Vous semblez ne pas être au courant : sur ce sujet la justice Française a tranché. Il ne vous reste plus à votre épouse qu’à en prendre acte et de se conformer aux lois de la République Française.
La burqa est-elle incompatible avec la
nationalité française ? Une Marocaine de 32 ans, mariée à un
Français et mère de trois enfants nés en France, vient de se voir
refuser la nationalité au motif qu’elle "a adopté, au nom
d’une pratique radicale de sa religion, un comportement en société
incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté
française, et notamment le principe d’égalité des sexes".
Avant 1973. Les femmes conjointes d’un Français devenaient
françaises par le mariage. Les hommes devaient demander leur
naturalisation.
1973. Le nouveau code de la nationalité supprime l’effet
automatique du mariage sur la nationalité. Depuis, le conjoint de
Français, qu’il soit homme ou femme, peut acquérir la nationalité
française par une simple déclaration. Le gouvernement ne peut y
faire obstacle que pour des raisons édictées par la loi ; il ne peut
s’y opposer que pour « indignité ou défaut d’assimilation ».
Lois Sarkozy. Au nom de la lutte contre les mariages de
complaisance, le délai à partir duquel le conjoint peut demander la
nationalité française a été porté d’un à deux ans par la
première loi Sarkozy en 2003, puis de deux à quatre ans, voire à
cinq ans si le couple ne réside pas en France, par la seconde loi
Sarkozy en 2006.
Pour la première fois en France, le Conseil d’Etat, dans un arrêt
du 27 juin, a pris en compte le niveau de pratique religieuse pour se
prononcer sur la capacité d’assimilation d’une personne étrangère.
Jusqu’à présent, dans la communauté musulmane, seules des
personnes jugées proches de mouvements fondamentalistes ou ayant
publiquement tenu des propos relevant de l’islam radical se sont vu
refuser la nationalité française. Et aucune n’est allée au bout de
la procédure.
Dans le cas de Faiza M., ce sont sa tenue vestimentaire et sa vie
privée qui sont mises en avant pour confirmer le refus de la
nationalité française. Invoquant le principe de liberté religieuse
garanti par la Constitution et le fait qu’elle n’a, depuis son
arrivée en France en 2000, "jamais cherché à remettre en
cause les valeurs fondamentales de la République", Mme M.
avait demandé au Conseil d’Etat d’annuler le décret de 2005
refusant sa demande pour « défaut d’assimilation ».
GYNÉCOLOGUE HOMME
La commissaire du gouvernement (chargée de donner un avis
juridique), Emmanuelle Prada-Bordenave, a insisté sur les entretiens
qu’a eus le couple avec les services sociaux et la police. A trois
reprises, Faiza M. se serait présentée "recouverte du
vêtement des femmes de la péninsule arabique, longue robe tombant
jusqu’aux pieds, voile masquant les cheveux, le front et le menton et
une pièce de tissu masquant le visage et ne laissant voir les yeux
que par une fente".
Le couple reconnaît « spontanément » son
appartenance au salafisme. Ce courant de l’islam, qui prône une
lecture littérale et rigoriste du Coran, s’inspire du mode de vie
des premiers fidèles du prophète Mahomet. Faiza M. a affirmé
qu’elle n’était pas voilée quand elle vivait au Maroc et a indiqué
"qu’elle n’a adopté ce costume qu’après son arrivée en
France à la demande de son mari et qu’elle le porte plus par
habitude que par conviction".
"D’après ses propres déclarations, a souligné la
commissaire du gouvernement, elle mène une vie presque recluse et
retranchée de la société française. Elle n’a aucune idée sur la
laïcité ou le droit de vote. Elle vit dans la soumission totale aux
hommes de sa famille .« Faiza M. semble »trouver
cela normal et l’idée même de contester cette soumission ne
l’effleure même pas", a ajouté Mme Prada-Bordenave,
estimant que ces déclarations sont "révélatrices de
l’absence d’adhésion à certaines valeurs fondamentales de la
société française".
Parallèlement, il est apparu que Mme M. "parle bien
français", un critère habituellement retenu dans
l’attribution de la nationalité et que, durant ses grossesses, elle
a été suivie par un gynécologue homme.
