Parisien. Diplômé de Sciences économiques.
Incorrigible voyageur. Passionné de géopolitique particulièrement celle de l'Europe slave. En contact permanent avec des observateurs locaux d'Europe de L'Est.
présenter l’Ukraine comme modèle de la démocratie est quand même pousser le pion un peu loin
. Où donc a-t-on vu l’Ukraine présentée comme un modèle de démocratie ? Son degré de corruption, proche de celui de la Russie, est au contraire sans cesse rappelé à l’occasion de l’attribution du statut de Candidat à l’UE.
on peut constater a contrario que la quasi unanimité des journalistes et intervenants sur nos grands média délivrent un point de vue exclusivement pro-ukrainien.
. Oui, une quasi-unanimité en réaction. Une réaction rendue nécessaire par la guerre de l’info qui sévit dans le monde entier. Ainsi, la subjectivité ennemi contraint à la contre subjectivité défensive. Dans cette optique, il était encore possible avant le début de cette guerre de débattre du bien fondé de l’entrée de l’OTAN en Ukraine. Un débat qui prenait en considération l’allergie de la Russie de Poutine à une progression de l’OTAN jusque sous ses fenêtres... Aujourd’hui, la réaction disproportionnée de la Russie et l’absence de motifs aptes à justifier la guerre évacue le débat sur cette question. On a donc bien affaire à une réaction opportune davantage qu’à un parti pris structurel. Le bannissement de RT France s’inscrit dans cette même logique. Mais tempérons ce constat. Un journaliste comme Berkoff officie sur Sud Radio, média de portée nationale qui penche volontiers pour une « indulgence » à l’égard de la Russie... jusqu’à ouvrir son antenne à un mytho français, Adrien Bocquet, jeune homme manifestement perturbé qui accrédite par ses mensonges toute la propagande poutinolâtre...
Ce qu’il veut est identifiable et s’inventera tous les prétextes comme celui des néo-nazis ou de l’OTAN pour justifier auprès des Russes ses décisions et ses actions.
. Oui. « Identifiable » est le bon terme et « prétextes », dans la foulée, aussi... Voyons icice qu’il en est réellement de « la haine de Poutine » pour les nazis, et de son « désir ardent de protéger les russophones du Donbass des néo-nazis ukrainiens » !
. Ou l’histoire de la Crise argentine enjolivée par Lavagna, ministre argentin des finances de l’époque... En réalité, l’Argentine contraignit ses créanciers, essentiellement allemands et italiens, à renoncer à 50 % du montant de leurs créances sur l’Argentine... ce qui ne sauva en rien « les gens », qui souffraient depuis 1998 mais ce qui permit de stabiliser les finances publiques et « les banques » qui avaient auparavant gelé les avoirs des Argentins, interdit les sortie de capitaux et les retraits de liquidités au guichet... En revanche, l’effet fut catastrophique sur les flux de capitaux internationaux qui s’enfuir et donc sur l’appareil productif, l’industrie avec à la clef, une explosion du chômage... ce dont « les gens » trouvèrent à se plaindre plus que « les banques »... Bien sûr, la « souveraineté » réelle ou supposée de l’Argentine n’avait rien à voir avec tout ça... Les mécanismes économiques et financiers sont les mêmes dans un état « souverain » que dans tout autre...