Les règles prudentielles sont fixées en Europe par le CEBS (Comitee of Euopean Banking Supervisors) qui est composé de hauts représentants des autorités bancaires de la BCE....et la BCE n’est pilotée par aucun état, pas plus que la FED n’est pilotée par l’Etat Fédéral US.
Si vous voulez vous en prendre à l’état, redonnez lui le pouvoir de battre monnaie...mais pour cela, il faut sortir de l’ UE...ce que je recommande chaudement.
Votre article récapitule effectivement l’essentiels des points d’achoppement de cette prétendue Union Européenne.
Concernant ce que nous vivons aujourd’hui, chacun y va de ses solutions pour sortir de l’impasse et avance des arguments qui sont en soi interressants.
Sortir de l’Euro, abroger la loi de 73 (qui n’existe plus au demeurant, puisque l’article 104 de la constitution Européenne s’y est substituée), faire payer l’Allemagne, faire sortir les pays en difficultés de l’Euro, faire un Euro fort du nord, un Euro faible au sud, creer des monnaies nationales pouvant « flotter » vis à vis de l’Euro qui resterait la monnaie d’échange extra Européenne, etc..
A un moment, il faut remettre les pieds sur terre et regarder les réalités en face.
La France a signé un traité en 2007, par voie parlementaire faute d« avoir pu forcer la main de son peuple en 2005, et nous a donc engagé. Signer un traité ne se balaye pas d’un revers de main et il faut être conscient de ce qui y est écrit et des engagements qui y sont associés.
Ainsi donc, ceux qui veulent sortir de l’Euro devront savoir que cela ne peut se faire que par vote à l’unanimité des 15 autres pays utilisant cette monnaie.
Vous y croyez, vous, à ce que les 15 pays en question disent au 2eme plus gros contributeur Européen »ok, c’est bon, vous pouvez sortir !« ?....pas moi.
Faire payer l’Allemagne, le 1er plus gros contributeur Européenn, et qui à mis 20ans à digérer la reunification, pas encore terminée d’ailleurs si on en juge par la différence de niveau de vie existant encore....pas davantage. Et le raisonnement est le même pour tout le reste, il n’y a aucun interêt convergent permettant d’entrevoir le possible succés d’une de ces mesures...du moins aucune tant que l’on reste dans l’Union Européenne.
Je pourrais argumenter, aux Européïstes convaincus et fanatiques de développement axés sur l’éternelle »croissance« que l’Europe est le continent de plus faible croissance depuis presque 20 ans maintenant, à ceux qui pensent que l’Europe nous a préservé de conflits que cela est faux, que son assujetissement à l’OTAN l’a fait intervenir en Yougoslavie et maintenant en Afghanistan, que l’Europe d’avant 92 ne présentait pas plus de tensions qu’aujourdh’ui et que la nucléarisation de certains états a rendu tout conflit majeur suicidaire mais, cela pour moi n’est pas le plus important car l’essentiel est que l’Europe confisque purement et simplement la démocratie, et cela n’est pas, de mon point de vue, négociable.
Seuls les comissaires sont habilités à proposer des lois à Bruxelles, et 97% de celles ci sont votés par les parlementaires...quel plebiscite ! ( il faut dire que la soupe est bonne...) 80% des lois nationales sont la traduction directe de ces directives...pourquoi se compliquer la vie avec 2 assemblées, on se le demande !
A tout ceux qui veulent l’écroulement brutal du système, dans sa globalité, sans réaliser à quel niveau de misère, d’anarchie et de violence cela nous mènerait, et surtout sans prendre conscience que n’émergeraient de ce chaos que ceux qui ont toujours su exploiter les cataclysmes sociaux, à savoir les grand argentiers et les dictateurs, je propose quelque chose de plus constructif, voir même de bien plus révolutionnaire, sortir de l’Union Européenne par l’article 50 du traité de Lisbonne qui permet à un état de le faire, et en bon ordre. Imaginez l’impact que cela pourrait avoir en Europe :
»Les Français ont décidé de reprendre leur souveraineté, conscients que l’Europe ne pourra jamais faire converger de décisions communes autour d’intérêts si différent, et constatant que l’orientation économique proposée est en contradiction flagrante avec ses valeurs et ses interêts, ils préfèrent quitter le rêve de Jean Monet et Robert Schuman, avant que celui ci ne devienne cauchemar«
Cela, AUCUN de ceux que vous voyez dans les médias ne vous le propose, ni Melanchon, ni NDA, ni le FN, personne dans les médias, mais un parti existe, il s’agit de l’UPR de François Asselineau et cette stratégie est inscrite dans sa charte fondatrice, et c’est le seul.
»Celui qui préfère sacrifier un peu de liberté pour plus de sécurité ne mérite ni l’une, ni l’autre" Benjamin Franklin
Je viens de suivre le fil des commentaires de cet article, très interessant au demeurant, et je constate que beaucoup s’étonnent de l’ascension fulgurante de notre ministre de l’économie.
Comme certains ont pu le lire dans sa fiche Wikipédia, miss Lagarde a gravi toutes les marches du plus grand cabinet d’affaire du monde, à savoir Baker & Mc Kenzie, pour en prendre la direction de 1999 à 2004 ou elle fera doubler le chiffre d’affaire de son entreprise...bien.
Mais, pour ceux qui auraient lu un peu vite sa fiche, vous constaterez que cette derniere appartenait aussi au think tank CSIS pour lequel je fais une petit copier coller ici :
De 1995 à 2002, elle est membre du think tankCenter for Strategic and International Studies (CSIS), au sein duquel elle coprésidait avec Zbigniew Brzezinski la commission Action USA-UE-Pologne et suivait plus particulièrement le groupe de travail Industries de défense USA-Pologne (1995-2002) et les questions liées à la libéralisation des échanges polonais[11]. En 2003, elle est également devenue membre de la Commission pour l’élargissement de la communauté euro-atlantique[12].
Ou est-ce que je veux en venir ?...et bien figurez vous que l’un des principaux clients de son cabinet d’affaire était l’avioneur Lookeed Martin...qui fabrique notamment des chasseurs F16.
Et alors ?
Certains ont peut-être la mémoire courte, mais, en 2003, la Pologne qui négociait férocement son entrée dans l’UE, en obtenant quelques milliards d’€ supplémentaires pour aider son « agriculture », a acheté 48 F16....
Vous saisissez maintenant.
A noter en passant que ces même polonais, dont on peut douter du besoin réel d’acheter autant de chasseurs, se sont précipité à la suite des US dans la guerre d’Irak...(il n’y a aucun problème d’approvisionnement de pièces détachées à ce que lon m’a dit)
Ainsi donc, nous avons à la tête de notre économie une dame à qui Serge Dassault doit avoir quelques réticences à serrer la main, et grâce à laquelle notre dîme Européenne à servi a enrichir l’industrie militaire US.
Si après cela vous vous étonnez que ses décisions plombent notre économie, je ne sais plus trop quoi vous dire...