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Jean-Pascal SCHAEFER

Jean-Pascal SCHAEFER

Passionné de numérique, d'écologie, d'énergie et d'économie.

Tableau de bord

  • Premier article le 28/06/2008
  • Modérateur depuis le 25/10/2018
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Derniers commentaires



  • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 25 octobre 2018 18:30

    @Christian Labrune

    Le propos est de donner une indication du changement climatique.
    La baisse des DJU hivernaux est rattachée à l’évolution des températures extérieures. La consommation n’entre pas en ligne de compte dans ces calculs. Les statistiques ne prennent en aucun compte les bâtiments.

    Pour que nous nous comprenions bien, voici le mode de calcul :
    • la température intérieure hivernale est une donnée constante de la saison de chauffe. Elle est fixée en général à 18°C, et c’est cette valeur qui a été prise en compte.
    • la température extérieure est celle qui est relevée à la station météo.
    Pour calculer les degrés-jours, on obtient par exemple 10°C. Comme la température intérieure conventionnelle est de 18°C, on obtient 18-10=8 degrés-jours. Et vous additionnez ces valeurs sur toute la saison de chauffe, pour obtenir la totalité des degrés-jours.

    N’hésitez pas à consulter la note de Météo-France que j’ai mis en bas de page, et qui explique le mode de calcul si je ne suis pas assez clair.

    Vous écrivez « on attribue cette diminution globale de la consommation à l’augmentation de la température extérieure, et le tour est joué ».

    Justement, il n’y a pas de tour. Les degrés-jours ne parlent pas de consommation. Ils montrent simplement une baisse des températures moyennes hivernales sur le long terme, d’une façon me semble-t-il plus robuste que les degrés seuls.


  • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 25 octobre 2018 18:07

    @spearit

    Je crois qu’il est bon de donner ses sources.Personnellement, je suis assez ouvert à la discussion, et prêt à me remettre en question pour peu que l’on me donne des éléments tangibles.

    Spartacus m’a d’ailleurs fourni sur certains sujets des sources tout à fait intéressantes.
    Je ne prétends pas tout savoir. J’ignore d’ailleurs le mot « nartice ». Je serais ravi de savoir ce que vous entendez par cela.

    Les DJU sont un outil de travail quotidien pour de nombreuses entreprises du secteur de l’énergie. Ce n’est ni de la science, ni de la pseudo-science, c’est juste un outil.

    L’article donne des chiffres qui n’ont pas à ma connaissance été publiés, et il supporte tout à fait certaines nuances, comme celles apportées par Bibou1324. Le texte ne veut rien faire croire de particulier, il s’agit simplement de faire connaître des données que je pense plus pertinentes que les degrés seuls.


  • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 25 octobre 2018 17:53
    @Spartacus

    1 - l’étude est payante. Désolé, mais cela ne facilite pas l’accès aux données.

    2 - je vous ai donné une source publique qui montrait que le réchauffement hivernal a bien lieu sur tout le territoire. Je suis désolé, mais alors que je travaille sur le sujet depuis de nombreuses années, et que j’ai fait beaucoup de recherches, je ne vois pas de source corroborant vos propos.

    3 - température ressentie : ça peut toujours se discuter, mais les tableaux sont là.

    4 - on peut continuer à trouver de l’énergie (avec quels dégâts environnementaux !), mais il n’empêche que l’économie minière a ses limites. Quand j’étais collégien, ce qui remonte un peu, on nous parlait du gisement de gaz de Lacq comme une ressource presque infinie, qui faisait de la France une grande puissance gazière. C’est fini. Je pourrais aussi vous parler du charbon de France et de Grande-Bretagne, qui ont fait notre richesse. C’est terminé.

    Pour le bois, la conclusion de l’étude que vous avez mise en lien insiste plutôt sur le fait que les forêts se portent mieux dans les pays développés et moins bien dans les pays connaissant des difficultés économiques et sociales. Cette étude est d’ailleurs tout à fait intéressante.

    Pour les poissons, vous faites comme moi le constat que les poissons d’élevage se substituent de plus en plus aux poissons sauvages. Quand j’étais enfant l’aquaculture était tellement anecdotique qu’on ne parlait jamais de poisson « sauvage ». Aujourd’hui, les stocks ont effectivement du mal à se reconstituer, et on mange de plus en plus de poisson d’élevage, nourri souvent dans des conditions discutables. Voici l’évolution respective de la pêche de poisson « sauvage » et de l’aquaculture, et ici les statistiques sur la surpêche.

