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CHALOT

CHALOT

Je suis un militant laïque d'éducation populaire.
J'assume différentes responsabilités associatives
J'ai été élu municipal et adhérent à des associations laïques et de solidarité où j'exerce des responsabilités
Très attaché à l'indépendance des associations et au respect de leurs champs d'intervention, je n'interviens ici qu'à titre personnel .
Je défends une orientation révolutionnaire, lutte de classes

Tableau de bord

  • Premier article le 26/01/2010
  • Modérateur depuis le 04/02/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • CHALOT CHALOT 26 avril 2010 09:03

    ici



  • CHALOT CHALOT 22 avril 2010 23:21

    ce pamphlet et ma liberté de parole ont conduit àmon exclusion, aujourd’hui de ce forum « marxiste révolutionnaire » sans d’ailleurs que mes censeurs ne respectent leur charte.

    Pendant des semaines et même des moisj’ai eu droit à des attaques en règles : je serais raciste et même facho parce que ^j’ai toujours refusé-malgré mes désaccords- de dire que Riposte laïque serait raciste !?
    Curieux révolutionnaires que ces amis du NPA ?
    Tout ceci montre que j’ai eu raison d’écrire cet article et de refuser de taxer de facho ou de raciste ceux avec qui je suis en désaccord.
    LE STALINISME N’EST PASENCORE MORT !






    raciste



  • CHALOT CHALOT 22 avril 2010 23:05

     

    Chapitre 1

    Incompréhension de l’injustice

    faite aux femmes

    dans la tradition musulmane

    par Faïza

    I. Ma vision de l’intérieur

    Je suis née dans une famille musulmane, je suis donc

    née musulmane, parce qu’on hérite des croyances de sa

    famille, jusqu’au jour où l’on devient quelqu’un et alors

    on choisit de perpétrer cet héritage ou de le faire évoluer.

    Mes grands-parents paternels sont nés dans les

    montagnes algériennes. Ils ont vécu dans un petit village et

    ils se sont dévoués corps et âmes à leur religion et à leur

    culture qui restent, pour ainsi dire, le seul point d’attache à

    leur pays d’origine. Aujourd’hui, ma grand-mère vit seule,

    mon grand-père étant décédé, dans une cité minière. En

    sociologie, j’ai étudié, durant ma première année de DUT,

    un texte de la sociologue Zahia Zeroulou dans lequel il est

    question de la réussite scolaire des enfants d’immigrés.

    Elle y explique que les personnes qui ont grandi dans leur

    pays d’origine au sein d’un milieu rural ont plus de

    25

    ---------------------------------------------------------------------------------

    difficultés à s’intégrer dans leur pays d’accueil que des

    personnes issues d’un milieu urbain lesquelles acceptent

    plus facilement l’évolution des moeurs1.

    Je l’ai constaté tout au long de mon enfance et de

    mon adolescence et j’en ai subi les conséquences.

    I.1. Apprentissage à la soumission

    Depuis que je suis enfant, on m’apprend à me

    soumettre à l’homme. Je n’ai jamais compris et

    aujourd’hui je ne comprends toujours pas pourquoi, mais

    pendant longtemps j’ai accepté sans me poser de

    questions. Je devais me soumettre aux volontés des

    hommes de mon entourage. Peu importe ce qu’ils me

    demandaient, je n’avais pas le droit de me rebeller, je

    devais leur apporter ce qu’ils désiraient, même si ce qu’ils

    désiraient se trouvait à leur portée. Je devais avoir ce

    comportement, par exemple, avec un de mes cousins qui

    est mon aîné de quelques années. Lorsque je me disputais

    avec lui et que j’allais me plaindre à un membre de ma

    famille, on me répondait que c’était de ma faute, que

    c’était un homme et que je ne devais pas me révolter s’il

    m’ennuyait. J’en étais révoltée et frustrée. On m’a appris,

    dès mon plus jeune âge, à servir l’homme sans discuter.

    Lorsque ma famille avait des invités, ces derniers

    étaient accueillis dans une pièce autre que celle où l’on

    mangeait habituellement et je ne pouvais manger que

    lorsque que les hommes avaient terminé leur copieux

    repas parce qu’il fallait que je sois disponible au cas où

    l’un d’entre eux aurait eu besoin de quelque chose. Cela

    ___________________

    1 G. Abou Sada, B. Courault, Z. Zeroulou (sous la dir. de),

    L’immigration au tournant, actes du colloque du GRECO 13 sur Les

    mutations économiques et les travailleurs immigrés dans les pays

    industriels, Vaucresson, 28-30 janvier 1988, Paris, L’Harmattan,

    1990.

