« Lorsqu’une pensée s’offre à nous comme une profonde découverte et que nous prenons la peine de la développer, nous trouvons souvent que c’est une vérité qui court les rues. » Vauvenargues
Le mythe de Jésus s’est formé progressivement à partir de l’image du Messie juif attendu, des dieux sauveurs des cultes à mystère, du Logos de la gnose et du Maître de Justice des esséniens.
La fable de Jésus-Christ - Guy Fau Les Éditions De L’union Rationaliste
L’auteur de ce livre exerce un regard critique très salutaire sur les origines du christianisme. Il y est montré d’abord que nombreuses sont les caractéristiques du christianisme qui étaient déjà présentes dans d’autres cultes : la cène et la naissance du sauveur le 25 décembre déjà noté dans le culte de Mithra ; la résurrection, expérimentée précédemment par Osiris, Adonis, Attis et Mithra ; la naissance du sauveur de l’union d’un dieu et d’une mortelle à la façon des demi-dieux grecs ; la guérison des malades comme Sérapis et Asclépios ; le baptême, aussi administré dans le culte d’Isis et celui de Mithra et enfin la communion et l’eucharistie, pratiquées dans le culte de Mithra.
Guy Fau développe ensuite sa théorie selon laquelle le christianisme serait une prolongation de l’essénisme dont le culte est connu par les manuscrits de Qumrân.
L’agent transmetteur aurait été Paul qui, par ses nombreux voyages, a pu être en contact avec des Esséniens à Damas et, influencé par leur culte, propager une nouvelle religion, d’Israël à Rome en passant par la Grèce.
Enfin, le personnage de Jésus lui-même souffre de multiples contradictions et incohérences dans les évangiles. L’auteur les résout par la simple idée qu’à ce personnage mythique aurait été attribué un aspect « humain » bien après l’époque de sa supposée existence. L’humanisation d’une divinité présentait le grand avantage de proposer un dieu plus proche des hommes, une religion plus concrète que ce que proposait la concurrence.
Le christianisme est-elle la seule religion qui possède le mythe de l’immaculée conception ? ce mythe existe dans les religions des principaux peuples du bassin méditerranéen et de tous les peuples. Trois déesses grecques, Héra, Athena et Artémis, portaient l’épithète de parthenias, virginale. Dans la tête des Grecs, l’idée de virginité et de maternité ne s’excluaient pas ; vierge-mère signifiait mère sans le concours de l’homme, comme c’est le cas pour la vierge-mère Marie : mais dans les temps primitifs cela voulait dire mère sans être mariée.
C’est ce qui explique ce passage des Euménides d’Eschyle, dans lequel Minerve dit que « quoique l’homme a tout son cœur, elle n’a jamais consenti à accepter le joug du mariage ». En Grèce, on appelait fils de vierge (parthenias), le fils d’une fille non mariée. La femme était censée vierge tant qu’elle n’était pas mariée.
L’imam, qui est derrière le projet de mosquée est aussi dans la ligne de mire. Les opposants au projet de mosquée reprochent au département d’Etat américain, qui considère l’imam comme un modéré, de l’avoir envoyé en mission au Moyen-Orient, pour parler de la vie des musulmans aux Etats-Unis.
Daniel Henninger, rédacteur en chef adjoint du Wall Street Journal, propose que les pays occidentaux exigent l’application du principe de réciprocité ainsi que la fin de la persécution des minorités religieuses dans les pays musulmans avant de soutenir la construction d’un plus grand nombre de mosquées.