    Concernant les DJU, j’aimerais savoir ce que vous entendez par « Les DJU sont des mesures de température limités a des agglomérations composés d’agrégats comme l’expansion des villes, les matériaux, les rayons de rayonnement des chauffages domestiques, les changements techniques de mise en température, et des dizaines d’autres. »

    A ma connaissance, les DJU sont calculés à partir des données collectées sur des stations météo (Paris-Montsouris, Lyon-Bron, Marseille-Marignane). De vraies stations physiques, pas des agrégats, qui peuvent avoir leurs défaillances. Naturellement, l’environnement des stations météo a changé (expansion des villes), mais en terme de besoin de chauffage (ou de refroidissement), cela garde toute sa pertinence. Je ne comprends pas ce que vous entendez par « le rayonnement des chauffages domestique ». Son influence sur les stations météo me semble assez anecdotique. Quant aux « changements techniques de mise en température », de quoi s’agit-il précisément ?

    Quant à votre conclusion, je pense que justement, pour éviter toute mystification, il est bon de disposer de données telles que les degrés-jours, qui peuvent être aisément vérifiées et plus difficilement manipulées.




  • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 25 octobre 2018 15:20
    @Christian Labrune

    Je vous remercie pour cette importante remarque.

    Je reprends un extrait de l’article pour préciser les choses aux lecteurs :
    "Pour la période hivernale (période de chauffe), on calcule ce que l’on appelle les degrés-jours chauffagiste. Chaque jour de cette période, on calcule la différence entre une valeur de température visée à l’intérieur des logements et la température extérieure."

    La température visée à l’intérieur des logements est sur une base conventionnelle 18°C, et elle ne change pas dans le temps. C’est la température extérieure qui évolue, et l’écart permet de calculer les degrés-jours, sur la même base de 1950 à 2017.

    Ainsi, dans l’hypothèse où une personne habite un bâtiment de 1950 qui n’aurait pas fait l’objet de travaux d’isolation, le besoin de chauffage aurait diminué de 20% sur Paris, Lyon et Marseille, et la consommation d’énergie en kWh aurait fait de même.

    Mais dans un bâtiment qui aurait par exemple fait l’objet de travaux d’isolation par exemple en 1990, le besoin de chauffage tel qu’il est calculé en degrés-jours resterait inchangé (on est toujours sur la même base 18°C à l’intérieur), mais la consommation d’énergie diminuerait (car les logements conservent mieux leur chaleur). 

    J’espère que cela clarifie les choses, mais n’hésitez pas à revenir vers moi au besoin.


  • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 25 octobre 2018 14:58
    @Spartacus

    1) "La courbe des températures depuis 1850 :On sait aujourd’hui que tout l’hémisphère sud est résumé en une seule station en Indonésie et de 1906 à 1950 5 stations.Les températures de la mer ont en fait été prises dans des bateau à quai rendant caduque pour 70% de la planète la base de cette référence« .

    Pourriez-vous indiquer votre source ?

    2) »Les courbes DJU. Une simple recherche sur Internet indique un refroidissement dans l’Est et une augmentation dans le Rhone. la courbe sur 3 villes ne veut rien dire, rajouter Colmar ou Strasbourg aurait modifié la courbe à l’envers« .

    Il ne s’agit certes pas de généraliser, mais pourriez-vous préciser encore ici votre source, ainsi que clarifier s’il s’agit de DJU chauffage ou climatisation ?
    Voici une source en DJU 17°C chauffage, qui montre certes des différences, mais aussi une tendance globale au réchauffement hivernal, y compris sur l’Est.

    3) »La température ressentie. La subtilité entre la température sous abri, l’officielle, et la température « ressentie » est assez consternante« .
    Pourriez-vous préciser ce qui vous consterne ?

    4)  »Le jour du dépassement. Vaste blague. Nous avons mis la fin à la famine sur terre, jamais la terre n’a autant produit. On rarement eu une référence aussi conne. On se demande après le mois d’août comment les gens se nourrissent puisque les ressources sont empruntées. Aux extraterrestres ?« 

    Je pense que vous avez bien compris que quand on prélève sur les stocks (énergie, bois, poissons...) sans les reconstituer, on se met en danger.
    L’analyse pluriannuelle n’est pas dénuée d’intérêt. Elle fait par exemple apparaître un tassement depuis 2011, qui ne va pas forcément dans le sens de la terreur. Le concept en soi a une certaine pertinence, et peut contribuer à la prise de conscience du fait que notre environnement se dégrade. Naturellement, on peut discuter de la faible visibilité de la méthodologie et des données (erreur 404 quand on veut accéder au »Public Date Package"), de la question des financeurs...
    Pour moi, la force du jour du dépassement, ce n’est pas son contenu méthodologique dont l’accès est effectivement sportif, mais sa force en tant qu’indicateur environnemental.

    Vous reconnaîtrez que pour les DJU, toutes les sources, ainsi que la méthodologie sont précisées. Tout est transparent, et il n’y a pas de financement occulte.

    A travers les degrés-jours, nous disposons de données objectivées, qui justement par leur simplicité facilitent la compréhension, et permettent une discussion éclairée. Y compris la contestation.

    Il n’y a pas de vérité absolue, mais nous avons tout de même besoin d’indicateurs pour nous faire une opinion.
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