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  • colibri 14 décembre 2025 11:06

    @Alex la Plume

    Le cœur du problème est précisément là : en refusant l’existence d’une Vérité ontologique, la franc-maçonnerie ouvre mécaniquement la voie à un pluralisme où chacun finit par avoir « sa » vérité. Il n’y a donc pas de recherche de vérité comme vous l’affirmez.

    Le bien, le juste, le vrai ne sont plus recherchés comme des réalités objectives à découvrir, mais comme des constructions discutées au niveau intellectuel et émotionnel., propre à chacun. ce qui va à l’encontre des initiations antiques.

    Dès lors, ces notions se retrouvent inévitablement ramenées au désir humain, au consensus social du moment, et aux affects.

    Contrairement aux mystères antiques , Éleusis compris ( les Grands Mystères), où l’initiation visait une réintégration dans un ordre de l’être, une hiérarchie du réel, et surtout la survie après la mort physique (la survivance de l’âme après la mort avec les notions d’enfer et de Paradis ) , la démarche maçonnique contemporaine reste enfermée dans l’horizontalité, pas plus légitime qu’un groupe de gens qui se réunissent pour discuter politique.


    Le symbole n’y révèle plus une vérité transcendante, il devient un outil d’introspection subjective., comme du développement personnel ,limité à la psyché mais qui ne concerne pas la nature spirituelle de l’homme .

    On ne cherche plus la Vérité, mais une cohérence intérieure personnelle. C’est précisément cela qui la rapproche du New Age : primat de l’expérience individuelle, rejet de toute norme supérieure, spiritualité sans métaphysique. C’est l’égo qui prime .

    Dans ce cadre, des notions comme « juste », « bien » ou « progrès » deviennent relatives, dépendantes du contexte et de la sensibilité collective. Il n’existe plus de critère transcendant permettant de juger ce qui est conforme ou non à la nature humaine. L’homme y est forcément floué .

    Les grandes valeurs dont on se réclame , égalité, justice, tolérance , restent séduisantes sur le plan émotionnel, mais privées de fondement ontologique, elles restent relatives , elles peuvent justifier des orientations radicalement opposées selon l’époque.

    C’est ainsi que cette vision accompagne, voire légitime, des évolutions contemporaines présentées comme des avancées morales qui n’en sont pas , euthanasie, redéfinition du mariage, transformations démographiques rapides amenant à l’abolition des frontières , sans jamais interroger leur sens profond ni leurs conséquences anthropologiques.

    Lorsque la Vérité est remplacée par le dialogue permanent et le ressenti, tout devient discutable, négociable, réversible.

    Ce n’est pas un hasard : ce relativisme n’est pas une dérive accidentelle, il est la conséquence logique d’une pensée qui a renoncé à toute transcendance et à toute recherche de la vérité de l’être.


    C’est précisément en ce sens que l’on peut parler de satanisme non pas au sens caricatural ou cultuel, mais au sens traditionnel et symbolique : une inversion et une déviation des symboles par rapport à leur sens originel.

    Le symbole n’est plus ce qui relie l’homme à un principe supérieur, mais ce qui est réinterprété, psychologisé, voire vidé de toute référence ontologique. Je peux d’ailleurs l’étayer concrètement.

    La légende d’Hiram, présentée comme centrale, n’est pas un héritage initiatique antique, mais une pure construction tardive, une abstraction narrative inventée de toute pièce , sans racine dans les véritables mystères traditionnels.


    Contrairement aux récits initiatiques antiques, qui renvoyaient toujours à une réalité métaphysique préexistante , mort et renaissance de l’âme, participation à un ordre cosmique , le mythe d’Hiram ne renvoie qu’à une morale humaniste relative : fidélité à soi, secret, persévérance. Il ne révèle rien qui dépasse l’homme ; il le met au centre.

    Là réside l’inversion :

    ce n’est plus l’homme qui s’élève vers la vérité de l’être, mais le symbole qui est ramené à la mesure de l’homme.

    La mort initiatique devient une métaphore psychologique, la résurrection seulement une reconstruction intérieure, la lumière une prise de conscience personnelle. 

    C’est exactement ce que la tradition désigne comme satanique  : rester au niveau psychologie ,

    non pas le mal spectaculaire, mais le refus de toute verticalité, le remplacement de Dieu par l’homme.

    Dès lors, peu importe que le discours se pare de mots comme justice, fraternité ou lumière : privés de leur ancrage transcendant,

    ces termes deviennent malléables et peuvent servir n’importe quelle orientation.

