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bob de lyon

Très tôt épuisé par l’école mais cossard infatigable, je me suis enfoui insatiablement dans l’activité la plus facile : la lecture… de n’importe quoi et de n’importe qui… avec, ce qui n’arrange rien, une passion désordonnée pour la guitare.
1960, époque bénie des horizons possibles.
Mais un jour, il a bien fallu se remettre à l’ouvrage et remonter le temps pour gagner le pain quotidien du ménage. Donc je m’y suis remis. Math, physique, Français et toutes sortes de spécialités techniques ou administratives.
L’entreprise nationalisée* qui m’avait embauché offrait à ceux qui voulaient se bouger le cul la possibilité de s’instruire. Elle pensait qu’il valait mieux des salariés éclairés que du personnel inculte.
Autre temps où l’investissement servait le bien public et l’intérêt général.
Je l’en remercie. Elle m’a permis de faire une belle carrière et finalement de vivre heureux.
* Ne cherchez pas, cette entreprise de service public n’existe plus, sacrifiée sur l’autel de l’ultralibéralisme par M. Jospin, trotskiste atrabilaire. Bien entendu cette réflexion n’engage que moi.

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Derniers commentaires



  • bob de lyon 6 décembre 2017 20:58

    Un moment s’il vous plaît… Souvenirs en vrac d’un vieux monsieur qui jouait du rock’n’roll et qui vous estropie ce petit billet…

    J’étais la guitare rythmique d’un groupe de joyeux drilles qui se marraient généreusement dans les années soixante…

    Analepse

    Alors que je remontais le boulevard de la Croix-Rousse pour me rendre à l’école, empruntant un étroit espace entre mur et roulottes de forains qui organisaient la vogue de la Croix-Rousse, un flash musical jaillit brutalement d’une fenêtre ouverte de l’une d’elles : c’était Bill Halley : Round around the clock… Un peu court en délai et m’étant arrêté le temps de la chanson j’ai pris une branlée flanquée de 100 lignes !

    Le deuxième flash ? Plus tard accompagnant la maman aux Galeries Lafayette ce fut, sortit de la sono de l’établissement, Apache des Shadows… Secousses.

    Ensuite, quatre potes de classe réunis eurent vite compris que la guitare était la voie royale du bonheur…

    …et bien sûr de petits galas en petits galas ;

     - de progrès en progrès (d’échecs en échecs, pardi…) ;

    - et de bagnole capricieuse (Traction Avant qui refusait de bouger) ;

    - et de guitare en guitare (la mienne ? une américaine rouge, une Guild S200, au son boisé et chaleureux achetée en fraude à Genève) ;

    - et de rencontres (Les Fantômes, Enrico à Vichy, dans un cabaret l’après-midi entre deux strip-teases, Arthur, Vassiliu, Schmoll et ses Chaussettes, Dicks et ses matous… ) ;

    - et d’essais au Golfe Drouot ;

    - et de piges au Palais d’Hiver ;

    - et la permanence musicale au West Side à accompagner tous les artistes qui arrivaient pour cachetonner nous arrivâmes à rencontrer Hallyday…

    Ne m’en veuillez pas, je vais décevoir, ce qui nous a intéressé, nous les musicoss, c’était son orchestre diabolique … En voilà des bonshommes, des vrais costauds du rythme… hypnotisés qu’on étaient… Une qualité qu’il fallait lui reconnaître au Johnny, il ne choisissait que des bons…

    Ce qui fait que notre idole devenue nationale m’est passée au travers, peu vu, peu entendu… Il nous a laissés froids. Même pas ébréchés les Provinciaux ! même si, sur scène, on apprécia sa prestation.

    Nous sommes retournés vers Lonnie Donegan et son « The House of the Rising Sun », Chuk Berry et « Sweet little Sixteen » et Ray « I got a woman » et tous ces English, les beaux et les laids, qui débaroulaient et, plus tard, le Zimmermann qui a tout chamboulé…

    Nous étions trop tournés vers l’outre-Atlantique et notre culture musicale – comme lui – venait de là-bas ; nous le jaugions comme un interprète imitateur, un peu plagiaire, même s’il avait de l’abattage… Nous avions trop entendus, écoutés, disséqués les Elvis, les Cochran, les Holly, les Vincent…

    Ensuite nous sommes passés à autre chose.

    Si j’ai peiné quelque peu certains lecteurs qu’ils me pardonnent.

    En tout cas je lui souhaite un bon voyage.

     

     

       

     



  • bob de lyon 6 décembre 2017 18:05

    La Prudente ou l’Universelle Aragne était une redoutable intelligence parfois magnanime. N’a-t-il pas éloigné Villon du gibet ?



  • bob de lyon 6 décembre 2017 17:56

    @astus

    Superbe manifeste…

    Raymond Barre, Premier ministre, fatigué des attentats multiples et variés avaient dit aux Corses

    « Vous voulez votre indépendance, discutons-en et organisons un référendum ! »

    Le débat tournait autour : la Métropole doit-elle aussi voter ? Elle voterait, l’indépendance serait acquise sans délai donc demain…

    Chiche ?



  • bob de lyon 4 décembre 2017 19:37
    Une bien belle fille...

    Allez, je vous embrasse !


  • bob de lyon 4 décembre 2017 11:40

    @JMBerniolles

    Nicolas Hulot est coincé.

    Il a des amis – Jancovici entre autres – qui lui parlent d’énergie globale et de nécessités planétaires,

    de conflits techniques – principe de Carnot –, d’exigence de disponibilité des fluides, ce ne sont pas des fantaisies poétiques éthérées, il est dans le dur : bonjour la réalité !

    Ou alors, il va falloit, nous, changer le paradigme… Se sevrer de la consommation, penser carbone donc éviter d’aller sur Agora Vox…

    Cette semaine, au passage devant le CPN Bugey, j’ai aperçu sur l’horizon brumeux dix éoliennes au repos…

    Va falloir se remettre au moulin à café Peugeot et réapprendre à tricoter.

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