« Sauf
que la psychiatrisation est appliquée à Trump… »
La psychiatrisation de comptoir,
autant dire des propos de soiffards…
Le Pr Allen Frances, une pointure qui
a, selon le quotidien suisse Le Temps, dirigé la quatrième édition du Manuel
diagnostique et statistique des troubles mentaux, s’est insurgé contre les
prétendus spécialistes qui taxaient Trump de trouble de la personnalité
narcissique. « C’est moi qui ai rédigé
les critères qui définissent ce trouble, et M. Trump n’y correspond pas.
C’est peut-être un narcissique de catégorie mondiale, mais cela n’en fait pas
un malade mental pour autant, parce qu’il n’éprouve ni les souffrances ni les
handicaps dont la manifestation est nécessaire pour poser un tel diagnostic. »
Narcissique de catégorie mondiale,
ça correspond bien. S’il avait été un égocentrique ordinaire, il n’aurait
jamais dépassé le stade de chef d’une équipe de ferrailleurs sur un chantier de
son père. Mais au lieu de cela, il a fait fructifier son héritage, publié un
best-seller sur l’Arti de la négociation, appliquer la théorie du fou avec beaucoup de plus de succès que Nixon, qui s’y
était essayé avec Mao, et pratiqué avec maestria, l’imprévisibilité, dont il
avait annoncé, dès avant le lancement des primaires républicaines, qu’elle
serait l’un des éléments majeurs de sa gouvernance.
« …comme
vous l’appliquez à Macron… »
Je n’applique rien, je cite l’analyse
d’un expert italien, qui se fonde sur le tsunami que fut, pour un gamin de 15
ans, le fait de se mettre en ménage avec une mère de substitution. Et lorsque
le Pr Segatori détaille les caractéristiques du psychopathe, Macron y
correspond au moins à 80-85 %.
« …qui
vous emmerde… »
Il ne m’emmerde pas, il est
simplement ce que l’oligarchie financière peut produire de plus odieux
politiquement parlant
« …et
fait tout pour. »
Avec son mépris psychopathique du « qu’en
dira-t-on » - né de la réprobation unanime du temps de sa liaison avec une
« vioque » -, il fait tout pour se rendre insupportable, voire
détestable, aux yeux de plus en plus de gens. Et cela, ça m’enchante.
Pour le reste, je ne
vois pas ce que vient faire l’élection de 2017 dans le cas Macron, tel qu’il s’expose
aujourd’hui, aux yeux de tous
"ce rapport appelle les responsables politiques nationaux à changer
radicalement de cap face à des logiques qui excluent, enferment,
précarisent et trop souvent, tuent les personnes en migration.«
En démocratie, ce sont les peuples qui donnent des injonctions aux gouvernements, pas des assoces qui s’autoproclament »camp du bien". Or les peuples ont largement démontré qu’ils refusent de devenir une succursale du tiers monde, avec tout ce que cela impliquerait de régressions.
Alors, je veux bien que la Cimade n’en ait rien à foutre de la démocratie, mais je ne vous dirai pas en retour, ce que nous pensons des officines no borders comme la Cimade. Et elles devraient prendre garde que nous ne les considérions un jour comme des ennemies, et leurs protégés aussi.
« Dans son dernier essai, Michel Onfray propose notamment deux hypothèses de civilisation pouvant remplacer la notre. »
Je
comprends qu’on puisse trouver de l’intérêt, voire de l’agrérment, à ce
genre de spéculations, mais ce n’est plus mon cas. J’y ai parfois cédé,
mais deux erreurs grossières m’ont dissuadé de persévérer dans cette
voie.
D’abord, j’ai cru, en 2008, qu’il n’y aurait pas (encore) une majorité pour élire un Noir président des Etats-Unis. Ensuite
de quoi en examinant les résultats de 2008, je me suis avisé que la
victoire d’Obama était la conséquence d’une évolution de la composition
ethnique de l’électorat. Obama devait sa victoire aux votes massifs des
Noirs et des Latinos.
2012 a confirmé.
J’en ai donc déduis qu’il ne serait plus possible de devenir président
des Etats-Unis sans l’appui massif d’une des deux communautés ethniques
majeures. J’ai alors pensé que les Républicains n’auraient pas d’autre
choix que de désigner un candidat d’origine hispanique pour avoir une
chance de l’emporter en 2016...
Après ce
deuxième plantage magistral, je me suis dit que ce genre de jeu n’était
décidément pas fait pour moi, et par conséquent, je n’y joue plus. Je ne
m’en porte pas plus mal, même si ça ma prive de sujets de discussion.