    Les symboles ne dévoilent plus un ordre supérieur, ils légitiment un monde façonné selon les désirs humains. Ce n’est pas une continuité avec les mystères antiques, c’en est la négation méthodique.




  • colibri 13 décembre 2025 23:51

    Il ne subsiste plus grand-chose de l’enseignement antique des mystères d’Éleusis, qui visait une initiation à un ordre du réel supérieur ; la franc-maçonnerie contemporaine s’en tient surtout à une symbolique vidée de sa portée métaphysique, proche d’un spiritualisme New Age.

    Cela se reflète clairement dans sa conception du bien et du mal : ceux-ci ne sont plus pensés comme des principes ontologiques ou transcendants, mais comme des catégories relatives, issues de la raison humaine, du contexte social et de la sensibilité morale du moment.

    Le bien n’est pas ce qui participe d’un ordre supérieur de l’être, mais ce qui favorise l’harmonie, le consensus et l’équilibre collectif ; le mal, non pas une rupture métaphysique, mais un dysfonctionnement, une déviation ou une nuisance sociale. Cette vision maintient le bien et le mal dans une dualité purement horizontale, psychologique et sociale, sans profondeur spirituelle réelle. L’humanisme maçonnique — égalité, fraternité, tolérance — en découle logiquement : il agit sur le registre émotionnel et éthique, cherchant à réguler les comportements et à apaiser les conflits, sans jamais proposer une véritable conversion intérieure ni un dépassement ontologique de l’homme.

    Dans ce cadre, le mal finit par ne plus exister en tant que réalité objective : il est dissous dans le relatif, le subjectif et le contextuel.

    Le mal n’est pas pensé comme une rupture avec un ordre supérieur de l’être, mais comme un manque de connaissance, de discernement ou de lumière. Il ne s’agit donc pas de combattre le mal en tant que tel, mais d’éduquer, d’éclairer, de corriger. Cette approche supprime toute notion de faute ontologique ou de chute : l’homme n’est jamais fondamentalement désordonné, seulement imparfait ou mal informé. Le bien devient alors synonyme de progrès intellectuel et moral, et non d’alignement sur une vérité supérieure, ce qui enferme la morale dans une perspective purement humaine, horizontale et relativiste.

    Ce qui est appelé « mal » n’est plus qu’un désaccord social provisoire ou une norme appelée à évoluer. Cette négation d’un mal réel conduit logiquement à valider des constructions sociales présentées comme neutres ou progressistes, sans interrogation sur leur conformité à la nature humaine ou à un ordre symbolique supérieur.

    Des réformes comme le mariage entre personnes de même sexe s’inscrivent alors dans cette logique : elles ne sont pas pensées en termes de vérité anthropologique ou de finalité, mais uniquement à partir de critères émotionnels, égalitaires et juridiques. Le bien devient ce qui satisfait les désirs et apaise les tensions sociales, non ce qui élève ou ordonne l’homme intérieurement.Lorsque le mal est nié comme réalité objective et réduit à une simple construction sociale, on aboutit à une inversion complète des repères.

    Ce qui était autrefois perçu comme transgression, désordre ou rupture avec un principe supérieur devient progressivement légitime, puis valorisé.

    Dans cette perspective, le bien n’est plus orienté vers une vérité ou une transcendance, mais vers l’affirmation illimitée du désir et de la volonté individuelle. C’est en ce sens symbolique et philosophique, que cette vision peut conduire à une forme de satanisme : non pas nécessairement un culte explicite, mais un luciférisme diffus, fondé sur l’autonomie absolue de l’homme, l’homme devient le centre , le refus de toute loi supérieure et la glorification de la transgression comme émancipation. Le mal n’est plus combattu, il est dissous, puis retourné en vertu sous le langage du progrès et de la libération.



  • colibri 6 novembre 2025 13:53

    @Eric F
    effectivement le prix d’un otage c’est autour de 6 millions d’euros



  • colibri 6 novembre 2025 13:52

    @Fergus
    vous rigolez , il y a aussi 6 millions d’euros par otage inconscient d’aller faire musmuse , que vont payer les français avec leur impots ,  de même que pour le jeune écervelé qui fanfaronnait que l’Iran était un pays sûr ,  ce sont toujours les mêmes qui payent : les français qui travaillent ...



  • colibri 30 septembre 2025 19:18

    @pemile
    Il en fera combien ? 2 ? 3 ?  bientot le bracelet et hop dehors 

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