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claude

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adhérente féminine à la communauté humaine depuis plus d’un demi-siècle.
j’essaye de me rendre utile auprès des autres en étant engagée dans l’associatif . j’aime l’histoire, les sciences de la vie, la politique dans le sens de « la conduite des affaires de la cité »... et l’humour noir...
 

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Derniers commentaires



  • claude claude 15 mars 2008 23:33

    cher soleil,

     

    vous soulignez un point important dans l’euthanasie : celui du personnel soignant (médecin , infirmière, aide soignate, personnel technique) qui sont tous les jours confrontés à la souffrance et à la mort.

    ces gens sont admirables, car dévoués à leurs malades. et quand l’occasion se présente, ils prennent en charge le passage de la vie vers la mrt... malgré la loi, qui le eur interdit.

    et c’est là que je dis que la loi est hypocrite, parce qu’ils prennent des risques et en cas de problèmes cela leur retombe sur le coin de la figure...



  • claude claude 15 mars 2008 23:12

    cher doc,

    nous avons vécu des situations différentes,

    moi, ma maman et mon ami

    et vous votre patient...

    mais

    sous des mots différents, nous défendons la même idée : celui du droit de chacun à choisir le moment où il s’envolera de notre belle planète toute bleue....

     



  • claude claude 15 mars 2008 18:05

    bonsoir doc,

    je sais c’est difficile à expliquer et à comprendre,

    pour l’avoir vécu, cela ne se résume pas à prendre un comprimé, et hop ! on s’endort définitivement.

    c’est le résultat d’un llong cheminement personnel.

    l’assistance du médecin permet de contrôler que la médication agisse sans anicroche. et puis vous conviendrez qu’avaler une dizaine de gélules de morphine plus quelques comprimes de sédatifs, c’est pas le top. en plus, n’y a t’il pas quand même le risque d’une réaction de l’organisme, ce qui risquerait de rendre l’acte plus pénible encore ?

    dans le cas de cette dame, ses enfants sont d’accord avec sa décision.



  • claude claude 15 mars 2008 17:36

    @ soleil 2b,

    l’escuse qu’on pourrait trouver à rachida dati, c’est qu’elle n’a jamais été placée dans cette situation...

    et je ne le lui souhaite pas ...

     

    le malheur dans ce cas, c’est que le législateur se sert de sa raison, ce qui est rassurant, et que pour bien comprendre la démarche, il faut le ressentir...

    comment rendre rationnelle une émotion de cette importance ?

    avec un peu de bonne volonté, et en prenant exemple sur la hollande ou la belgique, on pourrait très bien contrôler strictement l’usage de l’euthanasie.



  • claude claude 15 mars 2008 17:27

    merci fanfan,

    10 ans après, je pleure encore, en écrivant. j’aimais beaucoup maman, j’ai eu de la chance dans ma vie d’avoir ce trésor : l’amour de ma famille, de mon compagnon et l’amitié de quelques uns.

    je ne pouvais donc pas m’oppposer à son choix, quelque fussent mon désarrois et mon chagrin.

    par mon témoignage, je cherchais simplement à faire comprendre ce qui est immatériel et subtil.

    l’an dernier, le meilleur ami de mon compagnon, est décédé d’un cancer : sa démarche fut la même : choisir l’heure de sa mort, avant que son corps ne soit totalement dégradé. il est parti, entouré de sa femme, de ses plus proches amis et de ses parents.

    dans les 2 cas, les médecins et le personnel hospitalier, ont été d’un grand secours et d’un dévouement discret. ce n’était pas facile pour eux non plus, d’accèder à la demande de leurs patients. c’est aussi pour ces personnes qui se dévouent, qui épaulent les familles, qui essuient les larmes des malades, qu’une avancée dans la législation serait la bienvenue. car eux aussi, vivent des moments traumatisants.

    son visage s’était détendu et reposé  : il avait ce même sourire discret sur le visage et semblait avoir 10 ans de moins. il était redevenu ainsi que je connaissais avant qu’il ne tombe malade.

    on peut comprendre la levée de bouclier devant l’euthanasie, le mot et le geste ayant tellment été galvaudés, et salis.

    on ne peut comprendre vraiment l’essence de la démarche, qu’en ayant vécu cette période. cela fait extrèmement mal de laisser partir ceux que l’on aime, mais cela n’a rien à voir avec la douleur de les voir se décomposer et souffrir corps et âme...

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