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Corinne Colas

Corinne Colas

 
Sans désirs coûteux,sans envie, vivre tout simplement sa vie,
mais la garder inasservie... (E.Guillaumin)
Ne vivons plus comme des esclaves !

Tableau de bord

  • Premier article le 13/04/2012
  • Modérateur depuis le 09/03/2013
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Derniers commentaires



  • Corinne Colas Corinne Colas 11 décembre 2014 15:38

    En chine (je ne sais plus dans quelle province), ils en sont à polliniser à la main...

    Pour les plus riches, « Monsanto est là pour vous » a pensé à tout en créant une nouvelle espèce d’abeille insensible aux pesticides, c’est pas beau le génie ?

    Ça fait penser à une certaine firme qui rend d’abord les enfants diabétiques avec son soda au sucre, qui est mécène de l’association des... diabétiques... laquelle inclut dans ses recommandations ce quoi ?... soda bien sûr mais cette fois avec de l’aspartame, un autre poison pour un autre business.


    Les parents laissent faire, les consommateurs laissent faire... 

    Ce ne sont pas les fabricants et vendeurs de pesticides qui sont responsables mais bien les acheteurs de ces produits. D’abord l’agriculteur qui ne fait absolument pas un métier noble en empoisonnant (et en s’empoisonnant), ensuite le consommateur qui a pourtant le choix de préférer l’agriculteur qui a une conception différente de son métier (celui-ci, il faut le soutenir).

    Et pour les rabats-joie toujours aidés par le chœur des pleureuses sur « c’est bon pour les bobos » et autres excuses bidon (si seuls les « riches » fument, vu le prix du paquet de cigarettes, les bureaux de tabac auraient dû fermer depuis longtemps), il y a des solutions. 
    Un exemple :n
    Objectif : Manger équilibré en cuisinant plus de produits bio, locaux, de saison … SANS augmenter son budget



    Un autre : « prêt de jardin »




    Bien sûr, les pesticides ne sont qu’une des causes, il faut soutenir :

    Réseau Biodiversité pour les Abeilles



    il faut protéger les abeilles sauvages en apprenant à les connaître :



    Concernant l’abeille domestique, il faut penser à son exploitation. On parle toujours des conditions d’élevage des bovins, des poules, de leur abattage etc. et chacun en a une idée aujourd’hui, par contre le clippage des ailes, piquer tout le miel et le remplacer par de l’eau et du sucre etc. là on communique moins...

    Comme dans l’agriculture, les consommateurs de miel doivent soutenir une certaine forme d’’apiculture : traçabilité (miel français), non chauffé, « respect » des abeilles (apiculture douce) etc. Un seul pot de ce miel vaut bien tous les autres...


  • Corinne Colas Corinne Colas 10 décembre 2014 11:17

    « De tous façon c’est artificiel tous où tard l’UE s’effondra, que cela soit pas l’Euro, par les States où par autres chose »


    En effet, il faut être dans le déni pour ne pas voir l’impasse des choix politiques qui ont été faits. Que ce soit l’Etat ou le marché, ils n’ont pas de solutions. La promesse du néolibéralisme a fait long feu, le monde politique n’a pas la capacité d’incarner les idéaux d’une société en mutation.

    Ca commence à se voir : toujours plus d’inégalités, de chômage, de destruction de l’environnement...

    Dans la société civile, émergent des propositions expérimentées au quotidien, il faudra bien un après à tout ça... ( j’en ferai un article car j’en ai assez du pessimisme qui sévit sur ce forum).


  • Corinne Colas Corinne Colas 10 décembre 2014 10:42

    En fait, la comparaison avec l’Ecosse est inadéquate car la Catalogne n’a jamais été un Etat souverain. Si le mot « nation » se réfère à la notion de royaume, la Catalogne n’en a jamais été un non plus, une province du royaume d’Aragon n’en fait pas un royaume à elle toute seule. Et si l’on considère comme « nations » tous les royaumes composant le territoire espagnol, y compris les royaumes vassaux d’autres royaumes à un moment ou un autre de l’Histoire, on réalise qu’on fait ce qu’on veut avec… D’ailleurs pendant longtemps, le catalan et l’occitan ont été liés mais si l’on se réfère à la génétique, ce n’est que du côté basque que vous trouverez un vrai peuple. On peut aussi décider de définir une nation par rapport à la concentration des gènes carthaginois et là, cela devient enfin grandiose avec les Baléares au centre du monde.


    Que choisir du passé pour prouver le présent ? Pour justifier la création de l’Etat israélien, ils ont invoqué des textes religieux.


    En Andalousie, certains villages aiment bien commémorer les ancêtres romains, ça permet d’oublier qu’ils sont depuis moins longtemps que les autres de culture « espagnole », la culture « arabe » pour le coup historique, devient brusquement un concept relatif… surtout par les temps qui courent.

