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  • Premier article le 06/02/2008
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Derniers commentaires



  • BA 7 octobre 2009 14:02

    Encore un ouiste qui vient de comprendre que l’Union Européenne va exploser dans quelques années  !

    Le ouiste Jean Quatremer écrit  :

    «  Profitant de la crise, les «  antimaastrichtiens  » de 1992 ne prennent-ils pas leur revanche  ? Car le Pacte de stabilité n’est pas seulement mis entre parenthèses, il a volé en éclat. Les chiffres annoncés jeudi 1er octobre par Christine Lagarde, la ministre des Finances, donnent le tournis  : un déficit de - 8,5 % du PIB en 2010, contre - 8,2 % cette année, un retour sous le plafond des 3 % du Pacte de stabilité renvoyé en 2015 (je répète  : 2015) et encore à condition que la croissance soit d’au moins 2,5 % d’ici là, une dette qui atteindra les 86 % du PIB l’année prochaine (contre 22 % en 1981), l’effet spirale vers les 100 % et au-delà paraissant bien engagé.

    Autant dire que le retour à l’équilibre des comptes publics n’aura sans doute jamais lieu, comme le note ironiquement un diplomate allemand  : «  c’est toujours demain avec la France, ce qui veut dire jamais  ».

    Il n’a pas tout à fait tort, puisque les 2,5 % de croissance nécessaire à un simple retour dans les clous du Pacte de stabilité paraissent hors de portée  : dans sa dernière «  EU Economy Review  », la Commission européenne estime ainsi que la croissance potentielle de l’Union Européenne sera limitée à 1,5 % durant plusieurs années, les effets à long terme de la crise se conjuguant au vieillissement de la population…

    Bref, l’Hexagone s’enfonce inexorablement dans les déficits et la dette. Même si, aujourd’hui, personne ne conteste que cela soit nécessaire pour faire face à la crise, on peut néanmoins déjà s’interroger sur les choix de politique économique et fiscale (du bouclier fiscal au cadeau TVA restauration, en passant par l’exonération des droits de succession) de Nicolas Sarkozy qui ont aggravé une situation qui n’avait pas besoin de l’être. En 2008, il faut le rappeler, le déficit français était déjà de - 3,4 % alors que la crise n’avait pas encore produit ses effets.

    À la même époque, l’Allemagne était quasiment à l’équilibre (- 0,1 %), faut-il le rappeler  ?

    Ce n’est pas un hasard si les comptes publics allemands sont bien moins dégradés qu’en France  : partant de beaucoup moins loin, le déficit allemand est inférieur à 3 % en 2009 (contre 4 % attendu) et sera sans doute sous les 6 % prévus en 2010. Ce qui pose la question de la stratégie de sortie de crise, la reprise étant annoncée, même si elle demeure fragile.

    Côté français, le choix est fait  : le chef de l’État semble avoir définitivement enterré le Pacte de stabilité, poussé par son conseiller spécial Henri Guaino, opposant de toujours à la monnaie unique, comme le montre sa décision de lancer un «  grand emprunt  » dont personne ne sait quoi faire (la preuve  : il a fallu créer une commission ad hoc…).

    Le problème est que parallèlement, et tout aussi unilatéralement, l’Allemagne a choisi de renouer avec la rigueur budgétaire dès la crise terminée  : en juin 2009, le Bundestag et le Bundesrat ont introduit dans la Loi fondamentale allemande l’interdiction des déficits pour les Länder à partir de 2020 et, à compter de 2016, sa limitation à - 0,35 % du PIB pour l’État fédéral.

    L’arrivée au pouvoir des libéraux du FDP ne va pas arranger les choses  : adeptes de la rigueur budgétaire, ils restent totalement opposés à tout «  gouvernement économique  » de l’Union Européenne qui, pour eux, signifie laxisme généralisé, ce qui n’est manifestement pas tout à fait faux comme le montre la période récente…

    C’est à un vrai retour aux fondamentaux auquel on assisterait  : une France endettée et dépensière, une Allemagne vertueuse et économe… Mais un tel couple infernal peut-il partager la même monnaie  ? On peut en douter  : car la Banque centrale européenne (BCE), seul gouvernement économique de la zone euro, sera contrainte de jouer les «  pères fouettards  » à l’égard des mauvais élèves en augmentant ses taux d’intérêt. Autrement dit, l’Allemagne sera privée du fruit de ses efforts, c’est-à-dire de taux d’intérêt bas, à cause d’une France impécunieuse, et sera donc condamnée à une croissance anémiée. À l’avenir, l’euro ne servira plus qu’à protéger les mauvais élèves de la classe, et à pénaliser les bons qui seront condamnés à faire des efforts pour tous.