Cette décision, qui est prise quelques semaines après
l’annulation d’un mariage entre deux époux musulmans, au motif que
la femme avait menti sur sa virginité, traduit l’émergence dans la
société française de questions liées aux particularismes
religieux et culturels. "Cette affaire montre que le droit
est de plus en plus amené à se prononcer sur les conflits de
valeurs que pose l’islam à la société", constate Didier
Leschi, ancien chef du bureau des cultes au ministère de
l’intérieur, spécialiste de la laïcité. Sans possibilité de
recours, Faiza M. pourra, selon les juristes, renouveler sa demande
quand elle aura prouvé qu’elle "a fait siennes les valeurs
de la République".
Stéphanie Le Bars
Edito du Monde
La Burqa, symbole
LE MONDE | 11.07.08 | 15h13
Peut-on devenir française quand on porte la burqa, ce vêtement
qui, à l’exception des yeux, masque entièrement les femmes dans
les pays (ou les familles) musulmans les plus rigoristes ? Non,
vient de répondre sans détour le Conseil d’Etat dans un arrêt
qui, sans aucun doute, fera date.
L’affaire sur laquelle la haute juridiction a tranché tient en
quelques mots : une Marocaine mariée à un Français et mère de
trois enfants nés en France s’est vu refuser, en 2005, la
nationalité française, au motif qu’elle porte la burqa et que
cela constituerait un « défaut d’assimilation ».
Saisi en appel, le jugement du Conseil d’Etat tient, également, en
quelques mots, manifestement pesés au trébuchet : cette femme "a
adopté, au nom d’une pratique radicale de sa religion, un
comportement en société incompatible avec les valeurs
essentielles de la communauté française et notamment le principe
d’égalité des sexes".
Voilà donc relancée la controverse sur la place des religions,
et de l’islam en particulier, en France. Le débat sur le port du
« voile » à l’école avait déjà soulevé la question il
y a quelques années : la France doit-elle, avec tolérance et
sagesse, accepter l’expression publique de l’identité religieuse
et de la différence culturelle ? Ou doit-elle, au contraire,
marquer nettement les limites au-delà desquelles le principe de
laïcité, fondement de la République, serait bafoué. En adoptant
la loi de 2004 interdisant le port de tout signe religieux
ostensible dans les établissements scolaires, le Parlement avait
clairement choisi la seconde réponse.
Dans son arrêt du 27 juin, le Conseil d’Etat adopte une
position similaire. Nul doute qu’il va se voir reprocher, à
nouveau, de stigmatiser une religion, l’islam. Et de ne pas mesurer
le fossé qui le sépare de la réalité complexe de la société
française. Le Conseil, il est vrai, s’en tient à une appréciation
de principe : à ses yeux, la burqa est tout sauf un signe
religieux banal, qui relèverait d’un simple choix privé ou de la
liberté de conscience ; à ses yeux, c’est au contraire un symbole
majeur pour les musulmans les plus militants et minoritaires, qui
revendiquent une pratique extrême de leur religion. Un symbole de
ségrégation entre les hommes et les femmes. Un symbole
inacceptable du statut d’infériorité de la femme dans cette
conception de l’islam. Comment lui donner tort ?
Danièle
Lochak, professeur de droit public à l’université de Paris
10-Nanterre
"Les juges s’appuient sur la soumission de
cette femme"
LE MONDE | 11.07.08 | 10h37 • Mis
à jour le 11.07.08 | 14h39
Que pensez-vous de l’arrêt du Conseil d’Etat ?
Danièle Lochak : Ce qui est frappant dans cette affaire,
c’est que cette femme, conjointe d’un Français, est manifestement
opprimée. Or c’est ce qui lui est reproché : parce qu’elle est
soumise, on en déduit qu’elle n’a pas adhéré aux valeurs de la
communauté française. L’idée même de constater cette soumission
pour lui refuser la nationalité française est pour le moins
surprenante. Si on poussait cette logique jusqu’au bout, les femmes
battues, par exemple, ne seraient pas dignes d’être françaises.
Le Conseil d’Etat insiste sur le fait que Faiza M. a "adopté
une pratique radicale de sa religion". Le niveau de
pratique religieuse peut-il être un critère de refus de la
nationalité ?
Même si une personne fait tous les jours ses prières, cela ne
peut être considéré comme un défaut d’assimilation. Sinon,
l’islam serait visé de façon évidente : on n’imagine pas de
reprocher à un catholique une pratique religieuse excessive.