     

    Au final, il faut bien admettre que la légitimité des Etats et des frontières s’est construite avec du sang, des mariages ou des héritages et que tout cela n’a pas de sens… (On aimerait bien pouvoir circuler aussi facilement que l’argent à travers le monde)

    Toutefois, est-ce que la création des Euro régions serait elle, plus légitime à l’heure où on est enfin tranquille de ce côté-là de l’Europe question frontières ? 

    Est-ce que les gens (les vrais gens) se sont levés pour réclamer ces Euro régions, voire les communautés de communes ? Je n’ai pas vu de pétition passer et pourtant ça défile… 


    A quoi ça sert tout ça ? Quel est le but ?

     

    Etre plus efficace !

     

    D’accord mais être plus efficace pourquoi ?

     

    Faire des économies ? Etre plus compétitif ?

     

    D’accord mais des économies de quoi, pour arriver à quoi et gérer mieux quoi ?


    Etre compétitif pour quoi ?

     

    Entre ceux qui veulent être « compétitifs » au sein de l’Europe et ceux qui pensent que ce sera plus facile d’être compétitif en sortant de l’Europe, on n’est pas sorti du … moisi en fait. 

    Pendant ce temps, ça rigole dans les transnationales ! 


    Le drapeau français est de plus en plus souvent oublié, surtout au fronton des établissements scolaires... lorsque les couleurs sont sorties dans mon coin, on constate plutôt l’association de celles de la région du Languedoc-Roussillon avec l’autre drapeau européen et basta ! On va tous se mettre à faire des photos...

    Cela confirme bien l’inutilité de mourir pour un drapeau au vu des retournements successifs de l’histoire... Gloire à l’U.E pacifiste !

    Pour autant, est-ce qu’on en a finit avec les drapeaux ?

    Hé bien non bizarrement, il y a bien toujours un drapeau que l’on nous agite sous le nez. L’U.E a décidé de pousser le sien sous le nez de Poutine par ex. Est-ce que les peuples d’Europe l’ont réclamé là encore ?

    Sur une terre devenue trop petite, le pays est désormais à l’échelle d’une tribu (pas plus), faire sauter ses prérogatives les une après les autres, nous met tous nus.

    Ce dépouillement a été facile parce que la démocratie n’avait en réalité jamais été mise en pratique... Nous n’avons donc pas eu le temps de nous organiser face à la nouvelle Rome.


    Louer les communautés (arbitraires) de communes, on voit nous dans la cambrousse une belle atteinte à la démocratie surtout quand on ne demande l’avis de personne y compris des maires, sans parler de l’augmentation de certaines factures.

    Quant à souhaiter des Euro régions transfrontalières avec Prades dans la Catalogne espagnole (pourquoi pas avec le comté de Foix, aussi ?), c’est réellement la dissolution du pays France…

     

    Si l’on va au bout de la démarche, notre pays éclate car le sud n’a jamais été français et notre culture est toujours vivace ; d’ailleurs à ceux d’en haut qui se moquent de mon accent (ils n’entendent pas le leur), je réponds toujours que c’est parce que le français est une langue étrangère pour les occitans, on le parle avec l’accent de notre propre langue oubliée.

    On reproche à ceux qui défendent le concept de pays, d’être des nationalistes (un gros mot aujourd’hui), on soutient en revanche un autre nationalisme en prétendant que des régions sont des nations... on ne fait qu’avancer et reculer sans changer le monde !

    On raconte l’histoire de la « Catalogne » de bien belle façon mais si le catalanisme romantique avait pour but de faire revivre le catalan (une variante de l’occitan), très vite cela a été récupéré pour des raisons bassement mercantiles et on a créé artificiellement cette fois un sentiment nationaliste. Il faut aller au-devant des beaux discours et rechercher les noms (et activités) de ceux qui sont à l’origine du catalanisme politique. 



  • Corinne Colas Corinne Colas 10 décembre 2014 09:41

    On ne va pas demander aux Français de connaître l’histoire du pays voisin mais voici dans notre/votre langue (je suis « à moitié » espagnole olé… ah non ça ne se dit plus – alors je suis à moitié andalouse olé), un bref aperçu qui rend bien compte d’une réalité moins glorieuse :

