"Compte tenu du poids déjà très important des avoirs en dollars et du fait que ce sont désormais les réserves de change transférées à la Banque Centrale Européenne qui servent en cas d’intervention de change (les avoirs de la Banque n’étant appelés qu’en cas de besoin de reconstitution de ces dernières), le produit des cessions d’or a été réinvesti dans d’autres devises afin de diversifier le risque de change et limiter l’exposition au dollar (la Banque de France supportant également, pour sa quote-part, le risque dollar porté par la BCE). Contrairement à ce que laisse entendre la Cour, cette politique de diversification a eu les effets escomptés en évitant de concentrer les risques sur une seule devise : ainsi les moins values de change enregistrées sur le dollar en 2007 (2,3 Md€ après 1,3 Md€ en 2004) auraient été encore plus importantes si les cessions d’or avaient été réinvesties en dollars ; de même, les moins-values latentes enregistrées sur le sterling en 2008 (1,8 Md€) sont à mettre en regard des plus-values latentes sur le dollar de 1,1 Md€ observées la même année. À fin 2011, les plus-values latentes s’établissent à plus de 5 Md€ et sont d’un montant équivalent aux moinsvalues latentes observées sur la période 2007-2008. Enfin, la modification des règles de fonctionnement des réserves de réévaluation des réserves en or et en devises, qui a permis d’affecter les plusvalues réalisées sur les cessions d’or à la réserve de réévaluation en devises au lieu de la réserve de réévaluation des avoirs en or, constituait, contrairement à ce qu’indique la Cour alors qu’ une décision de bonne gestion dans la mesure où le programme de
cession d’or s’est traduit par une augmentation importante des avoirs en
devises simultanément le risque sur les avoirs en or diminuait."
Cour des comptes Rapport public annuel 2012 – février 2012
S’agissant du programme de cession d’or, il paraît particulièrement étonnant que la Cour porte un jugement négatif sur les ventes d’or alors que celles-ci ont été décidées d’un commun accord avec 1’État, effectuées à un cours moyen qui était historiquement très satisfaisant - notamment en ce qui concerne la dernière tranche - et supérieur à celui des autres banques centrales (qui ont entamé et donc achevé leur programme de vente avant la Banque), et qu’elles ont permis de générer des revenus importants qui ont été versés à l’État. Opposer à cela un manque à gagner virtuel correspondant à une photo à un moment donné, sans mentionner d’ailleurs les plus-values latentes encore plus importantes mais tout aussi virtuelles sur le stock d’or que détient la Banque (63 Md€ au 31/12/2010) semble un argument particulièrement mal fondé.
Argument particulièrement mal fondé !!!!!! Vous avez bien lu ?
Une fois de plus les enseignants viennent pleurer sur leurs rémunérations en nous racontant l’histoire des 10 mois sur 12....(Razzara par exemple).« Donc les enseignants ne touche pas de salaire effectif pour les vacances estivales. » dit il. (faute d’orthographe comprise)
Pourtant, la Cour des Comptes a cette année (22/05/2013) pondu un rapport « Gérer les enseignants autrement » où page 102 on peut lire :
Une
légende tenace : l’enseignant payé « dix mois sur douze »
Une
légende, aujourd’hui toujours entretenue sur les forums
Internet, prétend que les enseignants verraient leur rémunération
structurellement amputée des mois de vacances d’été : afin de
tenir compte des vacances plus importantes dont ils bénéficient,
ils percevraient une rémunération annuelle équivalente à dix mois
seulement de traitement d’un fonctionnaire de grade équivalent.
Cette
affirmation est sans fondement. Il faut se référer au décret du 10
juillet 1948 modifié qui établit le classement hiérarchique des
agents de l’État à partir des indices de rémunération dont ils
bénéficient :
-
les corps d’enseignants certifiés, de professeurs d’éducation
physique et sportive (EPS), et de professeurs des écoles ont une
grille indiciaire de rémunération strictement identique à celles
des corps d’attachés d’administration centrale, corps de
catégorie A ;
-avant
la mastérisation, les enseignants étaient recrutés sur concours au
niveau bac + 3, tout comme les attachés d’administration centrale.
Depuis cette réforme, les enseignants sont recrutés sur concours au
niveau bac + 5.-Depuis le 1er
janvier 2010, ils sont aussi rémunérés directement au 3ème
échelon. Leur rémunération de départ, hors primes, se
rapproche donc désormais de celle des administrateurs civils84
; - la grille indiciaire des enseignants agrégés
s’inscrit dans une échelle allant de l’indice brut 427 à la
hors échelle A. Dès leur première année d’exercice, ils sont
eux aussi directement pris en charge au 3ème
échelon de leur grille, soit à l’indice brut 579. Ainsi
la rémunération des enseignants n’est pas arrêtée par référence
aux dix-douzièmes de celle fixée pour les autres fonctionnaires de
même catégorie, puisqu’elle est bien équivalente à celle de ces
fonctionnaires. La différence de rémunération tient
principalement à la faiblesse du régime indemnitaire.