Il est indéniable que déformer le nom n’est pas seulement puéril, mais cela témoigne également d’un manque flagrant d’esprit. C’est tellement facile et sans panache que cela en devient presque risible. Ne trouvez-vous pas ?
Autre facteur d’optimisme et d’admiration, les formidables capacités d’adaptation des ukrainiens qui ne cessent de nous surprendre.
Puisque les États-Unis ne veulent pas fournir de missiles à longue portée à l’Ukraine, elle crée le sien.
Pour elle, le besoin de tels missiles sol-sol à longue portée est réel : ils sont précieux pour aller frapper loin derrière les lignes russes et désorganiser un peu plus la logistique militaire de l’occupant, voire pour choisir des cibles stratégiques dans le pays du tyran Vladimir Poutine, comme ce fut le cas ces derniers jours, notamment lors de l’attaque spectaculaire de l’aéroport de Pskov.
La mutation du Neptune en version sol-sol remonte à quelques mois. Avec l’ajout d’un système basé sur le GPS, qui guide le missile vers des coordonnées pré-déterminées –le brouillage du signal n’est donc d’aucune utilité, puisque l’engin sait dès son lancement où il se rend.
À l’approche de la cible, c’est un système automatique de reconnaissance qui se met en branle, nommé DSMAC (Digital Scene Matching Area Correlator) ou ATR (Automated Target Recognition). Des capteurs infrarouge cherchent ainsi à faire correspondre ce qu’ils « voient » à l’image d’une cible préalablement entrée dans le système par les opérateurs : une fois la cible trouvée, le missile peut se fixer sur son image puis la frapper.
L’offensive ukrainienne continue, en particulier au sud de Robotyne et en direction de Verbove. Voici pourquoi je suis très optimiste sur l’avenir.
Trois facteurs sont favorables à l’Ukraine :
1.La formidable motivation des combattant(e)s ukrainiens qui ne s’accorderont aucun répit s’ils arrivent à traverser cette digue érigée par les Russes.
2.La rigidité de cette digue russe qui est devenue du fait de son ampleur (1,000 km de long sur environ 30 de largeur) une ligne Maginot raide et « immobilisante » pour les troupes de Poutine. Cette digue, que les armées russes sont obligées d’occuper sur toute sa longueur pour éviter d’être débordées, phagocyte l’essentiel de leurs moyens et devient maintenant d’une grande fragilité du fait de sa rigidité.
3.Plus encore, les armées russes sont épuisées par cette « opération militaire spéciale » qui ne devait durer que quelques semaines. Bien sûr que les forces ukrainiennes sont fatiguées aussi par cette guerre qui dure maintenant depuis 18 mois, mais – elles – savent pourquoi elles se battent tandis que les troupes de Poutine ne l’ont jamais su.
Les militaires russes tiendront vraisemblablement tant que le mur tiendra aussi. Si une brèche est percée, il est plus que probable qu’une partie des militaires russes parte en débâcle.