    « Pendant toute la première moitié du siècle l’industrie espagnole est en fait une industrie catalane. Les industriels catalans réclament de l’État espagnol des mesures de protection pour les produits. Mais l’État et la politique sont dirigés par les représentants de l’aristocratie terrienne, des militaires, des fonctionnaires, des spéculateurs issus d’un capitalisme encore purement marchand ou bancaire. Au protectionnisme que réclament les Catalans s’opposent les marchands de Cadix, les importateurs de produits manufacturés et d’articles de luxe, les exportateurs de laine, de minerais, de grains, intéressés par le libre-échange pour lequel l’Angleterre fait campagne, de son côté. Plus le temps passe et plus les différences s’accusent entre la Catalogne et le reste du pays. De 1820 à 1885, les dirigeants de l’industrie catalane, qui ont conquis le marché national espagnol, aspirent, sans y parvenir, à prendre la tête de la nation espagnole. « L’Espagne est la nation ; la Catalogne est la patrie », disaient les romantiques ; à la fin du siècle, on dira, à peu près : la Catalogne est la nation ; l’Espagne est l’État. On a passé de la petite patrie à l’idée de nation et bientôt cette nation exigera d’avoir son État.

    Le nationalisme catalan prend forme entre 1885 et 1917.

    Une bourgeoisie industrielle aspire à disposer d’un État, et, se voyant refuser la direction de l’État espagnol lui-même, se replie sur l’exigence d’une organisation (..)  »

    https://histoiredespagne.wordpress.com/author/ruerepublique/page/3/

    Je peux raconter la suite de cette bourgeoisie industrielle devenue banquière etc. mais l’important ici, est juste de démystifier quelques contes sur la droite chrétienne socialiste engouffrée dans la catalanisme. Je ne m’étendrai pas sur « les différents épisodes de statut républicain », disons que pour le courant catalaniste (je ne parle pas de la Catalogne courageuse), il y avait plusieurs sortes de républicains quand même… Ceux qui se sont ensuite battus jusqu’au bout, n’ont jamais été dans leurs petits papiers et finalement Franco, a bien aidé à s’en débarrasser. N’ont vécu sous Franco que ceux qui ont enfilé leurs pantoufles… Avec la bénédiction des catalanistes, les autres ont été tués ou se sont exilés. Leurs descendants n’ont pas la mémoire courte, et savent qui est qui et qui a fait quoi… mon grand-père maternel est dans une fosse de Lérida !

    « Si l’anti-franquisme est à même de jouer un rôle fédérateur, il ne s’articule pas nécessairement au catalanisme : la greffe a lieu au cours des années 1960 parce que le catalanisme a choisi d’enfourcher le cheval de bataille de la démocratisation du pays. En 1966, une plate-forme de combat réunit toutes les forces politiques antifranquistes sous la bannière d’un catalanisme rénové. En ayant changé de contenu, le catalanisme a su épouser la cause démocratique et s’est sauvé : c’est dire qu’on ne peut impunément assigner au catalanisme un contenu politique précis mais qu’il faut plutôt y voir un cadre stable dans lequel toute expression politique est amenée à s’exprimer. Une opération habile a consisté à faire du catalanisme une victime du régime alors même qu’une partie des catalanistes avait fait le choix de favoriser Franco. La répression culturelle sauvage dont la culture catalane était l’objet permit certainement de renforcer cette lecture : en effet, les catalanistes revendiquent le monopole de la totalité des expressions culturelles en Catalogne. Cette prétention, qui est infondée, – il existe bien d’autres expressions de la culture catalane qui ne s’inscrivent pas dans le cadre catalaniste, notamment la culture anarchiste ! –, est toutefois acceptée par une majorité qui finit par confondre « catalaniste » et « catalan ». Ainsi, la mue du catalanisme s’apparente à un coup de bluff réussi qui permet aux catalanistes de s’afficher en représentants naturels de la communauté attaquée par un régime forcément étranger aux traditions locales. Le diable est à Madrid. »

    http://www.laviedesidees.fr/Catalanisme-histoire-d-un-concept.html



  • Corinne Colas Corinne Colas 9 décembre 2014 19:47

    @ l’auteur

    C’est l’arroseur arrosé mais soyez rassuré, vous n’êtes pas le seul à trouver cela fatigant … d’ailleurs, j’en suis à regretter la Mélenchon-attitude qui sévissait à une autre époque sur cette plate-forme, les commentaires étaient moins obsessionnels et collaient aux sujets soulevés.

    Lorsqu’il s’agit de vendre une lessive ou un parti politique, la démarche est toujours identique. Dans ce cas de figure, l’UPR devient une vraie plaie sur le net malheureusement. Et à force de marteler un seul message, en effet il y a grand risque à devenir caricatural... mais pas plus que pour tout autre chef de parti (une maladresse en forme de grosse boulette seulement si l’on se proclame différent des autres). C’est bien dommage car cela nuit au message qui devrait nous rassembler.

    Je ne sais comment Asselineau a ficelé son argumentation (et m’en moque) mais sur le fond du sujet qui nous occupe ici : 

    régions cheval de Troie du démantèlement des pays, c’est un fait historique incontestable au moins en Catalogne.

