J’ai peur que tu n’ai raté ma réponse d’hier Rocla je te la redonne donc ici : haddock ou aiglefin ou aigrefin (qui signifie aussi humain * qui emploie la tromperie ce qui est parfaitement le cas), sur le plan proxémique via morue et merluche nous avons tous les dérivées de prostituée ** : demie mondaine, gourgandine cocotte, mégère et putain. D’ou sans doute le choix du premier terme du pseudo (rocla) qui n’existant ne peut comporter de proxémie mais phonétiquement en a une avec raclure, rognure etc.
* enfin quand je dit humain c’est manière de parler
** Je suis désolé pour les prosituées de les comparer à Rocla
Le haddock cest aussi l’aiglefin, enfin dans ce cas ce serait plutôt aigrefin, au sens de homme (quand je dis homme c’est relatif) qui emploi la tromperie, en proxémie luinguistique pour haddock nous avons (via morue et merluche) : prosituée et tous les dérivés, demie mondaine, gourgandine, cocotte, mégère, putain, d’où sans doute le choix du premier terme du pseudo (rocla) qui ne comporte pas de proxémie officielle puisqu’il n’eXiste pas dans le vocabulaire des civilisés, mais permet malgré tout : raclure, rognure etc. Mais j’insulte les filles de joie qui sont respectables elles. T’en veut encore Rocla ?
Je tient d’abord à vous remercier pour cet article avec lequel j’ai de nombreux points de désaccord, ayant voté non à la constitution, à Maastricht, par antilibéralisme. Cependant vous argumentez bien, il importe donc de bien vous réfutez. Je vais essayer de la faire.
« J’ai toujours considéré Giscard comme un esprit éclairé, qui voulait un libéralisme à conscience sociale ». Je ne partage pas du tout ce considérant sur Giscard mais je voudrais juste insister sur le fait les derniers mots de la phrase relève d’un oxymore.
L’Europe de Charlemagne était un territoire conquit militairement afin de servir de fief à un guerrier sanguinaire et d’imposer à des populations une religion ou de les passer par le fil de l’épée. C’était la pensée unique de l’époque, seuls les moyens sont (pas toujours) moins frustes.
« Peut-être un sentiment équivalent, même si cela peur en faire ricaner quelques uns, à celui que l’établissement de la constitution lors de la révolution française, mais sans la terreur, sans les têtes coupées, par l’envie d’être ensemble pour un projet divers mais dans la même direction, avaient eu les constitutionnalistes. Avoir un sentiment de construire, de vouloir rassembler, de faire que l’Europe soit cette Eutopie (et non utopie), le pays du bien et non de nulle part, qui se réalisait. Ce qu’il y avait dans ce traité, c’était aussi des symboles comme le drapeau européen, l’Hymne à la joie et le préambule social. »
La constitution Française n’a pas été établie par la terreur, celle-ci ne s’est imposée que devant les tentatives de remettre en cause la révolution. Les symboles de l’Europe... Le drapeau (article sur Hérodote,net :
« Dès sa création, le Conseil a souhaité donner à l’Europe des symboles auquels les peuples puissent s’identifier. Après cinq ans de recherches et de tentatives avortées, le 25 octobre 1955, l’assemblée parlementaire choisit à l’unanimité un emblème d’azur portant une couronne de douze étoiles d’or.
L’emblème a été conçu par l’Autrichien Arsène Heitz, modeste fonctionnaire, artiste à ses heures et... fervent catholique. Selon ses dires, il s’est inspiré de la médaille miraculeuse de la rue du Bac (Paris). Celle-ci représente la Vierge avec la corona stellarum duodecim ou couronne de 12 étoiles qu’évoque l’Apocalypse de Saint Jean (« Un signe grandiose est apparu dans le ciel, une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de 12 étoiles », Apocalypse 12,1). Il lui a ajouté un fond bleu de la couleur traditionnelle du manteau de la Vierge.
Pour maints dirigeants chrétiens-démocrates à l’origine de la construction européenne, cette inspiration est bienvenue. Ne place-t-elle pas d’une certaine manière l’Europe sous la protection de la mère de Jésus-Christ ? Par un singulier hasard, le texte portant adoption du drapeau est d’ailleurs signé le 8 décembre 1955, fête de l’Immaculée Conception... »
Votre symbole fondateur ne convient au laique que je suis, mais il vrai que les symboles sont polysémiques. Pour le préambule social, vous savez bien que ce qui a fondé le rejet des vrais progressistes c’était son caractère non contraignant.
