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bob de lyon

Très tôt épuisé par l’école mais cossard infatigable, je me suis enfoui insatiablement dans l’activité la plus facile : la lecture… de n’importe quoi et de n’importe qui… avec, ce qui n’arrange rien, une passion désordonnée pour la guitare.
1960, époque bénie des horizons possibles.
Mais un jour, il a bien fallu se remettre à l’ouvrage et remonter le temps pour gagner le pain quotidien du ménage. Donc je m’y suis remis. Math, physique, Français et toutes sortes de spécialités techniques ou administratives.
L’entreprise nationalisée* qui m’avait embauché offrait à ceux qui voulaient se bouger le cul la possibilité de s’instruire. Elle pensait qu’il valait mieux des salariés éclairés que du personnel inculte.
Autre temps où l’investissement servait le bien public et l’intérêt général.
Je l’en remercie. Elle m’a permis de faire une belle carrière et finalement de vivre heureux.
* Ne cherchez pas, cette entreprise de service public n’existe plus, sacrifiée sur l’autel de l’ultralibéralisme par M. Jospin, trotskiste atrabilaire. Bien entendu cette réflexion n’engage que moi.

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  • bob de lyon 19 décembre 2017 16:57

    @Trelawney

    En résumé….

    Les Américains et les Soviétiques étaient alliés.

    le 10 août 1945.

     À ce moment les Soviétiques s’apprêtent à commencer les opérations actives en Corée ; le 11 août ils  organisent leur débarquement dans les ports de Unggi et Najin.

     L’administration américaine craint que Staline ne respecte pas ses engagements et qu’il décide d’occuper la péninsule en totalité

     Pour déterminer une zone de partage et de désarmement les officiers supérieurs américains Dean Rusk et Charles Bonesteel avec, comme seul support une carte de la Corée, fixent le 38e parallèle : c’est-à-dire, dans la largeur, 250 km de terrains accidentés, collineux ,coupés par douze fleuves et soixante-dix rivières.

     Au nord 124 000 km2 et 9 millions d’habitants, au Sud 96 000 km2 mais 21 millions d’habitants.

     C’est la ligne la plus au nord possible acceptable par les soviétiques mais aussi celle qui permet aux USA de bénéficier de deux ports en eau profonde : Inchan et Pusan.

    - 14 août Truman envoie la proposition aux Russes ;

    - 15 août les Japonais capitulent ;

    - 16 août, Staline accepte la proposition sans apporter ni modifications, ni remarques. La Corée, à l’époque ne représente aucun enjeu important pour les Soviétiques, leur centre d’intérêt c’est la question européenne.

     À savoir, à cette époque, que l’engouement des coréens pour le communisme s’explique par la résistance de ses sympathisants contre l’oppresseur japonais, depuis la colonisation ; à la tête d’une de ces nombreuses petites organisations combattantes clandestines, un dénommé Kim Il Sung qui devient célèbre par quelques faits d’armes vbictorieux de 1937 à 1940.

     En septembre 1945, à Séoul, il fait partie du rassemblement qui proclame la République populaire de Corée.

     A droite, le nationaliste Sygman Rhee. Exilé aux Ệtats-Unis, il demande une reconnaissance internationale de l’indépendance de la Corée mais les autorités ne lui accordent que peu d’importance.

     Le 11 août 1945, les Soviétiques prennent des mesures pour démocratiser (un comble !) leur zone.

    Quelques détachements de l’Armée rouge qui avaient dépassé le 38e parallèle se retirent sans jamais aller jusqu’à Séoul.

    Le 4 septembre, la 7e division d’infanterie US atterrit à Kimpo.

    Le comportement des GI l’égard de la population – qu’ils identifient et traitent comme des Japonais - entraîne un fort mécontentement. Les erreurs du commandement US dans la gestion de l’administration de la zone Sud feront le reste.

    Mais encore faut-il se plonger dans la structure et la typologie d’un pays occupé depuis septembre 1905… Un raccourci pour tenter de comprendre : voir l’Algérie !



  • bob de lyon 19 décembre 2017 10:39

    Je n’ai lu qu’un livre sur la guerre de Corée, celui de Ivan Cadeau : La guerre de Corée 1950-1953 (Perrin).

    Apparemment c’est le seul volume disponible en Français ; tous les ouvrages historiques sur ce tragique événement sont anglo-saxons et jamais traduits.

    Une probable coquetterie d’éditeur.

