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claude

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adhérente féminine à la communauté humaine depuis plus d’un demi-siècle.
j’essaye de me rendre utile auprès des autres en étant engagée dans l’associatif . j’aime l’histoire, les sciences de la vie, la politique dans le sens de « la conduite des affaires de la cité »... et l’humour noir...
 

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  • claude claude 15 mars 2008 17:05

    @ ickx pey,

    justement, c’est là où vous vous trompez, il n’y a pas que la douleur physique, tout aussi importante, sinon plus, il y a la douleur morale.

    pour l’avoir vécu 2 fois dans ma vie, une fois en tant que partie prenante avec maman, la 2° en étant auprès d’un ami très proche, je peux vous dire que les malades ne veulent pas du coma assisté : ils veulent garder le contrôle sur leur vie, jusqu’au bout...

    comment vous faire comprendre : ce N’EST PAS UN SUICIDE, mais une mort désirée comme étant la conclusion d’une vie que l’on terriblement aimée, et que l’on ne veut pas voir ternie par des moment insupportables pour le malade comme pour la famille.

    l’euthanasie, veut dire "mort douce", "mort heureuse", elle est tout le contraire du suicide qui est un acte solitaire de désespoir.

    quand le malade décide de partir, il est entouré par ses proches. il y a bien sûr cette crainte de l’ irréfutable, l’impossible retour en arrière, mais, au delà des larmes, on sait que celui qui s’en va a retrouvé la sérénité, la souffrance n’existe plus... alors vous, vous tenez la main, et vous essayez de masquer les larmes qui montent aux yeux, parce que le regard de l’être aimé est calme... la respiration régulière, sans à-coups... la main repose, confiante, chaude, au creux de la vôtre ... et vous vous accrochez à ces instants que vous voulez hors du temps...

    vous avez envie de dire qu’il faut encore se battre, que vous l’aimez, que jamais malgré les dégradations du corps, il/elle ne sera laide, qu’on a tant besoin de sa présence...

    et vous regardez ce pauvre corps brisé ... alors, enfin vaincu, vous acceptez de ne plus entendre sa respiration... ce qui est intrigant, c’est que c’est à ce moment là que le souflle se fait plus discret pour disparaître à jamais....

    je vous assure, il n’y a aucune propagande, juste des situations vécues qui meurtrissent à vie : il n’y a rien de pire que la douleur morale d’une personne qui a été brisée par la maladie ou un accident. on n’a pas le droit de l’imposer aux gens que l’on aime, pour pouvoir les garder physiquement près de nous. nous, nous ne la voyons que quelques heures par jour, mais eux, la vivent 24/24...

    on ne demande à mourir avec dignité, que lorsque l’on se sent prêt à partir et que l’on a tout mis en ordre. c’est une décision concertée, un acte d’amour mutuel...

     



  • claude claude 15 mars 2008 16:34

    merci fanfan,

    je connais ces livres, mais je ne pourrais pas les lire.

    même 10 ans après, le souvenir est trop douloureux : maman est décédée des suites de maladie de charcot, sclérose latérale amyoptrophique.

    quand la maladie a commencé à gagner du terrain, nous avons longuement discuté, elle, nous et ses médecins, et promesse a été faite de la laisser partir le plus dignement possible.

    et c’est là, la différence avec le suicide : si c’en était un, les malades le feraient à l’annonce de leur maladie ... mais même lorsque la maladie est mortelle à 100% , les malades se battent.

    il faudrait vraiment que la loi soit revue et corrigée pour soulager au maximum les souffrances physiques et morales de ceux qui souhaitent partir à l’heure où ils l’auront décidé et en accord avec leurs proches.



  • claude claude 15 mars 2008 15:14

    mon dieu, doc,

     

    si seulement c’était aussi simple que cela... cela éviterait bien des souffrances.

    ce n’est pas un suicide, mais une fin de vie vécue dans la dignité.

    on ne cesse pas de vivre parce que l’on n’aime plus la vie, au contraire, c’est parce qu’on l’aime qu’on veut la quitter en laissant le meilleur souvenir possible.

    c’est une fin de vie concertée, partagée avec son entourage. 



  • claude claude 15 mars 2008 14:47

    cher doc,

    il n’y a pas que celui de icks pey qui a été moinsé...

    il y en eu de nombreux autres....



  • claude claude 15 mars 2008 14:11

    bonjour fanfan,

    mon commentaire ne plait pas à tout le monde...

    et le vôtre non plus, smiley

    cette femme me boulverse, car en plus de sa maladie, elle est encore jeune et aurait encore plein de bonheur à vivre. cela doit être incroyablement difficile de prendre la décision d’abandonner la vie.

    sans préjuger de ses sentiments, elle doit être profondément malheureuse de la douleur qu’elle va devoir infliger à ceux qu’elle aime et qui l’aiment.

    cette attente est inhumaine, et pourtant quelque part, ce sont des petits morceaux de vie arrachés à la mort.

    il est temps que la société et l’état prennent leurs responsabilité, et cessent d’être hypocrites, en facilitant le départ de ceux qui veulent mourrir dans la dignité, car en choisissant l’heure de sa mort, c’est encore rester maître de sa vie.

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