« Ce qu’on peut dire apparemment c’est que pour le moment il n’y a pas eu d’effets négatifs... »
Ce serait même plutôt le contraire, apparemment toujours. Mais nous sommes tellement mal informés - comme d’habitude ! - que nous ne savons pas vraiment ce qu’il faut penser au jour le jour. Nous en sommes réduits à attendre les « grandes tendances ».
« ...autoritarisme et dictature et volonté d’écrasement des déviants. »
Avec, quand même, une faiblesse inquiétante - - face aux pays du groupe de Visegrad, qui n’aura pas échappé aux négociateurs britanniques. Et sans vouloir être désagréable avec les Polonais, la Grande-Bretagne, c’est un bien plus gros morceau.
« Vous avez noté, il y quelqu’un ou quelques uns qui n’aiment pas nos échanges ? »
Quelqu’un qui se discrédite de lui-même, par l’absence complète d’arguments. Ces gens font partie du prix à payer pour notre liberté d’expression. Donc, on fait avec...
« Vous
avez raison d’évoquer la crainte des pouvoirs publics. »
Crainte et espoir tout à la fois. Celui que
la patate bouillante finisse, sans casse intermédiaire, entre les mains du
gouvernement ( ?) suivant.
« Les
gouvernements de droite comme de gauche ont
laissé progressivement pourrir la situation au fil des
décennies dans les quartiers difficiles en escomptant y circonscrire les
problèmes. »
C’est typique d’une complète
irresponsabilité et d’une indifférence totale à l’égard de la notion même de
service (au) public. Au début, il y en a certainement qui ont pensé que ça
finirait par s’arranger tout seul – il y a tellement de choses qui se règlent
sans que les détenteurs du pouvoir n’aient fait quoi que ce soit, dans ce sens
- , et quand ils se sont avisés que ce n’était pas le cas, c’était déjà trop
tard.
« Depuis
des années, je nomme cette politique de l’évitement « la part du feu »
car c’est bien de cela qu’il s’agit : on laisse à leur détresse les
familles sans problème… »
Dans leur cynisme, « ils » doivent
penser qu’elles n’ont qu’à déménager, et que, d’ailleurs, il y en a beaucoup
qui le font. La vraie détresse étant, bien sûr, pour les familles qui
voudraient échapper à cet environnement, et qui n’en ont pas les moyens, comme
vous le soulignez à la fin de votre intervention.
« …et
à leurs trafics les caïds de quartier pour éviter le retour d’images
désastreuses pour l’exécutif dans les médias. »
Il faut reconnaître que les pouvoirs ( ?)
publics sont bien aidés dans leur politique d’occultation par ces mêmes médias,
qui se contentent du strict minimum quand il est question des « territoires
perdus de la république », titre d’un livre publié il y a quinze ans, dont
tout le monde a, alors, entendu parler, et qui n’a débouché sur rien du tout.
C’était sous Chirac, mais le mouvement avait
commencé avant lui. Et, en 2015, sous Hollande, on pouvait lire, dans Marianne « Dans
un livre choc, « les Territoires perdus de la République », un groupe
de professeurs racontait à l’automne 2002 l’antisémitisme, le sexisme et l’islamisme
qui déferlaient dans les collèges et les lycées de la région parisienne.
Boycotté à l’époque, l’ouvrage ressort aujourd’hui. » Sans plus d’effets
que précédemment !!!
« C’est
consternant d’incurie, et scandaleux… »
D’autant plus que cette
passivité est délibérée, adoptée en toute connaissance de cause, en comptant
peut-être, sur… Mohammed Ben Abbes, pour mettre de l’ordre dans tout ça. A
partir de 2022…
@Dzan
« Voir Lafarge en Syrie »
C’est l’esprit, on négocie
pour éviter les pertes et les dommages.
@moderatus
« Mais peut -on laisser des populations entières
sous la férule de caïds et de leurs bandes ? »
Mais comment les déloger ?
Alors que ces caïds sévissent depuis tant d’années, qu’ils ont fini par croire
à leur pouvoir territorial et à leur intangibilité.
@ Fergus
« Il ne peut y avoir de « guerre
civile » lorsque les forces de l’ordre s’en prennent à la délinquance et
aux caïdat avérés. La plupart des familles musulmanes seraient ravies de voir
éradiqués des cités »
Appelez ça comme vous
voudrez, du moment qu’il y a des gens qui se tirent mutuellement dessus, c’est
une guerre que je vous laisse qualifier selon votre goût. Les choses seront d’autant
plus compliquées que les racailles se serviront des familles comme d’un
bouclier, et les théoriciens de la guerre asymétrique notent, depuis La
guerre moderne (La Table Ronde, 1961), du colonel Roger Trinquier, que
les populations prises au milieu d’un conflit qui ne les concerne pas ou peu,
ne se rangent pas automatiquement du côté des forces de l’ordre, mais du côté
de la structure qui leur inspire le plus de peur.
« Quant un membre commence à être de gangrené,
il faut d’urgence couper les parties atteintes avant que la pourriture ne gagne
encore du terrain ! »
Le problème, c’est qu’il
faudrait éradiquer des parties malades entourées de tous côtés de
parties saines, où les bandes feront tout ce qui est en leur pouvoir pour que
les dommages collatéraux soient les plus meurtriers et les plus destructeurs possible.
Il faudrait un De Gaulle
bénéficiant du consensus de 1962 – référendum sur les accords d’Evian – pour oser
se lancer dans une opération d’une telle envergure en en assumant par avance l’hécatombe
et le drame social qui en résulterait pour des centaines de milliers de personnes.
Ce n’est pas la question que je me pose. J’étais pour, je reste pour, comme je suis pour le Frexit, et plus globalement, la fin de ce modèle européen considéré comme une étape sur la voie de l’unification de la planète.
Mon incertitude porte sur le bilan économique à cinq ou dix ans. Succès ? Fiasco ?Jeu blanc ?c’est cela que personne ne peut savoir actuellement.
@moderatus « A force de nier la réalité, on ne fait qu’aggraver la situation... »
Vous le savez, je le sais, ils le savent et ils n’ont rien d’autre à offrir que de la temporisation.
Sans doute un jour, négocieront-ils avec les racailles. Il n’est pas exclu qu’il y ait déjà des contacts informels pour prévenir des affrontements qui ne feraient que des perdants chez les uns et chez les autres, face à l’opinion publique