Ca plait ça hein, le « joueur d’échec », ça permet de dire qu’il avait tout prévu.
Ce qui bien sur, est totalement faux !
Mais je m’en voudrais de te priver de le sensation d’exister que doit te procurer le fait d’écrire ce genre de grande phrase creuse, mais censée contenir une grande Vérité.
En gros, à cause de ce genre de raisonnement, les jeunes préfèrent « tenter leur chance » ailleurs que de devenir prof.
Ca n’a rien de faux, ailleurs ils ont une chance, dans la fonction publique, aucune. Dans le privé on ne va pas te demander de passer un concours au contenu qu’on peut parfois qualifier de « hors sujet », concours que tu vas passer dans le seul but de faire du blé (comme avec le concours de maître des écoles pour les anciens instits à l’époque, son seul intérêt pour ceux que j’ai vu le passer était financier !). Dans ma boite, peu importe tes diplômes de bases, tu ne sera pas payé sur une grille de diplôme même si t’es une buse finie, tu seras payé en fonction de tes compétences et de ta motivation... Et ça, ben ça change absolument tout.
Et franchement, devenir prof aujourd’hui, faut être plus que surmotivé, surtout en région Parisienne, parce qu’il y a le soucis des mutation aussi à prendre en compte, on ne va pas travailler ou l’on veut.
Moui, enfin j’ai un oncle à 1800 en fin de carrière dans le primaire, il se coltine des remplacements depuis quelques années.
Quand à comparer avec un ingénieur... l’exercice atteint vite ses limites, certains vont mettre en avant les nombreux congés rémunérés, d’autres le faible nombre d’heure, d’autres le fait de faire face à 30 gamins pas toujours gérables, et qu’il faut faire face même si vous avez la gueule de bois, le faible salaire en comparaison des pays voisins, etc.
ps : Sont pas gelées depuis quelques années les augmentations ?
Que tous ceux qui les traitent de feignasses et autres noms de volatils aillent faire ce boulot au lieu de faire du vent et de gober des mouches avec leur gueule grande ouverte.
La profession est décriée, méprisée, rabaissée, et le règne absolu de l’enfant roi achève de renverser les rôles d’autorité et de respect.
Il y a 20 ans la formation était à chier dans le sens ou la connaissance brut primait, et de loin, sur le coté relationnel et éducatif. En fait, on entendait pas parler de classe ni d’élève avant le concours d’admissibilité... admissibilité aux environ de 4,5/20 en physique chimie, on vous demandait du par coeur.
A mon sens, revoir l’admissibilité à la baisse ne serait pas un mal, prendre connaissance de l’environnement de travail et de ses contrainte est bien plus important à mes yeux, que la connaissance par coeur qui n’a aucun sens sachant qu’on oublie vite.
On recruterait peut être plus de gens motivés et pédagogues, que de gens disposant d’un savoir « parfait » qu’ils sont bien incapables de transmettre correctement, ce qui pourrait contribuer à aller dans le bon sens.
Puis alors le coté « secte » de l’éducation nationale, faut aimer aussi.