Si le giec n’a aucune valeur scientifique, alors les blogs que vous lisez encore moins, puisqu’ils font la même chose que le Giec, ils synthétisent ce qui leur plaît, tout en faisant passer des messages politiques.
« Penser que l’espèce humaine a une responsabilité significative dans l’évolution du climat me paraît relever de la foi et plutôt que de la science. » J’aime bien le terme « significative » devant responsabilité qui montre que n’êtes pas sûr en fait, que votre avis dépend finalement d’un parti pris, qu’on pourrait appeler aussi la foi. Je vous rappelle que le Giec s’exprime en termes de probabilité.
Alors les GES d’origine anthropique, ils peuvent avoir une influence sur l’atmosphère oui ou non ?
Un contradicteur de Courtillot ? Parce que Gilles s’exprime le plus souvent sur les scénarios du Giec et la transition énergétique, ce qui n’est pas le cas ici. Ce texte essayent tout simplement de minimiser les effets des GES et de victimiser les climato-sceptiques, et je doute que Gilles soit en accord avec cette vision partisane.
Sans parler de cette histoire de refroidissement actuel sur les hivers en Europe de l’ouest. Courtillot se fout ouvertement de la gueule du lecteur, car lui-même sait que cela n’a aucun sens climatique. Il l’explique d’ailleurs dans le premier paragraphe, avant de plonger sur une phrase totalement énigmatique « Il est vrai que si ces extrêmes froids se répétaient suffisamment souvent, il pourrait en être autrement… » et de mettre un dessin. Il n’y a eu aucun extrême froid... Et si ma tante en avait... Bienvenue chez les fous.
Cet article est totalement vide de faits scientifiques. Une simplification à l’extrême. Comment en plus peut-on expliquer que le système climatique est chaotique, complexe, avec pleins de facteurs qui jouent, et expliquer que les GES n’ont pas d’importance et que c’est un seul facteur, le soleil, qui explique tout, et la preuve, c’est que les malheureux petits climato-sceptiques qui se sont fait rabroués à l’académie des sciences sont en fait de gentils chercheurs qui sont attaqués par les méchants climatologues, et que autre preuve, des géographes, des sociologues, des philosophes (quelques un en fait, on a vu par exemple sur les géographes que 90% d’entre eux ne soutiennent pas les thèses climatosceptiques) se rallient aux géologues ? Niveau récup de chercheurs Courtillot se place là en bon élève (ou maître) d’Allègre.
Toutefois, la vraie question, c’est que si on doit sortir du nucléaire, il faudra sûrement dégager beaucoup beaucoup plus de GES avec le pétrole et le charbon, et là j’aimerais bien que Courtillot nous explique comment l’envoi massif de GES ne peut avoir aucun effet.
Mais n’oublions pas la cerise sur la gâteau : "On verra bien, mais en attendant suggérer un léger refroidissement pour
les quelques décennies qui viennent n’est décidément pas
déraisonnable.« . »
Trop bien Courtillot nous explique que les simulations informatiques sont de la merde, mais par contre il faut croire ses prévisions à lui au doigt mouillé ?
Enfin il ne vaut mieux pas que je parle du paragraphe sur Luc Ferry, j’ai cru avoir une crise cardiaque : voilà qu’un philosophe devient caution scientifique d’un scientifique !