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L'immense majorité, qui travaille pour vivre, veut sécuriser son existence, l'infime minorité, qui vit du travail d'autrui, veut sécuriser ses profits. C'est la contradiction fondamentale du 21°siècle !

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  • Premier article le 09/07/2013
  • Modérateur depuis le 14/03/2015
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Derniers commentaires



  • CN46400 CN46400 16 décembre 2014 00:30
    J’ai le regret de vous dire que vous interprétez plutôt mal plusieurs de mes thèses.
      D’abord le Capitalisme monopoliste d’état n’a rien à voir avec le stalinisme, mais tout avec l’exploitation capitaliste moderne via l’usage des entreprises nationales pour accroître les profit des capitalistes nationaux (Ex : vente par EDF de l’électricité en dessous du prix de revient aux trusts français, idem pour les télécom et la SNCF) Cette situation est en train d’être dépassée (c’est fait pour les télécoms), les trust veulent maintenant prendre le contrôle de ces entreprises pour tirer directement des profits de la vente (pas à perte) de leur production. 

      Pour revenir à L’URSS, Si tous les dirigeants de la révolution d’octobre 17 étaient conscients du retard de cette vaste contrée dans l’accumulation primitive du capital par rapport à l’Occident, les idées pour rattraper ce retard foisonnaient. Lénine, en bon marxiste, a mûri, progressivement une solution qu’il a finit par imposer, la NEP qui consister à re-convoquer le capitalisme pour faire ce pourquoi il est fait, à savoir accumuler du capital. Mais en évitant, contrairement à ce qui est constaté dans tous les pays capitaliste, de lui laisser prendre le contrôle de l’état. Ce n’est pas le capital qui contrôle l’état, mais l’état qui contrôle le capital. Lénine appelle cela « capitalisme d’état ». C’est ce qu’on voit dans la Chine actuelle.

      Cette solution, très efficace pour développer les forces productives, génère aussi, c’est du capitalisme, des inégalités qui choquaient certain des communistes soviétiques de l’époque qui avaient tendance à se polariser sur ses travers plutôt que sur la hausse générale du niveau de vie qui accompagnait ce développement.

      Après la mort de Lénine, pour prendre le pouvoir qui était vacant, Staline s’est mis à surfer sur ces phénomènes négatifs et a fini, en 27, par arriver à obtenir une majorité dans le Parti. 
       Mais l’accumulation restait toujours, pour l’essentiel, à poursuivre. Ce fût alors le « socialisme dans un seul pays ». On allait construire, avec « nos seules mains » un paradis qui attirerait tous les peuples de la terre. Mais, sans capital pour payer le travail, on dût avoir recours, sur une grande échelle, au travail gratuit volontaire d’abord mais bientôt forcé. Dans les pays occidentaux on avait bâti des sociétés industrielles sur un exode rural de plusieurs décennies. En URSS il fallait aller beaucoup plus vite, ce fût un exode forcé, la fameuse collectivisation agricole.
      Pendant que Staline, à coups de plan quinquennaux, sortait l’URSS du moyen age, les capitalistes, exclus de l’expansion soviétique, préparaient, avec Hitler, la « solution finale » pour le communisme. C’était précisément cette confrontation que Lénine avait cherché à éviter en intéressant, par la NEP, les capitalistes au développement de l’URSS.
       La suite de l’histoire est connue, elle se résume à des millions de morts dont la responsabilité est partagée, qu’on le veuille ou pas, entre le stalinisme et le capital.


  • CN46400 CN46400 14 décembre 2014 09:53

      Désolé mon cher Bibeau, mais je n’ai pas, dans ton texte, trouvé trace de cette phrase qui, par ailleurs, soulève le pb de la « construction du socialisme ». Cette terminologie, largement issue du stalinisme triomphant, induit l’idée que le socialisme pourrait se « construire » en empilant des parpains ou en installant des préfabriqués sur un terrain vague. Pour moi c’est du marxisme sommaire, le socialisme s’imposera naturellement quand il sera évident, pour la majorité des citoyens, que c’est la meilleure des solutions aux problèmes de nos sociétés.


      En attendant, il nous faudra sans doute essuyer toutes les tentatives de survie du capital qui risquent de se multiplier tant que les capitalistes contrôleront l’Etat. C’est ce contrôle qui est l’enjeu principal de la fin du capitalisme dans nos contrées occidentales.

      Autre sujet de confrontation entre nous est « l’alliance soviéto-nazie » de 1939. Depuis toujours, Staline, contrairement à Lénine, est persuadé que l’enjeu capitalisme-socialisme se soldera par une guerre totale. Pour lui, et il a raison, le pacte de Munich (septembre 38) est le prélude à cette confrontation, les bourgeois franco-anglais ont donné carte blanche à Hitler vers l’Est. En 39, avec Hitler, il gagne du temps et récupère, sur le tapis vert, les espaces russes d’avant 1920. L’Armée rouge n’aurait jamais pu, sans cette préparation minutieuse, aligner sur les champs de bataille, dès 41, « la mécanique » (expression de De Gaulle) qu’elle a étudié et produite depuis au moins 10 ans. Au détriment, bien sûr, du bien être de la population soviétique.

       Depuis, la critique antistalinienne, social-démocrate aussi bien que bourgeoise, se focalise sur les effets des choix politiques de Staline, dictature, goulag, etc... mais jamais sur la cause principale qui gît dans l’abandon de la NEP en 1927. Avec la NEP, Lénine poursuivait deux objectifs, développement des forces productives du pays et division de la classe bourgeoise entre capitalistes belliqueux (ceux qui ne sont pas en affaire avec les soviets) et les autres, les avides, les plus nombreux, qui font passer les affaires avant l’idéologie. Il suffit d’observer les élucubrations bourgeoises devant la Chine actuelle pour comprendre la justesse du programme de Lénine.


  • CN46400 CN46400 13 décembre 2014 08:49

    Effectivement Bibeau n’est pas seul, puisque nous sommes au moins deux à croire , comme Marx en 1848, qu’une ’infime minorité« se goberge sur le dos de »l’immense majorité« .


      Mais il manque quelque chose dans ce texte : Pourquoi Lénine, quelques mois après avoir produit »l’impérialisme, stade suprême du capitalisme« impose la NEP qu’il désigne lui-même sous le vocable de »capitalisme d’état", un demi siècle avant Teng Xiao Ping ? ....


  • CN46400 CN46400 11 décembre 2014 17:57
    « Même au sein du Parti Communiste, elles restent au final assez peu nombreuses. » 

    Typiquement le genre d’article sclérosé par « ’anticommunisme primaire ». On ne cite évidemment pas MC Vaillant-Couturier et encore moins le fait que c’est Fernand Grenier, ministre PCF, qui a négocié avec De Gaulle (Gouvernement provisoire à Londres) le droit de vote des femme.

    Mais reconnaissons-le, aucun autre parti n’est cité pour en avoir mobilisé plus que le PCF qui, dès 39, a utilisé systématiquement des femmes comme agents de liaison.


  • CN46400 CN46400 7 décembre 2014 08:45

    Incroyable, les mots de Poutine suffisent pour aplatir les insectes qui gouvernent l’Occident...

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