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Caleb Irri

"on n'établit pas une dictature pour sauver une révolution, on fait une révolution pour établir une dictature" Orwell

Tableau de bord

  • Premier article le 07/11/2007
  • Modérateur depuis le 06/05/2008
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • caleb irri 9 mars 2010 21:26

    @ Dupont

    bonjour,

    je suis français de souche, blanc, et je ne m’appelle pas Caleb. ce prénom est un pseudonyme que j’ai adopté par référence littéraire, sans imaginer un seul instant qu’il puisse faire l’objet d’une quelconque interprétation. mais en vous lisant, et en lisant d’autres commentaires du même acabit, j’ai honte pour la France, et j’ai honte pour vous.

    en quelques lignes, vous représentez exactement le prototype de ce que je voulais dénoncer dans cet article. c’est triste à dire, mais je regrette celui-ci, qui était peut-être trop partisan mais qui se voulait simplement contradicteur de ce monsieur Zemmour. à voir quels clichés vous employez, quels sous-entendus vous faites, c’est à désespérer de voir un jour les êtres humains ensemble, se libérer du conditionnement auquel ils ont été assujettis. vous dénoncez le communautarisme en vous enfermant dans le nationalisme, et vous croyez représenter « la patrie des droits de l’homme » en les niant à votre prochain.

    de plus, vous reprochez même aux étrangers qui font les efforts que vous demandez une sorte d’arrière pensée hypocrite visant à « faire semblant » de s’intégrer pour mieux attaquer en sous-main votre pré-carré qui vous paraît menacé.

    c’est désespérant. vous n’arrivez pas à admettre qu’un être humain, quelle que soit sa religion, sa couleur de peau ou son histoire, puisse simplement revendiquer le droit de vivre comme il l’entend. n’est-ce pas là pourtant la liberté d’opinion, la liberté d’expression, la laïcité dont vous faites l’éloge ?

    je ne devrais même pas perdre mon temps à vous répondre, car j’imagine que les arguments les plus lamentables vont pleuvoir ensuite, et pourtant, j’ai toujours le secret espoir qu’en discutant les hommes puissent un jour finir par se comprendre...

    la seule chose positive qui ressort de ce malheureux article, c’est que je m’aperçois à quel point la plupart des hommes sont victimes de la propagande de leurs sociétés. que ce soit d’un côté comme de l’autre, personne ne semble vouloir trouver la cause des maux humains ailleurs que chez le voisin, sans chercher une seule seconde en eux-mêmes la cause de ces maux : la misère.

    je m’aperçois que les leçons de l’Histoire n’ont rien apporté, et qu’à l’heure où quelques millions de personnes regardent le documentaire sur la rafle du « vel d’hiv » en se disant « c’est horrible », ces mêmes personnes sont capables de tenir les propos que vous tenez.

    tant que vous n’aurez pas compris que la violence, le racisme, et tous les autres maux humains ne sont que le résultat de la misère engendrée par un système qui l’utilise pour vous monter les uns contre les autres, alors il n’y aura pas de changement possible pour ce monde.



  • caleb irri 8 mars 2010 23:57

    @ olivier cabanel

    et si le gouvernement ne voulait pas que ça s’arrange, et qu’il crée lui-même les conditions d’un désordre social grave ?



  • caleb irri 8 mars 2010 23:34

    bonjour à tous

    en écrivant cet article, je ne m’attendais vraiment pas à cela. je suis...désolé, au sens de désolation. tant de haine, tant de violence de part et d’autre... tous ces gens qui ont un travail, une famille, des amis, qui votent, qui rêvent, qui sont pourtant capables d’aimer, sont en même temps capables de penser, encore aujourd’hui, que « l’autre », celui qu’on connaît mal ou qu’on ne connaît pas, est différent, mieux ou moins bien.

    mais que croyez-vous à la fin ? qu’il y a des « races » meilleures que d’autres, ou moins bonnes ? que par une sorte de programmation génétique, certains aient reçu en cadeau des gènes de délinquance, ou de violence ? comment peut-on encore penser comme cela ?

    comment espérer construire un monde meilleur si nous sommes capables de croire encore à de telles énormités ? la guerre a encore de beaux jours devant elle, et peut-être même encore quelques génocides à en juger par certains propos.

    désolé, vraiment désolé. personne ou presque ne semble vouloir comprendre que la délinquance n’est liée qu’à un contexte, que c’est la misère qui entraîne à la violence. vous ne voulez pas voir d’étrangers ? alors rendez-les heureux, faites en sorte de satisfaire leurs besoins, et vous en serrez débarrassé. cessez de les stigmatiser, de les critiquer, de les rejeter, et vous verrez, ils s’intégreront beaucoup plus vite. qu’ils soient blancs, noirs, jaunes ou verts.



