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Bruno Hubacher

Bruno Hubacher

blogueur progressiste suisse
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Tableau de bord

  • Premier article le 04/05/2017
  • Modérateur depuis le 15/05/2017
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Derniers commentaires



  • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 2 septembre 17:55

    Barroso, Draghi et les siens, billet publié sur mon blog à la Tribune de Genève, rubrique blogs citoyens, rubrique supprimée depuis par le propriétaire Tamedia pour des raisons de coûts, ou autres, qui sait ?

    11.07.2016

    Revolving doors

    La politique des « portes tambour », jadis pratiquée avec la plus grande discrétion, s’affiche dorénavant au grand jour, sans gêne.

    Ainsi on apprend que Manuel Barroso, ex-président de la commission européenne (2004 – 2014) vient d’accepter le poste de président « non-exécutif » auprès de la sulfureuse banque d’affaires Goldman Sachs à Londres, pour aider celle-ci « à gérer le BREXIT ». Un bras d‘honneur à l’intention des citoyens européens. Il ne fallait pas plus pour donner un coup de pouce aux mouvements d’extrême droite.

    Un petit rappel des faits. Nous sommes en 2001, la Grèce abandonne sa monnaie, le Drachme en faveur de l’Euro. Elle remplit donc les critères du traité de Maastricht, soit un déficit budgétaire annuel maximal de 3% du produit intérieur brut et un niveau de la dette n’excédant pas 60% de celui-ci. L’application de ces critères par les pays membres est censée être surveillée par Eurostat, une branche de la commission européenne, chargée de l’information statistique à l’échelle communautaire.

    L’enjeu est donc de taille, car une fois à l’intérieur de la zone euro on peut emprunter à tout va, car les investisseurs se sentent protégés. Raison pour laquelle il fallait trouver un truc pour remplir ces maudits critères. Le gouvernement grec du premier ministre socialiste Konstantinos Simitis du parti PASOK s’est adressé aux magiciens du géant américain. Il n’était pas le seul, d’autres pays méditerranéens ont « travaillé » avec des banques d’affaires pour enjoliver leurs statistiques, en utilisant des produits financiers dérivés, ce qui était rendu légale par l’UE jusqu’en 2008, sous la pression des dites banques, à condition que ces transactions soient déclarées à Eurostat.

    Antigone Louiadis, directrice chez Goldman Sachs à Londres et spécialiste des produits financiers dérivés, concocte donc un deal pour ses compatriotes, un SWAP comme on dit dans les cercles initiés. L’idée est simple. On vend des dettes à terme, libellées en YEN et USD pour de l’EURO, à un cours de change favorable, dans le but de faire baisser, temporairement, le niveau de la dette globale, dette qui devra être racheter plus tard au cours du marché. Honoraires estimés de l’opération, à la charge du peuple grec, 500 millions d’USD, qui vont directement dans la poche de Goldman Sachs, dont 12 millions sur le compte de Madame Louiadis, actuellement à la tête d’une importante compagnie d’assurance britannique.

    La suite on connaît, jeux olympiques à Athènes en 2004, crise financière des « subprimes » en 2008, co-déclenchée d’ailleurs par Goldman Sachs, encore elle. Certes, Monsieur Barroso n’était pas encore président de la commission en 2001, Mario Draghi, l’actuel président de la Banque Centrale Européenne en revanche, était vice-président de la branche européenne de Goldman Sachs entre 2002 et 2005. Il n’est donc pas exclu qu’il ait eu connaissance de ces services rendus. La non régulation du secteur bancaire depuis 2008 est une conséquence de la politique des portes tambour, car les banques, et surtout Goldman Sachs, ont placé leurs pions dans toutes les positions clé du pouvoir politique.

    Ainsi les portes tambour continuent à tourner.



  • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 30 août 12:53

    @pasglop

    La Chine et les USA contraignent leurs producteurs à « nationaliser » les process et les matières premières." (?)

    J’avoue, je ne vous suis pas.



  • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 30 août 11:23

    @Bruno Hubacher

    Je corrige 9’600 milliards USD



  • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 30 août 11:21

    Il n’y a qu’un moyen de réduire la dette souveraine, c’est de faire « revenir » dans « le giron de la chose publique » la masse monétaire excédentaire crée depuis 2008 et pendant la crise du Covid par les banques centrales et les banques privées, en augmentant m a s s i v e m e n t l’impôt sur les revenus sur capital et plus values, tout en accordant de généreuses allégements fiscaux à la classe moyenne en la matière, dans le but de rediriger ces capitaux dans l’économie réelle sous forme d’investissements. C’est exactement ce que fait la Chine depuis 2008.

    Et pour conclure, pour illustrer l’absurdité de notre système de capitalisme financier :

    Le volume quotidien des échanges mondiaux sur le marché des changes s’élève à 9’00 milliards de dollars. 1 % de ce montant correspond à des transactions économiques réelles, le reste relève de la spéculation.



  • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 26 août 12:16

    Troublant, en effet. Cela collerait avec le « radicalisme » de Thomas Piketty.

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-capitalisme-au-xxieme-siecle-255044

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