    L’idée d’une « Europe » a été activement soutenue par les banquiers catalans qui ayant tout essayé, ont pensé que cela permettrait enfin leur indépendance vis à vis de Madrid. Ca ne date pas d’hier, l’idée ne leur a pas été soufflée par les Etats-Unis contrairement à nous... 

    En Espagne (et Amérique latine), c’est une constante encore d’avoir plusieurs cordes à son arc mais il y a plus d’un siècle dans la « bonne société », on ne pouvait diriger une banque sans se piquer de savoir écrire quelques nouvelles, poèmes ou réflexions diverses, généralement publiés dans les feuilles de chou locales (appartenant à qui ? avec l’argent de qui ?). Ce petit monde auto-congratulé, qui a fait son beurre grâce notamment à la neutralité de l’Espagne (vente de marchandises et matériels à tous les belligérants), a toujours pensé que Madrid les enquiquinait et a commencé à rêver d’indépendance : une Catalogne trop belle, trop riche pour le reste du pays, lui trop moche, trop pauvre. Le problème, c’est que le bon peuple ne se savait pas « catalan », un travail intense pour créer une « identité catalane » a vu le jour sous la plume des banquiers qui écrivaient la nuit... La manip commence au berceau pour être efficace : « Petit Poucet » (plume de quelle famille ?) est devenue très célèbre avec ses petites histoires à deux sous pour les mioches, les grands ont eu leur dose aussi... Ce que l’on appelle « la guerre d’Espagne » du côté de ces riches familles (d’argent seulement), c’était l’occasion de tirer les marrons du feu, idem avec l’U.E juste après... avant que nous-mêmes, entendions parler de ce projet.


    Le reproche qui pourrait être fait à l’UPR, c’est de tout considérer à partir de la S.AR.L Europe comme s’il y avait un avant et un après... d’autres y voient plutôt la continuité d’un système en expansion. La globalisation a besoin de telles structures pour fonctionner. Taper incessamment sur le gouvernement étasunien sans voir qu’il n’y a pas de gouvernement en réalité (tout comme chez nous), de même se moquer des « alter » lorsqu’on milite à l’UPR sur les forums sociaux, c’est le signe qu’on réfléchit avec de vieux schémas dépassés. 

    Pour autant, il ne faut pas enfermer l’UPR dans un faux débat :

    contrairement à ce qu’on veut laisser entendre, l’UPR n’est pas contre l’Europe tandis que d’autres sont pour l’Europe. Personne n’est pour le repli nationaliste, c’est beau l’image d’une Europe des peuples ! J’ai l’impression que l’on veut tous une autre Europe sauf qu’il y a deux façons d’y penser en France concernant la méthode. 

    On peur continuer à croire que par un coup de baguette magique, l’U.E va s’arranger mais sachant que son rôle n’est pas de travailler à l’intérêt collectif, plutôt de soutenir des intérêts privés - on nous a vendu une monnaie unique pour être plus fort face aux Etats-Unis, les gens ont vu le résultat - c’est une position difficilement soutenable... à moins d’être Podemos mais ici, ce n’est pas le style. Beaucoup moins d’imagination et les gens se détestent tous (faudrait en sortir !) : les « Indignés », les « zadistes », les fonctionnaires etc. beurk on préfère le blabla. 

    Autre méthode donc : remettre les pendules à zéro car pour construire une nouvelle Europe, faudrait déjà pouvoir sortir de celle-ci et construire notre propre pays ! Là-dessus, le message est clair venant de l’UPR (beaucoup moins pour le reste !)


    A l’inverse de Saladin (qui est encore enthousiaste), je ne connais Asselineau que par ses conférences très intéressantes sur le net. En revanche, j’ai passé de bons moments avec les militants/adhérents de l’UPR de mon coin et garde le souvenir d’excellents échanges plutôt constructifs : tout le monde ayant l’idéal d’un monde juste en tête ! J’ai même cru à l’UPR pendant 15 jours, j’étais prête à coller des affiches… c’est dire ! 

    (bon, ce n’est pas le truc des marquises, j’ai vite repris mes esprits, de plus je ne fais pas dans l’idolârie)  -p

    La lune de miel passée, j’ ai vu toutes les impasses rédhibitoires de l’UPR (pour beaucoup d’entre elles : identiques à tous les autres partis) mais aussi tout son potentiel à venir s’il sort de son côté « rococo » à la Georges Marchais de l’autre bord. Le jour où l’UPR fonctionnera de façon moderne : organisation non verticale, programme élaboré par tous les adhérents, ouverture et alliance avec d’autres micro partis etc. il sentira moins le moisi et ne sera plus accusé de fonctionner comme une secte. 

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