurs cavaliers du monde !

    Une faute de Custer. Ni pire mais plutôt meilleur que les autres, ayant quelques sympathies pour les Indiens (un paradoxe mais c’est démontré) attaque dans l’hiver 1868 la tribu cheyenne de Black Keetle, pacifiquement installée (au milieu du campement flotte le drapeau étoilé) sur les bords de la rivière Washita.

    Custer a plutôt désobéi aux recommandations du général Shéridan : « les Indiens tuez-les ou pendez-les ! » en retenant tant qu’il le put les exactions, mais ses sous-officiers et sa troupe de traîne-savates ne s’encombrèrent pas de scrupules : femmes, enfants et guerriers blessés achevés froidement, Black Keetle et sa femme tués dans le dos.

    Résultat : « ce n’est pas un combat, c’est un massacre ! » ; déclaration officielle d’un officier d’État-major au retour d’expérience.

    Nous sommes loin de l’héroïque 7e de cavalerie de John Ford avec son ivrogne sympathique et bougon interprété par Victor Mac Laglen.

    Pour les Indiens, Custer devient le symbole du cavalier bleu respectable mais qu’il faut occire.

    Quant à Little Bighorn, curieuse bataille !

    Une colline. En bas, logé dans un coude de la rivière Little BigHorn, un village de 6 000 à 7 000 personnes rassemblées (1 500 guerriers donc) ; arrivent 500 cavaliers bleus divisés en trois bataillons ; le chef – Custer - lieutenant-colonel en quête d’un renouveau de notoriété et ses deux adjoints : Benteen qui cherche son courage à l’aide d’une bouteille de whisky et Reno violemment haineux et jaloux de son supérieur.

    Custer, envoûté depuis toujours par le génie de Bonaparte, prend une décision tactique : séparer l’unité en trois ; ce n’était pas idiot.

    Mais voilà et pour faire court :

    Benteen positionne sa troupe bien à l’abri dans un bois sur une rive du cours d’eau, quelques indiens surpris le repèrent et commencent la pétarade.

    Cluster analyse la situation de la colline, sait que Reno n’est qu’à environ 5 km ; il prépare son assaut.

    Planqués dans le bois, dans une situation idéale et bien installés, les soldats de Benteen abattent comme au ball-trap, avec leur fusils Spencer à répétition (portée précise 600 m) des guerriers qui traversent le fleuve équipés d’arcs, de fusils à un coup ou de Winchester (portée 180 m, au-delà, c’est aléatoire) ; halluciné par l’alcool ingurgité toute la journée en lampées permanentes, Benteen est pris de panique ; quand le chef s’en va… La règle du cavalier dans un combat contre l’Indien des plaines était : « si tu tournes le dos t’es mort ! »

    Custer entame sa descente à ce mauvais moment, probablement convaincu que Reno va arriver très vite ; sauf que, comme Grouchy à Waterloo, ruminant sa jalousie maladive, il ralentira (sciemment ?) sa troupe et mettra environ 6 heures pour arriver à proximité et rencontrer Benteen et le reste de ses fuyards. Ils sont accrochés par des guerriers, résistent bien et se replient en bon ordre.

    Mais pour Custer et ses 216 cavaliers, face à plus de 1000 guerriers très en colère, le rideau était déjà tombé.

    Sitting-Bull et Crazy Horse, dans leur tombe, en rient encore.



  • bob de lyon 15 octobre 2018 12:30

    @baldis30

    J’opine, acquiesce et ajoute que l’officine intelligente et intellectuelle du P.S. – Terra Nova – décida qu’il n’y avait plus de classe populaire en France - les ouvriers et les employés étaient un corps électoral sans avenir – cela obligeait le parti à se déplacer vers le libéralisme promut par Tony Blair…

    On entendit au fil des scrutins : « nous n’avons plus besoin des voix du parti communiste parce qu’il est à l’étiage avant la sécheresse » puis plus tard « les voix des insoumis ne nous intéressent pas… » !

    Nous en sommes là.



  • bob de lyon 3 octobre 2018 07:51
    Le slogan du jour sur une tradition française !

    « évadé fiscal, hommage national ».


  • bob de lyon 28 septembre 2018 09:28

    Inspiré par Rimbaud, cet artiste tout dévoué à son art, ce qui lui dévore tout son temps libre, doit ignorer les informations audio-visuelles et plus sûrement celles relatives aux errements méditerranéens de l’Aquarius.

    Les reportages donnent à voir des naufragés volontaires et désespérés qui s’agrippent à l’accastillage du bâtiment et qui, une fois montés à bord, embrassent le pont de teck.

    De ce que j’ai cru voir ces personnes sont en majorité de couleur sombre.

    Sont-ils masochistes, ignorants, stupides ? Savent-ils qu’ils viennent dans un des pays les plus racistes de la planète où ils se feront exploiter sans vergogne… Comme toujours.

    C’est bien que ce chanteur* talentueux les prévienne… Et qu’ils ne viennent pas dire plus tard qu’ils ne savaient pas.

    Je n’ai rien compris ?

    *J’ai oublié son nom.

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