Parisien. Diplômé de Sciences économiques.
Incorrigible voyageur. Passionné de géopolitique particulièrement celle de l'Europe slave. En contact permanent avec des observateurs locaux d'Europe de L'Est.
J’ai vu le désir de la jeunesse ukrainienne de rejoindre l’Union Européenne
. ...et il n’y a pas lieu de remettre en cause la sincérité du sentiment des Ukrainiens... On s’interrogera seulement sur l’opportunité pour l’Ukraine de rejoindre l’Union et sur la conscience qu’ont les Ukrainiens de ce qu’ implique... de se fondre aussi pleinement dans la sphère occidentale... L’exemple polonais est à ce sujet éloquent. Entre Bruxelles et Varsovie, ça n’a jamais été l’idylle... L’European Dream est vivace, peut-être à juste titre... mais les Ukrainiens rêvent probablement d’être plus que les Porto-ricains de l’Europe... A moins que le sentiment européen des Ukrainiens, mis en sommeil par tant d’années de Soviétisme, soit, plus qu’un désir, le fruit d’une identité foncièrement européenne...
SI c’était le cas, ne croyez-vous pas que les Russes feraient tout ce qu’ils pourraient pour éviter cela ?
. Mais les Russes font déjà tout ce qu’ils peuvent pour éviter cela ! Envoyer la totalité des forces armées sur le front ukrainien n’est pas une option, c’est une folie... car c’est à l’intérieur même de ses frontières que l’Etat russe devra maintenir un semblant d’ordre après la défaite... ce qui nécessitera quelques blindés...
Vouloir éviter une humiliation à la Russie, c’est ne pas vouloir la victoire, c’est refuser la paix.
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Revenons sur cette entame...
Au-delà de son aspect logique, elle a comme un parfum de lâcheté. Lâche de vouloir éviter d’humilier la Russie ? Oui, quelque part... Car autant il faut craindre les conséquences d’une humiliation des Russes, autant il serait indigne de ne pas risquer ce coût de la victoire. Une lâcheté face à l’hypothèque sur la stabilité du monde que serait une Russie humiliée. Une stabilité chère aux Occidentaux qui en sont, certes, les prospères bénéficiaires...