C’est pas un mal de détruire le travail vu le sens qu’il a aujourd’hui : prostitution et asservissement des travailleurs à la sauce compétitivité, pour au final engraisser des ultra-riches qui vont tout planquer pour ne rien réinjecter dans l’économie réelle.
D’avance pardonnez mon éventuelle inculture/méconnaisse/etc, je cherche juste à comprendre : cette fameuse loi de 1973 (loi Giscard-Pompidou) a été passée soit-disant pour lutter contre l’inflation. En fait, si l’on peut se financer par sa propre banque (Banque de France), cela revient à faire comme aux Etats-Unis avec la Fed qui a ce pouvoir de créer du dollar à partir de rien —> la monnaie perd de sa valeur, ce qui conduit a de l’inflation.
Alors si effectivement les banques n’ont pas à être des intermédiaires (je ne vois pas le moindre avantage pour le peuple), se financer auprès de la Banque de France reviendra tout de même à une logique similaire de créer de la richesse à partir de rien : cela ne fait que nous endetter, ce qui revient à parier sur notre production future — vivre au-dessus de nos moyens.
Ce que vous dénoncez, c’est qu’actuellement les banques privées s’en mettent plein la panse. Certes. Mais votre solution ne change au rien au problème structurel de l’endettement, non ?
J’adhère à vos propos, et vous renvoie aussi vers mon commentaire sur le revenu de base : ça suffit d’avoir des gens qui vivent avec moins de 600€ par mois (dont des jeunes ... merci les stages).
Pour rebondir sur vos propos : quand je parle d’augmentation du SMIC dans ma famille, je retrouve souvent cet argument du « tueur de PME/PMI » qui ne pourront pas survivre à une telle mesure. Mais attendez, si une entreprise ne peut pas payer ses employés plus que le minimum pour vivre, ne serait-il pas mieux qu’elle disparaisse ?
A quoi bon conserver des entreprises qui appauvrissent les gens sous prétexte du sacro-saint « emploi » ?
Dans l’idée d’avoir plus de bénéficiaires, il y a aussi le revenu de base : on serait tous bénéficiaires de son montant (au niveau de seuil de pauvreté), de la naissance à la mort. Ce serait déjà une sacrée avancée.
Qui plus est, les salariés du coup seraient beaucoup moins contraints par la seule source de revenu qu’est leur travail : ils oseraient davantage revendiquer leur droits, et quelque chose me dit qu’ils ne se gêneraient pas... (comment ça il y a un mal-être au travail ?)
"La liberté, ce n’est pas la capacité : je suis libre de m’acheter une Ferrari (personne ne m’en empêche), mais je n’en ai pas les moyens (la capacité).«
Je ne suis pas d’accord, car justement le vendeur vous en empêche. Il n’y a pas de liberté sans capacité : vous n’êtes pas libre d’acheter cette Ferrari car vous n’en avez pas les moyens, vous n’avez pas le choix. Vous n’êtes donc pas libre.
»Si une collectivité achète des parts dans des entreprises et distribue également les dividendes entre ses contribuables, il n’y a aucune violation de droits, c’est un revenu de base parfaitement légitime.«
Un revenu de base pour ceux qui ont déjà des moyens (acheter des parts...) ? Ce sont bien des dividendes, pas un revenu de base.
»« selon vous les ressources sont toujours rares »>> Ce n’est pas « selon moi », c’est là aussi un fait. «
Les ressources sont finies, mais notre capacité à les produire a explosé. Nous sommes dans un monde de surproduction, je n’appelle pas ça de la rareté puisqu’on sait produire en suffisance.
»je ne dois plus d’argent à autrui«
Vous ne devez pas d’argent, mais vous devez votre situation à tous ceux qui vous ont précédé et légué cet héritage de connaissances et de constructions. Vous le devez aux autres, alors arrêtez de parler comme si vous ne deviez rien à personne, comme si, parce que vous savez vous avez votre place dans le système, tous devraient pouvoir y arriver selon vos méthodes. Ayez un peu d’humilité.
»Après, j’ai des devoirs moraux envers ma famille et envers mon prochain, mais c’est autre chose.«
Et donner de la capacité (de l’argent) lorsque vous en avez bien plus que nécessaire pendant que d’autres n’ont rien, ce n’est pas un devoir moral ? Vous parlez de collectivisme forcé, pourtant j’y vois juste là notre devoir moral.
»Mais la coopération est volontaire, pas forcée.«
Nous sommes bien d’accord. Mais je ne vois pas en quoi vous vous y sentez »forcé« ? Personnellement, je m’accommode très bien qu’on »m’en prenne« pour donner aux autres (en fait, je ne vois même pas l’argent prélevé par l’Etat comme m’appartenant).
Mais si vous vous sentez spolié, c’est peut-être parce que vous voudriez justement ne pas donner. Et là, j’aimerais bien que vous précisiez.
»Si, mais je les ai payé pour le faire."
A 5 ans vous payiez vos profs ? Laissez-moi rire Ce n’est pas vous, ce sont vos aïeux. Vous vous n’avez rien fait, vous avez juste profité.
Bref, je ne suis absolument pas d’accord avec la pseudo-liberté que vous décrivez. On n’est pas libre dans ce monde, on le serait davantage avec une capacité minimum allouée à tous.