    En clair, le pacte fondateur de l’euro (la stabilité du mark contre l’orthodoxie budgétaire) est rompu au détriment de l’Allemagne  : combien de temps mettra-t-elle avant de sortir de la monnaie unique  ?

    Henri Guaino et ses amis doivent bien s’amuser de cette revanche qui s’annonce. Le problème est que ce n’est pas l’Allemagne qui paiera les pots cassés d’une implosion de la monnaie unique, mais la France.

    Ce scénario n’est pas écrit d’avance  : mais on voit mal la France effectuer des révisions déchirantes avant la présidentielle de 2012. Les Français ne paieront l’addition qu’ensuite.

    Jean Quatremer, sur son blog.

    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/10/la-france-contre-leuro-.html

     



  • BA 7 octobre 2009 10:25

    Franck Courchamp est docteur en écologie, écologue, directeur de recherche au CNRS.

    Franck Courchamp décrit dans «  L’écologie pour les nuls  », First Editions, le choc que va subir l’espèce humaine dans les années qui viennent  : la fin de la civilisation du pétrole. La fin de la civilisation bâtie sur le pétrole.

    Ce choc va complètement bouleverser nos vies.

    «  Voici une petite liste de quelques produits dérivés du pétrole, qui risquent donc de disparaître avec lui  :

    adhésifs dentaires, aides auditives, ammoniaque, antihistaminiques, antiseptiques, asphalte, aspirine, balles (de golf, de ping-pong, de tennis …), ballons (de foot, de plage …), bateaux, batteries de voiture, beurre de cacao (chocolat), bigoudis, bottes en caoutchouc, bougies, bouteilles, butane, calfeutrage, caméras, carrosseries, casques de moto, cassettes vidéo, CD, chaînes stéréo, chaises en plastique, chaussures, cirage, cire pour les sols, climatiseurs, collants, colles, conduites d’eau, congélateurs, contreplaqué, cordes de guitare, cortisone, couches jetables, couvertures chauffantes, crayons de couleur, crèmes, dentifrices, déodorants, détergents, encres, engrais, enregistreurs, éponges, fils de pêche, leurres de pêche, filtres à huile, gazon artificiel, gélules, gilets de sauvetage, glycérine, habits, haut-parleurs, insecticides, isolation, joints, kérosène, linoléum, liquide vaisselle, lubrifiants, lunettes, magnétoscopes, matelas gonflables, mazout de chauffage, médicaments, moquettes, ordinateurs, pagaies, pansements, parachutes, paraffine, parapluies, parfums, peignes, brosses, peintures, pellicules photo, pellicules cinéma, pinceaux, pneus, poêles en téflon, raquettes de tennis, réfrigérateurs, résines, rideaux de douches, roues de skateboard, rouges à lèvres, ruban adhésif, saccharine, sacs-poubelles, séchoirs, solvants, stylos, tapisseries, teintures pour cheveux, téléphones, bouteilles thermos, toile isolante, vaisselle en plastique, valves cardiaques, vaseline, vernis à ongles, etc.  »

    (Franck Courchamp, «  L’écologie pour les nuls  », page 213.)

    Adieu, ordinateurs  ! Adieu, téléphones  !



  • BA 7 octobre 2009 10:22

    De plus en plus de ouistes écrivent que l’Union Européenne va exploser dans quelques années.

    De plus en plus de ouistes commencent à comprendre.

    Le ouiste Christian Saint Etienne publie «  LA FIN DE L’EURO  » en avril 2009. Le ouiste Christian Saint Etienne écrit que l’euro va exploser parce que la zone euro n’est pas une zone monétaire optimale.

    L’Union Européenne va mourir parce que les 27 pays ont des intérêts économiques complètement opposés.

    Deux mois plus tard, comme pour lui donner raison, l’Allemagne signe l’arrêt de mort de l’Union Européenne ! En juin 2009, l’Allemagne inscrit dans la constitution allemande l’interdiction des déficits budgétaires !

    Fin septembre 2009, la France fait le contraire de l’Allemagne : fin septembre 2009, la France annonce que ses déficits budgétaires vont littéralement EXPLOSER dans les cinq années qui viennent !

    Adieu, l’Union Européenne.



  • BA 6 octobre 2009 21:37

    De 1957 à aujourd’hui, la construction européenne est basée sur un dogme  : le libre-échange mondial généralisé.

