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cevennevive

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Retraitée, éco-citoyenne, tendance minimaliste. Cévenole à tête dure. 
Etudes de lettres (lointaines...)
De prime abord, je ne crois jamais en ce que l'on me dit de façon péremptoire, je vérifie, et si je ne le peux pas, je réfléchis, je compare.

Tableau de bord

  • Premier article le 17/02/2011
  • Modérateur depuis le 27/04/2012
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Ses articles classés par : ordre chronologique











Derniers commentaires



  • cevennevive cevennevive 3 août 2013 11:10

    Bonjour à tous,


    Un petit poème que j’ai appelé « crépuscule »

    -------------------------------

    Nous aurons des matins de trop vive lumière
    Que nous cacherons de la main.
    Le soleil au levant, n’y paraîtra demain
    Que si nous lui faisons prière.

    Les midis seront clairs, bien trop clairs à nos yeux.
    Sur eux tirerons les volets,
    Enfermant nos envies. C’est cela être vieux,
    Ne vibrer qu’aux couleurs du passé.

    Et le paupières closes, revivrons tous ces jours
    De jeunes corps, de fraîche haleine. Referons à l’envers le chemin de l’amour,
    Disant la joie, taisant la peine.

    Tous ces après-midi à l’orée du sommeil,
    A cheval sur le temps présent,
    Avec seul mouvement le tic tac du réveil,
    Nous mèneront au soir des ans.

    Nos yeux n’auront plus mal sous la vive lumière,
    Quand nous irons sur le chemin,
    Le soleil au couchant, malgré notre prière
    Ne nous reviendra pas demain.

    Et là, n’aurons plus peur de la nuit et des heures,
    En cheminant sur le chemin.
    Plus rien n’existera, ni bonheur, ni malheur,
    Ni le temps, ni les lendemains.

    --------------------

    J’ai composé cela il y longtemps (j’avais 44 ans). A cette époque, je ne savais guère ce qu’était vieillir. Aujourd’hui, un bon bout de chemin parcouru, je ne renie pas ce poème.

    Vieillir comporte tout de même quelques avantages : par exemple, je porte en moi un baromètre automatique et jamais en panne. Il se situe parfois dans mon épaule droite, dans mon genou gauche, etc. Il me dit exactement le temps qu’il va faire dans les prochains jours...

    Alinéa et tous les « vieux », bonne journée. Pour les jeunes, ils ne viendront pas sur ce fil...


  • cevennevive cevennevive 2 août 2013 11:24

    Pas si fort, Kamarade Ecureuil, je ne suis pas sourde !


    Et non, je ne les oublie pas, mais là, l’auteur nous parlait des députés.

    Je n’oublie pas non plus les conseillers généraux, les présidents des communautés de communes, les députés européens, les... les... etc.

    Additionnons les émoluments de tous ces gens-là. Essayons au moins une fois. Ont-ils créé le nombre d’emploi qui justifie leurs salaires ?

    Salut l’Ecureuil. Votre (notre) colère est légitime.


  • cevennevive cevennevive 1er août 2013 17:48

    Olivier,


    C’était juste une façon de sortir de la théorie et d’entrer dans le concret. Je ne rejette pas Onfray et Isou. Je voulais juste placer cette période au niveau des gens.

    Parce qu’à propos de Mai 68 aujourd’hui, tout est théorie (cf plusieurs commentaires ci-dessus). Et l’on entend même des quadragénaires nous vilipender, mettant tout le mal qu’ils trouvent dans la société actuelle sur le dos des convulsions de cette période de l’histoire... 

    Les personnes qui dénigrent le plus les événements de Mai 68 n’ont qu’une vague idée du changement que cela a apporté chez les gens modestes.

    Aussi, je ne laisse personne juger notre passé immédiat de cette façon. Parce que j’y étais, parce que je l’ai vécu et éprouvé dans mon essence. Et cela m’énerve que certains résument cette période à des caprices de bobos ou à une gigantesque chienlit.

    Oui il y a du bon dans les observations d’Onfray mais il y manque le vécu sans doute.


  • cevennevive cevennevive 1er août 2013 16:59

    Bonjour à tous et à Olivier en particulier,


    Eh bien, moi, je me fiche des théories d’Onfray, d’Isou et de tous les intellectuels de cette époque.

    J’étais à cette époque une jeune femme enfermée dans un mauvais mariage, obligée de travailler dans une usine de pantalons à Nîmes durant que mon mauvais mari était à l’armée. J’avais arrêté mes études à 16 ans, et je gagnais juste assez pour mal manger, tout en n’étant même pas déclarée comme employée.

    Puis mai 68 est arrivé. Sur le moment, cela a été encore plus dur car les syndicats avaient fait fermer l’usine où j’étais employée à la chaîne.

    A la fin de la crise, après toutes sortes d’améliorations dans le travail, dans les salaires et les droits du travail, je me suis aperçue que la vie des femmes comme moi allait changer.

    J’ai pu reprendre des études (en terminale), passer le bac, le permis de conduire, aller en fac, avoir un compte en banque, et me consolider moralement et financièrement afin de pouvoir échapper à ce mauvais mariage.

    Rien que pour cela, je bénis Mai 68, comprenez-vous ? Le plaisir à tout prix, la licence et la liberté, ce n’est pas seulement une histoire de sexe. D’ailleurs, à part certaines communautés de Hippies, la liberté sexuelle était encore bien tabou après Mai 68.

    Je suis sure que beaucoup de femmes de mon âge pensent ainsi.

    Bonne soirée à tous.


  • cevennevive cevennevive 1er août 2013 16:21

    577 députés de trop sur 577.


    13 512 euros par mois et par députés, 13 512 euros x 577 de trop.

    Et nous, et nous, et nous ? Voterons-nous ? Les élirons-nous ?

    Qui, parmi nous, possède 13 512 euros sur son livret de caisse d’épargne, après une économie sévère de plusieurs mois ?

    Ah Monsieur l’Auteur, nous aurions préféré de pas savoir...

    Cordialement.


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