    Pourtant, au temps de la Guerre froide, dans cette guerre très chaude, appuyée par les Nations unies, un contingent français (Indochine oblige) y participa énergiquement, sans faillir et fut chaleureusement remercié par l’armée US.  

    Yvan Cadeau n’oublie pas de rappeler que la Corée était une colonie japonaise. En 1945, lors de l’évacuation des occupants nippons, le conflit entre le Nord rural et le Sud industrialisé a comme prémice l’injustice, la corruption et l’intransigeance des oligarques du Sud à refuser d’établir un régime démocratique et de prévoir un partage équitable des richesses dans toutes les provinces.

    Il y a quelque ressemblance avec Cuba. Castro n’était pas communiste et ce sont les USA qui l’ont poussé dans les bras de l’URSS.

    Une mise à jour serait souhaitable et nous éviterait de raconter beaucoup de sottises sur le peuple nord-coréen. La mémoire des peuples est longue…et peut-être va-t-il nous falloir affiner notre documentation historique sur l’Asie pour éviter – si on le peut ! - d’être entraîné par d’autres vers d’exotiques aventures problématiques.  

    Donc Doctorix, merci de l’apport des détails qui manquaient au livre de Cadeau, même si celui-ci, très objectif, relate méthodiquement et sans à priori la responsabilité des États-Unis.



  • bob de lyon 18 décembre 2017 19:57

    Pie VI au XIe siècle ?

    De mémoire :

    N’est-ce pas plutôt Urbain II, Pierre l’Ermite et Bernard de Clairvaux les promoteurs des premières croisades ; croisades qui n’étaient pas prétexte à prendre ou libérer Jérusalem mais à rouvrir le chemin du pèlerinage interdit par les nouveaux arrivants dans la région : les Turcs.

    Au début, les Arabes n’y étaient pour rien, ils n’avaient jamais fermé la route même pendant la progression de l’Islam dans la région.

    Mais peut-être me trompè-je ?

    Quant à Pie VI, il fut peiné que la tête de Louis XVI tomba dans la sciure ; il lui fit dire une messe.



  • bob de lyon 17 décembre 2017 18:12

    Faire simple.

    À jouer à celui qui fut le premier à inventer ou découvrir quoi que ce soit on ne démontre jamais rien, sinon d’aligner un catalogue de noms plus ou moins connus.

    L’Afrique est assise sur un potentiel souterrain extraordinaire mais ce sont les aristocrates écossais et anglais qui ont embrayé la révolution industrielle en appui sur des écoles, déjà à cette époque, de haut niveau, même s’il elles étaient très discriminantes.

    Le moteur en est le capitalisme qui démultiplia l’avidité d’un enrichissement rapide mais aussi de la part de cette élite, un goût du risque et une curiosité scientifique assumée.

    Cahin-caha les Européens ont suivi à faire la démonstration qu’ils étaient aussi intelligents et capables que les Anglo-Saxons.

    Bien compris par la Révolution française : l’ouverture d’écoles d’ingénieur.



  • bob de lyon 17 décembre 2017 10:31

    @moderatus

    Je pense que vous m’avez mal lu ou alors mon style est abscons.

    J’ai bien compris que la traite négrière arabe est historiquement bien antérieure à celle de l’Occident certainement plus dure, sans scrupules et quasiment génocidaire.

    J’ai lu les livres de N’Diaye, de Marc Ferro, une foultitude sur les conditions de l’esclavage aux USA, de la Russie, mais aussi ceux consacrés aux conditions réservées aux populations africaines ou indiennes par l’Empire britannique et la continuité en Afrique du Sud…

    Compris aussi que la première datation d’un échange afro portugais se situe autour de 1431… et que le pays occidental qui s’y est mis le plus tard était le nôtre parce qu’occupé qu’il était à s’entr’étriper au sujet de savoir si Dieu acceptait les indulgences ou pas.

    Bref, l’esclavage a existé, mais ce que je reprocherai surtout aux gens du Crans ou autres Indigènes de la République c’est qu’ils sont incultes et ignorent l’histoire sociale de leur pays d’accueil et qu’ils arrêtent de nous gonfler avec leurs lamentations larmoyantes.

    Aux mêmes époques, les esclaves antillais étaient mieux traités que les ouvriers français et leurs enfants qui s’amusaient 10 h par jour à raccorder les fils de soie sous les bistanclaques croix-roussiens ou à trier le charbon dans les houillères du Nord et de Saint-Étienne.

    Bref, si vous n’avez pas compris que je suis d’accord avec vous c’est que j’ai un problème et je vous prie de m’excuser.

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