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  • BA 29 novembre 2009 00:36

    Dubai, la deuxième vague de la crise financière.

     

    par Philippe Reclus, journaliste, ancien directeur adjoint de la rédaction du Figaro et de la Tribune.

    Si Abu Dhabi vole au secours du petit émirat bling-bling au bord de la faillite, est-ce que l’Europe, en l’occurence Paris et Berlin, voleraient au secours d’Athènes ?

    L’indice Dow Jones de la Bourse de New York était en baisse de - 1,5 % en milieu de matinée vendredi 27 novembre, affecté par les difficultés financières soudaines de l’émirat de Dubaï qui a demandé un moratoire à ses créanciers. Les groupes bancaires américains étaient plus particulièrement touchés. Dubaï World, la holding publique propriétaire de l’île artificielle en forme de palmier, et le géant de l’immobilier Nakheel, sont aujourd’hui dans l’incapacité de rembourser les 59 milliards de dollars qu’elles ont empruntés. Dubaï affiche une dette totale de 80 milliards de dollars, dont environ 70 milliards supportés par les entreprises publiques de l’émirat.

    Qui n’est pas allé à Dubai n’a rien vu. Son aéroport, sa piste de ski en plein désert, ses tours géantes.... Ceux qui ont déambulé dans les immenses allées des gitantesques shoppings centers de Dubai doivent avoir du mal à comprendre que le petit émirat bling-bling, incapable d’honorer une échéance de 3,5 milliards de dollars à payer à la mi-décembre, est en train de provoquer une onde de choc sur toute la planète financière.

    Alors, simple péripétie ou prélude à une chaîne de défaillances ?

    Les optimistes penchent déjà pour la première explication, faisant valoir que Dubai ne récolte aujourd’hui que la tempête qu’il s’était appliqué à provoquer. L’émirat de Dubai est un cas à part dans la région. Sans ressources pétrolières ni gazières, il s’est lancé dans une frénésie immobilière et de grands projets à tout va en les finançant par des effets d’endettement inimaginables. La dette globale de Dubai se chiffre à 80 milliards de dollars, dont 70 milliards supportés par les entreprises publiques, dont encore 59 milliards portés par le seul promoteur public Dubai World par qui le scandale arrive. La crise du crédit a fini par faire s’effondrer l’édifice.

    Les mêmes pensent encore que Dubai va avoir très chaud mais ne devrait pas faire faillite. Le chef de famille, Abu Dhabi, son cousin richissime, assis sur la rente pétrolière, ne laissera pas l’enfant terrible s’écrouler. Quitte à le laisser un temps supporter la leçon de ses excès. Abu Dhabi a déjà prété en urgence 10 milliards de dollars au printemps dernier à Dubai. Il volera à son secours en cas de besoin, mais en marchandant cette fois ce sauvetage contre quelques uns des joyaux de Dubai, sa compagnie aérienne Emirates ou encore son gestionnaire de ports DP World.

    Voilà pour les optimistes.

    Face à eux, les esprits plus chagrins diront qu’on se trompe de sujet.


    Que Dubai soit sauvé n’empêchera pas qu’une nouvelle onde de défiance se soit d’ores et déja propagée à toute la planète. Laquelle ouvre les yeux sur mille questions qu’elles cherchait pour l’instant à ignorer. Quid de l’exposition des grandes banques internationales sur Dubaï, mais aussi sur les autres champions de la croissance « dopée » à coup de dette qui pourraient connaître le même sort ?

    Quid de la stabilité des grands fonds souverains des monarchies du Proche Orient et d’Asie qui ont massivement investi dans les grandes entreprises occidentales ?

    Mais surtout, le cas Dubai en dit très long sur l’état d’extrême fragilité de toute la construction financière mondiale, aujourd’hui à la merci d’un simple battement d’ailes de papillon dans un coin de la planète qui peut déclencher la tornade à l’autre bout du monde.

    Pour faire face à la crise, sauver leurs banques, soutenir leur industrie et financer la relance, les Etats ont gonflé depuis douze mois d’une façon exponentielle leur dette publique, qui dans bien des cas n’est pas loin de représenter 100 % voire plus de la richesse qu’ils produisent par an. A l’heure où le débat se recentre sur l’équation sortie de récession, croissance anémique, envolée des déficits, du chômage et de la dette publique, l’affaire de Dubai tombe mal. Parce qu’elle ne peut que pousser encore un peu plus les marchés financiers, qui sont aujourd’hui le principal carburant des plans de relance, à tester la résistance des maillons faibles, ces pays considérés comme les moins capables de rembourser leur dette.

    Consciemment ou inconsciemment, tout le monde a déjà tourné son regard sur la Grèce que certains n’hésitent pas, depuis quelques jours à ranger, dans le clan des pays qui ne pourront pas éviter la banqueroute. Les finances publiques du pays affichent la situation la plus détériorée de la zone euro avec un déficit budgétaire représentant 12 % d’un PIB qui va reculer de plus de 1 % cette année.


    Dans le cas de figure de Dubai, son grand voisin aux poches pleines, Abu Dhabi, a les ressources pour voler à la rescousse. Moyennant contreparties. Dans le cas de la Grèce, si jamais elle venait à faire défaut, la question serait cette fois posée à l’Union Européenne, dont la Grèce fait partie. Une situation totalement inédite pour les Européens et leur monnaie d’un de ses pays membres faisant faillite.


    Au même titre que le grand frère Abu Dhabi qui finira par faire son devoir, Berlin et Paris, le couple parent de la construction européenne, voleront-ils au secours d’Athènes ?

