Parisien. Diplômé de Sciences économiques.
Incorrigible voyageur. Passionné de géopolitique particulièrement celle de l'Europe slave. En contact permanent avec des observateurs locaux d'Europe de L'Est.
. Faux. En Corse, toutes les publications officielles ont leur version en Français. En Catalogne, tous les panneaux de signalisation comprennent le nom de lieu en Catalan et en Espagnol... L’autonomie n’est pas l’indépendance... ne pas confondre...
La violation des accords de Minsk est reconnue par l’OSCE elle-même
. C’est juste. Les violations des Accords par les troupes séparatistes et par la Russie ont été maintes fois pointées du doigt par l’OSCE et consignées dans ses rapports hebdomadaires... Celles des forces Ukrainiennes aussi.. .
Ce n’est pas un acte gouvernemental mais un acte guerrier
. Dans une république parlementaire comme l’Ukraine, un acte guerrier est aussi un acte gouvernemental... car c’est le pouvoir civil qui contrôle l’armée... Rappelons que l’Armée Ukrainienne est chez elle partout en Ukraine et que le bombardement de « villes quasiment exclusivement civiles » ( ce qui est le cas d’à peu près toutes les villes du monde) se justifie dès lors que l’ennemi s’y cache où dès lors que les tirs ennemis en proviennent... Ca n’est d’ailleurs pas autrement que la Russie justifie le pilonnage de toutes les villes d’Ukraine qu’elle a détruite... Elle va même jusqu’à user de ce motif pour bombarder les dangereuses maternités et les non moins dangereux monastères qui grouillent de moines « néo-nazis »... .
When they were signed (Minsk) under the Russian gun barrel
. Eh oui... C’est bien ça le problème... C’est que ces faux accords ont été signés sous la menace des russes... rien d’étonnant alors à ce qu’ils aient ensuite été violé autant de fois... car la contrainte sous laquelle ils ont été signés par les Ukrainiens trahissait la véritable « intention de paix » de l’observateur russe... En droit, on parle de vice du consentement... .
les plus hautes instances politiques d’Ukraine affichaient clairement que Minsk n’était pas une alternative pour eux.
. Quelle découverte ! Les Accords n’ont toujours été qu’une solution transitoire pour un cessez-le-feu en vue de la réintégration du Donbass dans l’Ukraine. Mais les séparatistes ont vite considéré ces accords comme une feuille de route vers l’indépendance du Donbass, une indépendance de fait acquise au fil du temps, le temps que leur faisait gagner ce status quo. Une situation que ne pouvait évidemment pas accepter les autorités ukrainiennes, les Accords ayant vocation dès l’origine à organiser les négociations et la réintégration du Donbass à l’Ukraine... ce que ne voulait évidemment pas la Russie... On sait aujourd’hui pourquoi... .
. Amusant ! Car si la volonté ukrainienne de récupérer la Crimée constitue une menace directe pour la Russie, l’annexion de la Crimée et du Donbass par la Russie constitue une agression avérée pour l’Ukraine, ce qui va bien au-delà de la simple « menace directe »...
En fait toute l’Europe le sait car les références du document français sont les rapports de l’OSCE. Il cite aussi Amnesty International.
. Ce qui prouve que l’Europe et le pouvoir ukrainien pro-européen dénonce déjà, de leur côté, les exactions des bataillons les plus violents... Mais à la différence de la propagande poutinolâtre, les observateurs européens font la distinction entre les Ukrainiens et ces bataillons ultra-nationalistes et ultra-violents... qui ne comptent que quelques dizaines voire quelques centaines d’éléments à l’origine... Il font aussi la différence entre l’armée régulière et le noyau dur de ces milices improvisées... Quelques dizaines de marginaux sur lesquels le kremlin a fondé toute sa propagande... C’est un peu comme si on réduisait le peuple russe tout entier à la sauvagerie des néo-staliniens de Wagner qui est aujourd’hui le premier vivier de combattants pour l’Armée russe... Heureusement pour les Russes, les rapports de l’OSCE sauront faire la différence entre ces chiens de guerre et l’Armée régulière de russie, dont les conscripts de la première heure ressemblent au reste du peuple russe... et au reste de l’Humanité...
Il faut choisir : ou bien l’intervention est justifiée, ou bien elle ne l’est pas.
. Oui. Pour une fois, le bon sens et la logique refont surface chez celui dont on croyait qu’ils les avait définitivement noyés dans les spiritueux par très spirituels... Cependant, « risquer de subir les conséquences » n’est pas « justifier les conséquences »... et croire cela revient une fois encore à dédouaner la Russie de sa responsabilité dans le déclenchement d’une guerre aussi injustifiée qu’évitable... l’OTAN pourrait tout autant attaquer la Russie à partir de l’Estonie en arguant du fait que la Russie a agressé l’Ukraine et que ça menace l’Estonie... cependant, l’OTAN ne le fait pas... parce qu’autant que l’agression de l’Ukraine par la Russie « aggrave les cause d’une situation de tension », l’agression de la Russie par l’OTAN en Estonie n’est pas de ce seul fait justifiée...
L’UE nous tanne avec la promotion de langues régionales folkloriques
. L’Ukraine n’a jamais interdit le Russe et l’Union européenne n’a jamais rendu obligatoire les « langues folkloriques »... ce sont les « folkloreux » des régions qui réclament l’enseignement en langue locale... Si l’Ukraine avait interdit le Russe, il aurait disparu des médias ukrainiens. Or, il y est toujours aussi présent. La tentative de Porochenko de rendre l’Ukrainien obligatoire dans les école d’Ukraine et en matière administrative était sans doute une maladresse mais certainement pas injustifié. Les Pays baltes ne s’y prennent pas autrement avec le Russe et leur propre langue officielle. Pourquoi ce qui ne pose pas de problème dans les Pays Baltes en poserait en Ukraine ? Parce que la Russie n’a toujours pas accepté l’indépendance et la souveraineté ukrainienne et qu’il n’y a personne, outre les Ukrainiens eux-mêmes, pour la défendre... C’est ce qui se jour aujourd’hui et depuis 2014... L’Ukraine est le seul pays pour lequel on s’étonne de ce que la langue identitaire soit langue officielle...