32 ans. Militant socialiste. Titulaire d’une maîtrise d’Histoire contemporaine et diplômé de l’IEP-Lyon. Aujourd’hui, je suis clerc de notaire mais depuis le décret du 20 août 2007, il faut dire « collaborateur des offices de notaire ». Où va donc se nicher la rupture ?
Je trouve curieux que personne n’évoque l’expérience de l’IEP-Paris avec sa convention ZEP. Celle-ci a tendance à remettre en question le système des classes prépas et du concours.
« De plus, desolé de dire cela, mais il y a en effet bac+5 et bac+5. Un bac +5 polytechnicien a un bagage plus grand qu’un master en quoi que se soit. C’est ainsi ».
Désolé de dire cela, mais ce n’est pas vrai. Un polytechnicien est d’abord quelqu’un de très bon en math, physique, chimie et pourtant on en retrouve à des postes qui n’ont rien à voir avec ces matières. Ils peuplent l’administration où ils sont souvent amenés à être confrontés à des questions de droit, par exemple, matière dans laquelle ils ne connaissent bien souvent pas grand chose même s’ils pensent le contraire. Et là, il vaut mieux qu’ils aient un bon service juridique sinon bonjour la catastrophe.
De la même manière, il m’est arrivé d’avoir des normaliens comme profs d’histoire en IEP qui étaient très brillants en histoire contemporaine mais dont l’inculture crasse pour tout ce qui concernait la période post-1789 aurait fait pleurer de rire n’importe quel étudiant en licence d’histoire (bac +3).
La seule chose que garantit vraiment le fait de sortir d’une grande école est d’avoir de la rigueur et de la puissance de travail. Pour la culture... C’est autre chose.
C’est évident, une gamine vous dit que son père lui a fait mal en indiquant son bas-ventre et vous avez besoin d’un « diktat » d’une circulaire pour en aviser qui de droit.
Après on peut prévoir toutes les procédures que vous voudrez mais on pourra aussi tomber sur un psy à 15€ l’expertise, une assistante sociale qui travaille pour une association de victimes et un membre de l’EN qui aura comme devise « courage, fuyons ». Il sera dès lors temps de pondre un bouquin derrière lequel vous pourrez vous réfugier.
C’est dommage que vous ne répondiez pas à mes questions de ma première réaction.
Je ne tombe pas plus que vous dans le panneau car il n’est pas besoin de toujours verbaliser surtout quand il s’agit d’enfants. Vous n’étiez pas là quand l’institutrice a parlé avec cet enfant, vous ne faites que réagir par rapport à des propos rapportés et vous prenez parti. Elle a très bien pu indiquer de la main l’endroit où on lui a fait mal, parfois c’est plus éloquent que toutes les phrases du monde.