    En 1957, le traité de Rome imposait le libre-échange mondial généralisé  :

    «  En établissant une union douanière entre eux, les États membres entendent contribuer, conformément à l’intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et à la réduction des barrières douanières.  »

    (Traité de Rome, Troisième partie, Titre II, Chapitre 3, article 110)

    http://mjp.univ-perp.fr/europe/1957rome3.htm

     

     

     

    48 ans plus tard, en 2005, ce dogme libre-échangiste est repris mot pour mot dans la Constitution Européenne :

    « Par l’établissement d’une union douanière conformément à l’article III-151, l’Union contribue, dans l’intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu’à la réduction des barrières douanières et autres. »

    (Traité établissant une Constitution pour l’Europe, Troisième partie, article III-314)

     



    50 ans plus tard, en 2007, ce dogme libre-échangiste est repris mot pour mot dans le traité de Lisbonne :

    « Par l’établissement d’une union douanière conformément aux articles 28 à 32, l’Union contribue, dans l’intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu’à la réduction des barrières douanières et autres. »

    (Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Cinquième partie, Titre II, Article 206)

    http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-info/i0439.pdf

    Cette obsession libre-échangiste a conduit la planète à la catastrophe.



  • BA 6 octobre 2009 13:39

    Encore un ouiste qui vient de comprendre que l’Union Européenne va exploser dans quelques années ! Le ouiste Jean-Louis Bourlanges écrit le 1er septembre 2009 :

    Lisbonne ou pas Lisbonne ? Un nouveau référendum irlandais devrait à l’automne en finir avec ce faux débat sur un traité qui ne dit rien et qui cache l’essentiel : la réticence croissante des Etats fondateurs, Allemagne en tête, à identifier leur avenir à la construction d’une Europe économique et politique authentiquement unie.

    C’est ainsi que deux décisions allemandes d’ordre constitutionnel promettent à l’Union des temps difficiles. Le 29 juin, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, saisie d’un recours contre le traité de Lisbonne, en a certes débouté les auteurs, mais s’est livrée dans ses attendus à une attaque en règle contre le système communautaire.

    Dans sa décision sur Maastricht, elle s’était déjà inquiétée d’un déficit démocratique qu’elle imputait aux insuffisances du contrôle parlementaire européen. Aujourd’hui, elle va beaucoup plus loin en déniant par principe au Parlement de Strasbourg toute capacité à réduire le déficit démocratique dans la mesure où il n’est pas l’émanation d’un peuple déterminé. Conclusion implicite : le Parlement allemand est fondé à exercer un droit de censure sur les décisions communautaires, car c’est à lui qu’il appartient de « garantir l’efficacité du droit de vote du citoyen allemand ».

    Du coup, la boucle souverainiste est bouclée : pas de décision légitime sans contrôle parlementaire, pas de contrôle parlementaire hors du cadre national. Ce n’est rien de moins que le retour à l’Europe d’avant le 9 mai 1950, la condamnation explicite du fédéralisme communautaire par l’Etat qui en avait fait sa bannière et son principe rédempteur.

    La seconde décision est d’une toxicité plus directe. Il s’agit de l’introduction dans la loi fondamentale allemande d’une disposition limitant le déficit budgétaire à 0,35 % du PIB à partir de 2016 et imposant sa suppression à partir de 2020. Porté par le souvenir de l’inflation des années 20, cet hypervolontarisme est à la fois admirable et redoutable. Admirable parce que les Allemands sont à ce jour les seuls à regarder en face les risques de bouleversement induits par le surendettement généralisé. Redoutable par la double rupture antikeynésienne et anticoopérative emportée par ce choix.

    La nouvelle disposition revient en effet à priver la politique économique européenne de tout instrument de régulation conjoncturelle et de maîtrise du cycle économique. Après la politique monétaire, c’est la politique budgétaire qui tombe en enfer, contraignant l’Allemagne à un effort de rigueur démesuré qui risque de plonger le continent tout entier dans une décennie de stagnation à la japonaise.

    L’unilatéralisme flamboyant de la décision est aussi préoccupant : il sonne le glas de l’espérance maastrichtienne d’un policy mix européen et dessine une politique allemande résolument colbertiste de creusement du différentiel de compétitivité entre l’Allemagne et ses partenaires, une politique efficace à la seule condition d’être compensée par le laxisme des autres. Aucune crainte à cet égard : l’allergie française à la rigueur est une valeur sûre !

    La dislocation de la zone euro et la remise en cause de la monnaie unique sont les termes logiques de ce chemin du diable.

    La décennie qui s’achève a été pour l’Europe celle de tous les blocages. La prochaine sera celle de tous les dangers.

    http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/l-echappee-solitaire-de-l-allemagne_195634.html#commentaire

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