« la seconde (partie du traité) n’étant que le rappel touffu et incompréhensible des autres traités. Ce n’était qu’un rappel que celui-ci ne modifiait pas. Il n’avait donc aucune influence pour le vote puisqu’ils étaient déjà votés »
Plus loin :
« La preuve est faite que c’est faux. Le second argument qui me faisait bouillir d’indignation était d’attribuer à ce fameux traité tous les maux des autres traités notamment celui de Nice et pour d’autres de Maastricht. Ils faisaient croire qu’en votant non on ferait disparaître ceux-ci. »
Il y a là une ambivalence qui se finie en : la constitution et le traité contiennent-ils les éléments des autres traités, et s’ils étaient néfastes n’auraient du disparaître du nouveau, c’est à dire refonder une définition de l’Europe, ou bien si elle reprenait les anciens traités cela renforce les arguments du non.
Je pense que ce qui a été rejeté est précisément aussi ce qui avait déjà été voté (notamment Maastricht) grâce à une campagne déjà biaisée ou voté par des parlements déconnectés de leur populations.
Passons sur Fabius je suis en accord avec vous, d’autres ont fait le chemin inverse dans l’actuel gouvernement.
« Les peureux ont fait passer la pilule par les assemblées. Par ce geste ils ont méprisé leur population. Bayrou avait clairement pris position pour un référendum, même s’il a voté le traité de Lisbonne en congrès. Il disait que ce que le peuple a[vait] défait, seul le peuple p(eut)[ouvait] le refaire. Partant donc d’un traité constitutionnel abscons nos élites ont cru pouvoir tromper les populations. Ce que les courses n’avaient pu donner comme tiercé dans l’ordre, on allait leur refourguer dans le désordre, idéal en moins. Symboles en moins. On a détricoté le texte, on l’a saupoudré à droite et à gauche, on a multiplié les lignes, les paragraphes, les pages et cerise sur le gâteau, nos abrutis de journalistes ont servi de haut-parleurs à ces damnés politiques et ont proclamé ubi et orbi que le traité de Lisbonne était mini et simplifié. Il n’est ni mini, ni simplifié. Alors les Irlandais ont dit à abruti, abruti et demi, c’est non. La seule chance de réconcilier les européens avec l’Europe eut été de tout remettre à plat. D’attendre une ou deux années. Consulter les administrés, faire un document simple, clair et lisible avec en place prioritaire un idéal, des symboles et la volonté d’un modèle différent. En un mot un projet enthousiasmant avec la participation de tous et de repartir au combat devant les électeurs. »
Entièrement d’accord : les partisans du non antilibéral n’ont jamais rien demandé d’autre : recommençons la copie, mais en la rédigeant ensemble cette fois.
« Je me mets ici dans la situation où les USA, mentant sur les ADM, se seraient confrontés à une Union Européenne, avec une seule armée, ou un seul commandement qui n’aurait pas pu l’accompagner dans sa guerre. Les USA n’y seraient peut-être pas allés. »
L’inverse est également vrai : considérant le niveau de maturité de la notion d’indépendance de plusieurs pays européens vis à vis des USA, une armée européenne pourrait être un simple corps de supplétifs, encore que la réintégration de la France dans l’OTAN va dans ce sens aussi.
« Les nonistes français, certains d’entre eux, se croyaient très forts. Les élites les ont contrés avec ce maxi traité complexifié. Mais ces derniers aussi ont été battus par le petit pays irlandais. Les voies qui s’ouvrent me paraissent sombres. Voulant sauver ce traité on risque d’humilier l’Irlande en la mettant de côté. Et que sera la réaction de la terre des redoutables Angles ? Ne va-t-elle pas en profiter pour s’engouffrer dans la brèche ? C’est ce qu’a fait la Tchéquie en demandant l’arrêt de la ratification du traité de Lisbonne »
Comme tous les « nonistes » de gauche, je ne me satisfait pas que ce traité soit en difficulté en raisons de mauvais arguments (religieux ou nationalistes), mais je ne boude quand même pas totalement mon plaisir.
« ... non à Lisbonne (et aux traités précédents) mais oui à l’Europe ? » Mais bien sûr : on s’use la salive à le crier depuis des années dans les rangs progressistes.
Pour la vidéo de Bayrou, c’est curieux comme cet homme est parfois plus progressiste que le PS ! Disons qu’il est sans conteste républicain.
Ceci posé, je vous laisse et me rend à la fête d’ATTAC à Gardanne (Bouches du rhône)
Débat à 20 h 15
20h15 : Attac : pour une Europe démocratique, solidaire et écologique avec Aurélie Trouvé, co-présidente d’Attac France