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Clad

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Etudiant en economie, ecrivain amateur, militant Modem, membre du fan club de Valery Giscard d’Estaing, geek assume et generateur de flatulences a une altitude superieur a celle de mon posterieur.

Tableau de bord

  • Premier article le 18/04/2007
  • Modérateur depuis le 28/09/2007
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Derniers commentaires



  • Clad Clad 18 avril 2007 18:44

    D’abord, merci pour votre commentaire, il est toujours appreciable d’être critiqué de manière pertinente.

    >n’étant tout simplement pas informé de l’existence de cette exonération faute de comprendre le maquis des petites exonérations à l’emploi, les entreprises feront leurs choix d’embauche sans tenir compte de ces aides.

    Je ne suis pas d’accord, pour plusieurs raisons. D’une part, le montant de l’aide est appreciable (l’équivalent d’un salaire net), et l’est d’autant plus vu la cible visée (les entreprises de moins de dix salariés, pour qui une telle somme est conséquente), incitant d’autant le patron à s’interesser à cette mesure. Ce n’est donc pas une « petite » mesure comme vous dites. D’autre part, les conditions étant relativement clair (il n’y en a qu’une : « être une entreprise de moins de dix salariés »), il s’agit d’une mesure lisible dont on peut être à peu près certain qu’elle sera prise en compte. De plus, cette mesure est suffisament mediatisé aujourd’hui pour qu’une large parti de la population soit au courant de sa probabilité d’existence, et à priori les patrons plus que les autres.

    > Chaque modèle, une foit construit, doit être confronté à la réalité, doit être testé, selon différents scénarios et en incluant le maximum de paramètres

    Touché. Effectivement, c’est le point faible de mon article, je n’ai pas les moyens materiels (période d’examens), ni peut être toutes les connaissances requises pour me livrer à ce genre de travail. Je n’ai utilisé que les paramètre me semblant les plus significatif, il y a donc une part de subjectivité dans cette analyse. Mais j’ai la faiblesse de croire que cette subjectivité reste malgré tout partiale, et que, pour ce nombre donné de variable, ma subjectivité n’est pas si éloigné de ce que donnerait un travail aussi profond.

    Pour ce qui est des effets induits, si je suis resté dans le « Toutes choses égales par ailleurs » au niveau des schémas, j’explicite un certain nombre de conséquences probable, pour ne pas dire certaines, dans mes explications et dans les commentaires de cet article. Je vous accorde cependant que celà n’a rien de rigoureux et ne relève que de mon intuition personelle.

    > Il se trouve que ces exonérations ciblées sur les bas salaires ont, parmi les différentes exonérations de cotisations, les dispositifs qui ont le rapport coût/emploi créé le plus favorable : elle ne concernent que les salaires les plus bas, pour lesquels le coût d’exonération par salarié est le plus faible. De plus, les bas salaires sont également ceux pour lesquels la question de remplacer un emploi en France par un emploi ailleurs, ou par une machine se pose le plus

    Ces exonération sont fortement remises en cause par beaucoup d’économistes. Elles ont eu leur utilité, c’est indeniable, mais ne sont plus aussi rentable que par le passé. Il est aujourd’hui de plus en plus irréaliste d’espèrer concurrencer le coût du travail de la main d’oeuvre peu qualifiée des pays emergents. Comment lutter avec du (au mieux) -35% quand il existe des travailleurs asiatiques acceptent un salaire horaire plus de 95% moins cher, dans un contexte de mondialisation et de faible coût du transport ? Celà revient à vouloir vider la mer avec un sceau d’eau.



  • Clad Clad 18 avril 2007 18:14

    > elle générerait au maximum 900.000 emplois supplémentaires en 5 ans mais au prix d’un gâchis d’argent public formidable

    Je ne sais pas comment ces 900 000 emplois sont calculés... Et si vous me permettez, cette précision (900 000 et pas un million ?) est suspecte... Je ne connais aucune science économique capable de prédire l’effet d’une mesure sur l’emploi avec une approximation d’au minimum le montant de base. (donc ici, entre zero et deux millions).

    Pour ma part, je n’ai aucun ordre de grandeur à avancer. On parle d’un bassin d’emploi quasiment impossible à évaluer... Au mieux on peut sur baser sur nombre d’entreprises concernés (plus d’une quinzaine de millions d’emplois), mais il est évident qu’en pratique, celà concerne au minimum deux fois moins d’emplois.

    ça laisse tout de même une fourchette de « entre zero et 8 millions » (sur 9 millions de chômeurs aujourd’hui, dont 5 millions de chômeur de longue durée), et la science économique ne *peut pas* être beaucoup plus précise. Le phénomène est mal modelisé, quels que soit les modèles, et on manque d’exemple dans l’histoire moderne pour vraiment apprehender le phénomène.

    le résultat pourrait être un flop coûteux et inutile, comme il pourrait avoir un effet inespéré tirant toute l’économie derrière lui et réglant définitivement tous les problèmes économiques actuels de la France. La réalité se situera certainement entre ces deux extrêmes

    >elle ne crée pas d’entreprises, elle utilise seulement le réservoir d’emplois non pourvus par les entreprises par crainte de ne pouvoir licencier. Une fois ce réservoir épuisé, la pompe à créer des emplois s’arrête.

    Affirmation totalement dogmatique, et accessoirement fausse.

    D’une part, même sans parler de création d’entreprises induite, toute nouvelle création d’entreprise (car on en crée actuellement et on continuera d’en créer, Bayrou ou pas Bayrou) bénéficiera de cette aide à l’emploi

    D’autre part, il y aura très probablement des créations d’entreprise induites, on ne crée pas d’entreprise sans faire une étude de marché et une simulation avant, pour voir si l’on sera rentable. De manière mécanique, si les charges baissent, des entreprises qui n’auraient pas été rentable le deviennent, et ces entreprises n’auraient pas été créé sans cette mesure. Et ça marche aussi dans l’autre sens, toute entreprise qui aurait été contrainte de déposé le bilan sans ces aides à l’emploi auront été « sauvées » par cette mesure.

    > Un énorme gâchis d’argent public.

    Non. ça coûtera « un peu » d’argent, c’est vrai, il y a peu de chance que ce soit gratuit (contrairement à ce qu’affirmait françois bayrou il y a quelques mois d’ailleurs... Mais le coût des mesures de l’UDF est sans rapport avec les ordres de grandeurs mis en jeux dans le programme de l’UMP, sans parler du programme du PS), mais celà ne serait pas ruineux, ni gâché. Mais il faut penser qu’un emploi créé par cette mesure, c’est :

    1) Quelqu’un à qui il n’est plus nécéssaire de verser d’allocations chômages.

    2) Quelqu’un qui ne bénéficie plus d’allegement de charges subventionné par l’état (transports à prix réduit, cantine scolaire gratuite dans certaines communes, ect...)

    3) Quelqu’un qui va consommer d’avantage. Donc rapporter directement à l’état un surplus de TVA, et contribuer à créer des emplois pour fabriquer les biens et les services qu’il consomme. Sans parler des divers autres impôts.

    Vos arguments partent tous d’une base juste et existante, mais sont bien trop exagéré pour refleter la réalité. C’est dommage, certains points auraient mérité débat, et le programme de l’UDF n’est pas forcément systématiquement parfait, mais vous ne fournissez pas matière à discuter serieusement.

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