    Il y a un an, c’était la petite Islande qui faisait banqueroute après avoir jonglé avec les milliards du monde entier. Aujourd’hui, c’est Dubai et ses îles en forme de palmier qui a le genou à terre. Demain l’isthme de Corinthe ?

    http://www.slate.fr/story/13591/dubai-faillite-crise-financiere-deuxieme-vague



  • BA 29 novembre 2009 00:33

    On commence à en savoir un peu plus sur le scandale de Dubaï.

    La Banque des règlements internationaux évalue à 93 milliards de dollars l’exposition des banques européennes aux Emirats arabes unis.

    1- Les banques britanniques sont exposées de 51 milliards de dollars.

    2- A elle-seule, la banque sino-britannique HSBC est exposée de 11,3 milliards de dollars.

    3- La banque BNP Paribas est exposée de 1,1 milliard d’euros.

    Quels seront les prochains pays en défaut de paiement ?

    Les prochains défauts de paiement pourraient venir des pays d’Europe de l’Est, mais aussi de la Grèce, de l’Italie, de l’Espagne, ou de l’Irlande.

    Lisez cet article http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/11/28/la-crise-de-dubai-a-affole-les-marches_1273472_3234.html



  • BA 29 novembre 2009 00:08

    On commence à en savoir un peu plus sur le scandale de Dubaï.

    La Banque des règlements internationaux évalue à 93 milliards de dollars l’exposition des banques européennes aux Emirats arabes unis.

    1- Les banques britanniques sont exposées de 51 milliards de dollars.

    2- A elle-seule, la banque sino-britannique HSBC est exposée de 11,3 milliards de dollars.

    3- La banque BNP Paribas est exposée de 1,1 milliard d’euros.

    Quels seront les prochains pays en défaut de paiement ?

    Les prochains défauts de paiement pourraient venir des pays d’Europe de l’Est, mais aussi de la Grèce, de l’Italie, de l’Espagne, ou de l’Irlande.

    Lisez cet article :http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/11/28/la-crise-de-dubai-a-affole-les-marches_1273472_3234.html

     



  • BA 28 novembre 2009 20:00

    On commence à en savoir un peu plus sur le scandale de Dubaï.

    La Banque des règlements internationaux évalue à 93 milliards de dollars l’exposition des banques européennes aux Emirats arabes unis.

    1- Les banques britanniques sont exposées de 51 milliards de dollars.

    2- A elle-seule, la banque sino-britannique HSBC est exposée de 11,3 milliards de dollars.

    3- La banque BNP Paribas est exposée de 1,1 milliard d’euros.

    Quels seront les prochains pays en défaut de paiement ?

    Les prochains défauts de paiement pourraient venir des pays d’Europe de l’Est, mais aussi de la Grèce, de l’Italie, de l’Espagne, ou de l’Irlande.

    Lisez cet article :

    " La Banque des règlements internationaux évalue pour sa part à 93 milliards de dollars l’exposition des banques européennes aux Emirats arabes unis, dont 51 milliards de dollars pour les établissements britanniques.

    En tête figurent la banque sino-britannique HSBC, avec des engagements de 11,3 milliards de dollars, puis Standard Chartered, et Barclays.

    Quant à la banque française BNP Paribas, ses prêts dans les Emirats arabes unis atteignaient environ 1,1 milliard d’euros fin 2008.

    Mais le problème n’est pas tant celui du niveau d’exposition au risque émirati que le fait de se rendre compte que les banques ont, encore, des créances potentiellement « pourries ». Bref, que le ménage dans la finance mondiale n’est pas fini.

    Certains investisseurs estiment que Dubaï est peut-être « le signe avant-coureur de problèmes de dette d’autres pays », alerte Thomas Della Casa, responsable de la recherche chez Man Investment, un hedge fund suisse.

    Les investisseurs regardent tout particulièrement la situation des pays d’Europe de l’Est mais aussi de la Grèce, de l’Italie, de l’Espagne, ou de l’Irlande. Leur niveau d’endettement rapporté au produit intérieur brut, est, selon M. Della Casa, « à la limite du supportable ». Car la reprise économique ne sera pas suffisante pour permettre à ces Etats de se renflouer naturellement. La croissance à venir sera molle.

    Aux Etats-Unis, la banque centrale (Fed) a d’ailleurs confirmé, le 24 novembre, que le rétablissement serait lent. En témoigne la révision à la baisse de la croissance américaine pour le troisième trimestre, à 2,8 % en rythme annuel, contre 3,5 % précédemment.

    « Tout le monde pense que l’on est sauvé, mais il y aura sur les marchés des reality check ( tests-vérité) au cours des prochains trimestres », prévient M. Della Casa.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/11/28/la-crise-de-dubai-a-affole-les-marches_1273472_3234.html



  • BA 28 novembre 2009 14:33

    Mardi 1er décembre 2009, le scandaleux traité de Lisbonne entrera en vigueur.

    Ce traité de Lisbonne est nul et non avenu.

    Anne-Marie Le Pourhiet est professeur de Droit Constitutionnel.

    Elle explique pourquoi la démocratie européenne n’existe pas.

    Elle explique pourquoi la démocratie européenne ne peut pas exister.

    Une video extraordinaire, que Noop vous a déjà signalée plus haut, mais qui mérite d’être diffusée partout :

    http://www.dailymotion.com/video/xbaum9_democratie-et-europe-anne-marie-le_news


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