Plusieurs décisions du Conseil d’Etat ont déjà souligné que le
port du voile ne constitue pas un défaut d’assimilation et ne peut
donc être en soi un motif de refus de la nationalité. Dans cette
affaire, comme les juges ne peuvent jouer sur la religion, en
raison du principe de la liberté de conscience, ils s’appuient sur
la soumission de cette femme qu’ils déduisent non seulement de sa
tenue vestimentaire mais aussi de la description qu’elle a
elle-même donnée de son comportement social. Comment
ont évolué ces dernières années les critères d’acquisition de
la nationalité ?
Traditionnellement, c’est la connaissance de la langue française
qui était l’élément le plus important pour caractériser
l’assimilation. La loi Sarkozy de 2003 a imposé aux candidats à
la naturalisation la connaissance non seulement de la langue
française mais aussi "des droits et devoirs conférés par
la nationalité française".
Les textes législatifs n’ont cependant jamais défini ni
l’assimilation ni le défaut d’assimilation. La seconde loi Sarkozy
de 2006 a toutefois précisé que la polygamie ou une condamnation
pour mutilations sexuelles étaient constitutives d’un défaut
d’assimilation. Ce sont donc les circulaires qui apportent des
précisions. Une des dernières en date, du 24 février 2005,
prévoit que l’enquête doit permettre de vérifier l’intégration
du conjoint dans la communauté française en mesurant "le
comportement et les propos« de la personne, »ses
relations sociales, son comportement familial, ses activités de
loisirs" et doit, le cas échéant, mettre en évidence
les "éléments révélateurs d’une attitude intolérante
ou discriminatoire fondée sur des critères de sexe, de race, de
religion, de politique ou de nationalité". Dans la mesure
où les circulaires n’ont pas de valeur juridique, c’est au juge
administratif de dire après coup si les exigences qu’elles posent
sont légales. Cette approche est-elle symptomatique de
l’évolution de la société ?
Il est évident que l’évolution des critères pris en compte
s’inscrit dans un contexte de dénonciation croissante du
« communautarisme » et de stigmatisation de l’islam.
Moi aussi, je pense à ces 350 millions d’arabo musulmans (gentils) encerclés par 7 millions d’Israélites (méchants) dont prés de 5,4 millions de juifs (super méchants).
Pourtant, il doit bien exister une solution simple pour les éliminer.
Je cherche, comme l’auteur, à faire avancer le débat.
’Umar b. al-Khattib a
entendu le Messager d’Allah (que la paix soit sur lui) dire :
"J’expulserai les Juifs et les Chrétiens de la
Péninsule Arabique et ne laisserai personne à part des Musulmans."
Merci au « Ministère des Affaires Islamiques, des Waqfs, de
l’Appel et de l’Orientation » du Royaume d’Arabie Saoudite,
qui nous donne accès (je veux dire qu’il leur donne accès) à cette
merveille des merveilles et en Français, s’il vous plait
: les hadiths.
Dimanche dernier, à Aix, la grande
coalition anti sarkoziste PS-Modem-PrG, Verts, Communistes, NPA... a
réussi un sacré coup de force : se faire battre par l’UMP
seul.
Dommage que Bayroute n’ait pas fait de déplacement à
Aix pour soutenir l’invincible coalition ; sans doute pris par une
envie soudaine de se faire oublier (c’est l’époque des foins), on
aurait pu mesurer l’impact de cet homme politique qui aura
fortement marqué le XXIième siecle en nous offrant la plus énorme rigolade médiatique. Remarque après la raclée de Pau....se battre pour une municipale
Ah, Bayroute, l’homme avec son éternel
espèce d’air pénétré de chanoine pédophile défroqué, l’homme
qui devait tout nous dire sur les magouilles des sondages. Pas
maintenant, non , après, juré, promis. Vous saurez tout.....
C’est dire la profonde considération
que je peux avoir quant aux articles d’imopep sur les sondages.
Vote papa s’est déjà assez ridiculisé
sur le sujet.
C’est triste de ne pas être crédible
et d’écrire pour du vent.
Bravo pour la célérité dans la censure des commentaires. Une pratique kabyle dans doute. sans vous ? Que serait sans vous notre libérté d’expression ? Nous avons tant à apprendre.
De toute évidence, ce que pensent les Français de ces drames arabo musulmans d’un autre age et d’importation ne vous intéressent pas.
C’est bien là le drame : vous voulez faire comme si nous n’avions pas d’opinion. Vous sojaitez que nous n’existions pas.
Mais cette opinion existe et plus, beaucoup plus que vous ne le pensez. Elle est largement partagée par une majorité de français.
Nous aurons vite l’occasion de nous en rendre compte.