Parisien. Diplômé de Sciences économiques.
Incorrigible voyageur. Passionné de géopolitique particulièrement celle de l'Europe slave. En contact permanent avec des observateurs locaux d'Europe de L'Est.
. Des photos que le monde entier a déjà pu voir et qui n’ont donc rien de nouveau... Des photo qui montrent des regroupements de nationalistes ukrainiens, forcément plus visibles que les autres sur les photos puisqu’ils s’accompagnent toujours eux-mêmes d’une foule de drapeaux... Des nationalistes comme on en voit dans les défilés du Front national, notamment celui du 1er mai, avec le même décorum et les même slogans nationalistes... Rien d’extraordinaire, donc, dans le contexte d’une révolution populaire visant à débarrasser l’Ukraine du joug néo-stalinien de la Russie. On ne saurait défendre la nation sans une dose de nationalisme... Autrement dit, un nationalisme de bon aloi, un nationalisme de réaction, un nationalisme opportun... C’est d’ailleurs ce que fait de son côté l’UPR qui, pour « sauver la France des griffe de l’UE, de l’Amérique et de l’OTAN », déguise son nationalisme mal assumé en « souverainisme patriote » et s’en va ainsi ramper parmi les Zemmouriens, Lepenistes et autres Devillieristes, non sans drapeaux tricolores (quand ceux des nationalistes ukrainiens, il faut bien le reconnaître, ne sont que bicolores) et non sans quelques déclarations innocentes qui ne sont pas sans rapprocher le national-socialisme français du NAtional-soZIalisme allemand... Des drapeaux et les slogans du nationalisme français aussi visibles sur les photos des festivités du Brexit que ceux du nationalisme ukrainien sur les photo du Maïdan...
En remerciement, 70 ans plus tard, Poutine est traité de facho
. Poutine n’est pas la Russie de 45, la Russie des Russes qui se sont battus pour une juste cause... Mais encore, Poutine devrait songer à remercier les Occidentaux pour avoir fourni à la Russie les capitaux tellement indispensables à la construction de ses nouveaux chars... sans lesquels, le sacrifice de 20 millions de soldats russes eût été vain... Plus encore, des remerciements pour l’ouverture d’un second front en Europe Occidentale par l’Amérique et ses alliés, un second front réclamé à cors et à cris par Staline qui ne s’en sortait pas, seul de son côté, face aux armées du Reich pourtant affaiblies par le froid, la faim, la fatigue, le manque de carburant et des pertes matérielles irremplaçables... Les Occidentaux consentir finalement à filer un coup de main à celui qui allait devenir leur pire ennemi et qui déjà en témoignait l’intention... Ayant deviné Staline comme il aurait fallu deviner Poutine il y a vingt ans, « Le plus à l’Est possible ! » avait prévenu Churchill lorsque les combattants occidentaux l’interrogeaient sur ses projets de paix... Ingratitude de la Russie, tyrannie victimaire d’une nation qui, déjà, avait pesé de tous ses morts dans la balance à Yalta pour en usurper toujours davantage... Aujourd’hui, la Russie de Poutine n’est pas plus digne que celle de ses aïeux...
. Effectivement... Vous n’avez honte de rien... pas même d’inventer un tel subterfuge pour « justifier » une guerre injustifiable contre le peuple ukrainien... Or, l’audace éhonté est la caractéristique première du fascisme. Une audace sans milite qui autorise les mensonges les plus gros, la logique la plus amorale, la propagande la plus grossière et le jusqu’au-boutisme le plus inhumain... Un détail cependant rapproche Poutine de Hitler... Les nazis aussi, en leur temps, prétendaient qu’on ne pouvait pas comparer Hitler avec pire que lui, du moins croyait-on...
La Russie a perdu 27 millions d’habitants pour débarrasser l’Europe des nazis.
. ...auxquels il faut rajouter 30 millions de Russes pour débarrasser la Russie des russes... la Russie de Staline à laquelle celle de Poutine n’a rien à envier... Il est donc erroné de comparer Poutine à Hitler quand Staline s’en rapproche manifestement plus étroitement...
. Une représentation à 0% ! C’est dire l’importance de cette petite foule dans le paysage politique français... et l’attachement des Français au national-socialisme déguisé de l’UPR... Si l’honneur est sauf, c’est qu’on s’en fait une bien petite idée...