  • caleb irri 6 mars 2010 14:15

    @Danvhv

    ouaou ! vous n’y allez pas de main morte !

    je vais tout de même essayer de défendre ce texte !

    tout d’abord, à propos du bonheur. en effet, il n’est pas le même pour tout le monde, et je suis bien d’accord avec vous. mais mon propos vise justement à défendre cette théorie : la seule différence, c’est que si tous les hommes ont une approche différente de leur bonheur propre, ils ont désormais en commun une croyance unique, celle que l’argent va les conduire à ce bonheur. 
    de plus, la première phrase du paragraphe ne dit pas que nous cherchons tous le MËME bonheur, mais que tous cherchons LE bonheur... donc dans sa multiplicité de points de vue sur celui-ci.

    ensuite, je revendique haut et fort le terme d’utopie, qui est pour moi bien éloigné de la religion. la religion fait entrer en jeu « la foi », qui n’est pas la volonté. on peut dire toute sa vie « je veux croire » et ne jamais y parvenir. la volonté ne suffit pas. tandis que dans l’utopie, il n’y a pas de croyance. l’utopie n’est pas un paradis hypothétique, mais une réalité à construire.
    c’est cette réalité future qui devrait agir sur les nations comme la construction de soi sur l’individu.

    je ne nie pas que certains hommes trouvent leur bonheur dans leur quête d’enrichissement, et d’ailleurs ceux qui y parviennent sont souvent des personnes de grande volonté. seulement pour la plupart, ils rêvent sans volonté, et préfèrent jouer au loto pour ne pas se fatiguer... ceux-là resteront pauvres et malheureux, car la volonté leur manque.

    voilà pour quoi je parle de volonté comme socle de la liberté. car la société a annihilé cette volonté en lui apportant la consommation de masse, la télé, le prêt-à-penser. le système abrutit les corps et les esprits pour qu’à force de répétition, les hommes finissent par mettre de côté cette volonté. s’ils retrouvaient cette volonté, à mon avis ils pourraient reprendre leur liberté. la liberté de ne pas se laisser conditionner, la liberté de changer les règles du jeu, ou même de changer de jeu.

    le malheur des hommes, justement, c’est de confondre les rêves et l’utopie. on leur vend du rêve, pour qu’ils n’imaginent pas l’utopie. tout est bien ainsi, et on leur fait croire, comme à vous il semblerait, à « l’inespoir ». facile, comme ça il n’y a rien a changer, il n’y a qu’à s’adapter, et s’accommoder, de sa misère et de celle des autres, sans jamais chercher comment d’une part être heureux personnellement, et d’une autre comment construire, réinventer un monde dans lequel la volonté serait plus forte que le conditionnement.

    regardez bien, on dirait que vous-même êtes victime de ce que je raconte dans cet article (peut-être mal écrit ça je veux bien le concevoir), à savoir que vous refusez jusqu’au terme « utopie », en le rapprochant de la religion. vous avez cessé d’espérer, et rejeté votre volonté, oublié votre liberté : celle de penser autrement.

    Caleb Irri

    ps : pour Churchill, je n’aime pas non plus cet homme ; mais cela ne l’empêche pas d’avoir fait des bons mots.



  • caleb irri 3 mars 2010 22:13

    @ marianne

    bonjour,

    je ne reproche pas à monsieur Lordon, ni à monsieur Jorion, de ne pas faire de philosophie (ils en font). je désire seulement qu’ils aillent plus loin dans leur raisonnement et considèrent la possibilité de réalisation de leurs propositions, afin de savoir si de telles mesures seraient capables de conduire à plus de « justice sociale », tout cela sans nuire à la liberté.

    et qu’ensuite, une fois constaté (à mon avis) l’échec de ces mesures (que je ne trouve pas mauvaises d’un point de vue « économique » entendons-nous bien), ils se remettent à penser le monde autrement qu’à travers l’économie. et donc de manière philosophique.

    par exemple, lorsque vous dites que les gens ont besoin de plus d’argent, je ne suis pas d’accord : ils ont besoin d’un logement, de nourriture, de loisirs, mais l’homme a-t-il « besoin » d’argent ?

    c’est déjà de la philosophie.... si je peux me permettre, au sujet des besoins  : http://calebirri.unblog.fr/2010/01/24/le-besoin-et-le-desir/

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