Incapables de gagner leur vie chez eux, les jeunes Chinois n’auront d’autre issue que de s’exiler. C’est par millions qu’ils débarqueront en Europe, où ils entreront à leur tour en compétition avec les jeunes autochtones pour les rares emplois peu qualifiés subsistant dans les secteurs du bâtiment, des travaux publics, des transports, de l’environnement ou dans les services aux entreprises et aux personnes - santé, loisirs, etc. Cette concurrence exacerbera encore la précarisation et la paupérisation des actifs européens, déjà écrasés, on l’a vu, par le coût de la survie de leurs parents.
Quant à ces derniers, c’est par charters entiers qu’ils s’en iront finir leurs jours en Chine, ou dans tout autre pays moins développé où un coût de la vie plus faible leur permettra de subsister décemment avec les maigres pensions que parviendra encore à leur servir leur progéniture.