Si ce cas était isolé, cet article n’aurait pas été nécessaire. Mais quand on fréquente plusieurs réseaux sociaux, on constate que malgré les recommandations de bonne pratique concernant le diagnostic signées en 2005 et par la HAS et par la Fédération Française de Pédo-Psychiatrie, il extrêmement fréquent que des enfants de 8, 10 ans soient enfin diagnostiqués proprement après des années de « thérapie médiatisée » dans un CMP, CMPP ou hôpital de jour. Il a fallu, en général pour cela que les parents cherchent des infos sur le web et aboutissent au bon réseau pour ouvrir enfin les yeux sur l’inanité des prétendus soins psychiques et soient correctement orientés vers de vrais professionnels.
Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, de voir fleurir des pétitions parisiennes ou régionales « pour le maintien d’une psychiatrie de proximité » parce que la tendance est à la fermeture de telles structures. Ces structures et ceux qui les dirigent avec leur idéologie d’un autre âge creusent leur tombe tous seuls.
Comme je viens de voir 2 épisodes d’ « Apocalypse » sur la 1ère guerre mondiale, je vais oser le parallèle : des tout-puissants tous plus ou moins cousins entre eux règlent leurs comptes et jouent à kisékél’plufort sur 4 ou 5 fronts différents, indifférents aux millions de morts collatérales dans tous les coins de leurs royaumes.
où l’on voit toute l"hypocrisie des plénipotentiaires actuels, qui, après avoir trusté toutes les institutions sans concurrence jusqu’à présent, sont capables de se présenter en tenue de camouflage.
Il suffit que les parents aient réagi en masse pour qu’ils se transmutent soudain.
Mais comme des caméléons, ils n’ont fait que se donner une apparence.
Ce qu’il faut voir aussi, c’est comment sont constituées les CDAPH : des représentants d’usagers très minoritaires et polyvalents qui ignorent tout des handicaps qu’ils ont à traiter puisqu’ils siègent à tour de rôle et que la commission traite les dossiers dans l’ordre d’arrivée. Donc on peut avoir un représentant d’une association de personnes malentendantes, ou paralysée qui n’aura à traiter, sur une journée, que des handicaps mentaux. Les autres, les pros, prêchent pour leur chapelle : le représentant de l’EN aura tendance à rejeter les cas « lourds » pour protéger les collègues et le budget de l’académie, le représentant de la CAF/CPAM n’hésitera pas à désinformer les parents pour épargner à la CAF quelques centaines d’euros (histoire vécue : il n’a plus rien dit lorsque je lui ai lu le texte qui le prenait en flagrant délit de mensonge), etc. Et le pompon, c’est que le président de la CDAPH est aussi conseiller général (vice-président, souvent), et que lui, il a tout intérêt à épargner le budget du département, alors que la solidarité et la compensation du handicap dépend totalement de lui (ils oublient de dire quand même qu’ils sont bien aidés aussi par la CNSA qui collecte et redistribue la CSG).
Bref, quand on passe en commission pour exposer notre projet de vie et les besoins financiers pour le réaliser, on est seul face à 20 personnes qui n’ont pas d’idée du tout ou bien qu’une idée en tête :en lâcher le moins possible.
Ce qu’ose raconter ce parent bénévole qui espérait pouvoir défendre et soutenir d’autres familles, c’est le reflet d’une invention machiavélique : la décentralisation d’actions et de prestations qui devraient être centralisées comme le reste des prestations familiales ou de santé, qui aboutit à une disparité de traitements suivant les territoires incompréhensible.