    26

    -------------------------------------------------------------------------------------

    n’est pas particulier à ma propre famille, dans beaucoup de

    familles musulmanes il en est ainsi. Bien sûr, je n’étais pas

    la seule à subir ce genre de vexations : mes cousines, mes

    tantes, ma mère… toutes nous les subissions de la même

    manière. L’une des choses les plus étranges est qu’on ne

    mangeait pas dans la pièce où les invités dînaient mais

    dans une autre pièce où les enfants avaient mangé avant

    nous et où ils s’amusaient pour digérer, ce qui nous

    obligeait à prendre notre repas (si on avait encore faim)

    dans une ambiance électrique, avec les cris des enfants qui

    ponctuaient chaque bouchée de nourriture avalée. Jamais

    les femmes de ma famille, quand des invités étaient

    présents, ont pu manger tranquillement, hormis les

    doyennes qui recevaient le même respect que celui dû aux

    hommes.

    En outre, il fallait manger vite afin de préparer le

    plateau de fruits qui suit généralement chaque repas ainsi

    que le thé à la menthe et/ou le café selon la volonté des

    invités. Plus d’une fois durant ces repas, je me suis agacée

    envers une cousine, une tante ou même ma mère parce que

    je ne supportais plus d’attendre pour pouvoir manger, de

    devoir me rendre dans la pièce des invités pour

    débarrasser leur table. Le fait de servir ne me dérangeait

    pas vraiment et j’avais même plutôt un certain plaisir à

    aider, mais je me suis aperçue que, toujours, seules les

    femmes servaient et ne mangeaient pas sereinement. Je

    n’ai jamais vu un homme de ma famille participer aux

    tâches ménagères (même pas mettre le couvert) et durant

    ces repas, j’avais plutôt l’impression d’être l’hôtesse d’une

    autre famille que la mienne. De plus, j’ai rarement

    entendu, voire jamais, un homme me remercier, prononcer

    un mot de politesse, comme on le fait lorsque que

    quelqu’un nous sert ; ce que je faisais leur paraissait

    normal. Et c’est vraiment ce comportement qui

    27

    ------------------------------------------------------------------------------------

    m’exaspérait. Dans la culture maghrébine, une femme qui,

    par exemple, vient ramasser un verre d’eau renversé par

    un homme ne sera pas remerciée parce que c’est normal,

    c’est son rôle, en tous cas celui que sa culture lui impose.

    Et puis, je m’efforçais de débarrasser, tête baissée

    afin que mes yeux ne croisent pas ceux d’un homme,

    parce qu’on m’avait expliqué que cela ne se faisait pas et

    sans comprendre les réelles causes, je me soumettais à

    cette volonté, parce que c’était comme ça et que toutes les

    femmes autour de moi se comportaient ainsi. Aujourd’hui

    je constate qu’en fait j’imitais les femmes de mon

    entourage, la soumission s’enseigne par imitation.

    C’est devenu une psychose qui me hante toujours. Je

    me rends compte qu’aujourd’hui encore, lorsque je croise

    un homme d’origine maghrébine dans la rue, le métro ou

    le bus, j’ai tendance à éviter son regard et à baisser le

    mien. J’ai été conditionnée à la soumission. Comme je l’ai

    appris cette année en psychologie sociale, c’est ce qu’on

    appelle la soumission à l’autorité. Ce terme se définit

    ainsi : comportement de quelqu’un devant une exigence

    visant à obtenir de lui soit une approbation, soit un

    comportement, soit un changement cognitif ou perceptif.

    J’ai été victime de cette soumission à l’autorité durant des

    années jusqu’à ce que je réfléchisse véritablement par

    moi-même, que je me libère de cette pesante autorité et

    que je me rende compte que ces situations sont

    intolérables de nos jours. (...)



  • CHALOT CHALOT 22 avril 2010 23:04

    comme demandé, des extraits



  • CHALOT CHALOT 22 avril 2010 18:02

    Je suis à peu près d’accord avec vous.
    Par contre si la loi contre le voile intégral est voté, je ne me voispas aller manifester contre !
    Le problème pour la gauche et l’éducation populaire laïque c’est qu’elle a été incapable d’aborder la question et d’en discuter.

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