Technicien informatique de 38 ans résidant à Strasbourg, je m'interesse à tout, je lis encore un peu la presse (presse de tous les bords, presse inféodée comme presse indépendante), les livres en général et la science-fiction en particulier.
Cela n’empeche pas le Luxembourg, le Danemark ou les EU justement d’avoir développé une économie du savoir et non pas une économie de la manufacture.
Ca c’est la version du 20h de TF1. Mais la réalité nous rattrape mon ami. Nous allons bientôt pouvoir nous rendre compte que l’économie du savoir c’était du vent. La seule économie que nos politiques ont cherché à batir jusqu’à maintenant c’est les économies faites sur budgets sociaux, y compris (surtout) ceux de l’éducation.
Tu m’étonnes...
Et si pour une fois, on regardait les choses en face et qu’on disait tous stop à cette version du capitalisme. On sera pas tous d’accord pour rejeter le capitalisme, ça ok mais on peut peut-être tomber une large majorité d’accord pour refuser le libéralisme économique, i.e. la dérégulation (déresponsabilisation) et la confiance aveugle en une main invisible (qui a de plus en plus de mal à dissimuler qu’elle cache en vérité un noyau dur et extrémement riche d’oligarques séniles).
Les taxes sont utiles et ont une fonction économique : celui de répartir la richesse.
(pendant libéral : les taxes sont un frein au développement de l’économie)
Les fonctionnaires sont utiles et doivent être indépendants du pouvoir politique et économique.
(pendant libéral : les fonctionnaires sont un poids mort pour la société et rien de ce qu’ils ne peuvent faire ne peut etre fait par le privé)
On a tout à gagner à aider les pauvres car tout ce qu’on leur file, ils le dépensent le plus souvent et le remettent à circuler dans l’économie.
(pendant libéral : il ne faut pas aider les pauvres car c’est les encourager à rester pauvre)
On a pas grand chose à aider/exonerer les riches car de toute façon, ils trouveront toujours moins d’impots ailleurs et l’argent qu’on leur file, ils vont le placer ou le jouer en bourse et ils font trés peu tourner l’économie.
(pendant libéral : il faut aider les riches car sinon ils vont dans les pays voisins où ils payeront moins d’impots)
On découvre aujourd’hui que ces arguments que les "gauchistes" (ainsi dénommés par les moutons bélants) nous balancent à la face depuis une dizaine d’années et bien tous ces arguments se vérifient et leur pendant libéral est aujourd’hui totalement discrédité.
Par contre, si on m’explique que l’Etat doit systématiquement payer les pots cassés des banksters ou les rassurer à coup de milliards dés qu’ils prennent peur devant leur propre connerie, ça va forcément se finir dans la rue et à coups de pavés.
Non, mais c’est synonyme d’un pays qui se desindustrialise et lorsque cela se passe sur de trés longues périodes, on a plus qu’à dire, car c’est un fait, que ce pays draine une quantité phénoménale de marchandises du monde entier. Et avec quoi les paye-t-il ces marchandises ? avec des bons du trésor, c’est à dire du vent.
C’est pour cette raison qu’E. Todd parle d’empire. De même que Rome importait de tout son empire les marchandises qui lui permettait de prospérer, les E.U. aujourd’hui ne produisent plus grand chose et importent énormement de l’étranger, en payant en bons du trésor (qui d’ici peu de temps vaudront pod’zob).
Excellent livre et tout à fait pertinent au vu de ce qui se produit actuellement.
Je l’ai lu il y a un petit moment mais pour autant que je me souvienne, Todd basait son argumentation principalement sur le déficit de la balance commerciale des Etats-Unis et sa politique monétaire. Il ne parlait pas trop de la finance me semble-t-il.
D’ailleurs, si l’économie des Etats-Unis s’effondrent dans les mois qui viennent, la crise financière n’en sera certainement pas la cause profonde ; ça en aura peut-être été le déclencheur mais les véritables causes de l’effondrement économique de ce pays sont bien celles décrites dans le bouquin de Todd : desindustrialisation massive et virtualisation de l’économie qui se traduisent par une balance commerciale déficitaire et des importations payées en monnaie de singe.
J’ai tout lu d’une traite et franchement, ça m’a plutot fait sourire et rappeler quelques souvenirs... même si je n’ai pas souvenir avoir cotoyé c’te "specimen"