Ecoute, on va en rester là, car on ne se mettra pas d’accord : non, l’incompétence de Royal n’est pas un FAIT.
Et je vais même te dire une chose : il est impossible de prouver l’incompétence d’une personne politique… Aucun critère global et neutre ne fonctionne, ils sont tous contextuels !
Personnellement, moi qui ai étudié de nombreux discours et écrits des uns et des autres, je peux t’assurer que j’ai observé à de nombreuses reprises sa grande compétence, sa connaissance des dossiers, l’originalité de ses points de vue…
Si on apprécie pas l’une ou l’autre des personnes politiques, c’est souvent pour une question de feeling et de valeurs. Ensuite, c’est qu’on est plus ou moins sensible à la propagande des médias et des adversaires politiques via les médias aussi. Tu sais bien à qule point on est manipulé.
Quand on étudie la question, on se rend compte que la presse tronque toujours les déclarations, les sort du contexte, enlève les nuances et fausse la pensée. Après, c’est le tam tam et les répétitions jusqu’à plus soif des distorsions et des petites phrases !
Si Démagolène avait été élue, elle n’aurait pas changé grand chose à part interdire qu’on insulte Dieu et mettre en place quelques mesurettes mollassonnes
Ben dis-donc, avec des sympathisants de gauche comme toi, Sarko n’a plus besoin de faire campagne !
Dommage que tu répètes les rumeurs les plus convenues de ses adversaires de droite et de gauche qui, les uns et les autres, avaient chacun leurs motifs pour la dénigrer.
La droite, on sait pourquoi, mais Solferino préférait Sarko que Royal pour des tas de raisons de tactique et d’intérêt personnel ! un comble…
Eh bien ils l’ont (et nous avec, merci).
Personnellement, j’aime bien Larrouturou (que je connais), mais tu as raison, il n’a pas le rapport de force tacticien en sa faveur dans le parti. Comme je le dis plus haut, c’est pas parce qu’on a raison qu’on gagne (ni l’inverse d’ailleurs…), et son manque de charisme le désert.
En revanche, critiquer les uns et les autres continuellement, comme tu le fais par ex avec SR, mais pour d’autres ce sera Delanoë ou Mosco ou qui tu veux, c’est justement rentrer dans le jeu que l’on critique : celui des courants ! celui de la personnalisation outrancière du personnel politique.
Pour moi, la vie politique des partis devrait être simple : on fait des prix d’adhésion les plus bas possible, on rassemble large à la base, on bosse sur les choix politiques et idéologiques, certains candidatent, on fait campagne, on explique la docu, on vote : et basta ! celui qui l’emporte DOIT recevoir le soutien de tous. Ceux qui ne sont pas d’accord se taisent, ou présentent des critiques constructives, pas ad hominen, ou se barrent.
Être responsable, c’est cela.
Tout le reste n’est qu’un jeu de théâtre bien français, d’ailleurs, et d’intérêts d’egos. Or, la guignolisation de la gauche sert la droite, c’est tellement évident, et la presse s’en donne à cœur-joie (il n’y a d’ailleurs que cela qui l’intéresse).
Que diriez-vous d’une paix des braves… ?
je ne vous connais pas, vous ne me connaissez pas, on a eu des mots, votre habitude de critiquer immédiatement vos adversaires sous couvert d’ironie m’a semblé un subterfuge qui méritait d’être pointé.
Mon habitude de critiquer les clans idéologiques avec les petites cases toutes faites et pré-établies peut être également déplaisante, je veux bien l’admettre.
Et puis, comme vous avez pu vous en rendre compte, je n’aime pas les attaques immédiates à la personne (invective ou ironie), et je préfère de loin la discussion argumentée (du moins pour commencer, après…).
Nous ne sommes pas d’accord sur tout, loin de là, et notamment votre position sur la politique extérieure, mais bon ! est-il nécessaire de s’accrocher à des petites rancoeurs passées ? au moins, sommes-nous à peu près en phase sur un même adversaire intérieur…
Un peu de respect réciproque, et l’on pourrait au moins se parler, voire s’éviter ?
ludo : un Sarko de gauche, qui aurait le courage d’assumer des positions non conformes et de les défendre, quitte à bousculer les autres,
Royal ressemblait à cela, positions non conformes, tenacité à les défendre et à bousculer les autres, mais… c’était une femme, d’abord… ensuite un ovni dans le microcosme politique où il faut prendre son tour 10 ans avant, avec courants, etc. Elle fut jugée illégitime par les éléphants et l’ensemble des seconds couteaux qui l’ont cassée autant que possible.
On en a entendu, des blagues sur son droiitisme, centrisme, blairisme ! et maintenant, on les voit tous courir à la soupe du libéralisme, comme si de rien n’était ! même Aubry, un comble !
Bonjour à tous,
Merci pour l’article : toujours intéressant de savoir comment ça se passe à l’intérieur.
Une idée personnelle : je ne crois pas que ce sont les idées qui font gagner les élections. Tu dis qque part, Marsu : C’est sûr que si le PS avait eu un programme socialiste rigoureux et cohérent, Sarkozy ne serait jamais passé.
Je ne crois pas du tout. Il ne faudrait pas chercher bcp pour trouver des personnes politiques qui ont eu l’intelligence et la créativité d’une cohérence idéologique (au hasard, et des deux côtés : Chaban avec sa nouvelle société, et Rocard et sa deuxième gauche, mais il y en aurait bien d’aures, Mendès, par ex., et Barre, pourquoi pas en 88).
Mais ce n’est pas comme ça qu’on gagne les élections : c’est avec un talent de prédateur, et les qualités/défauts type candidat qui vont avec (plutôt défauts d’ailleurs). Il faut un sens tactique et une absence totale de scrupule, il faut gérer le RAPPORT DE FORCE en sa faveur, mettre la presse dans la poche, et un sacré brin de chance.