« »Ancien général de l’armée syrienne, Muhammad Hussein Al-Haj Ali regrette que les Occidentaux disent ne pas vouloir renverser Bachar Al-Assad. Jusqu’à il y a un an, il formait les officiers de l’armée syrienne. Le 2 août 2012, à 59 ans, Muhammad Hussein Al-Haj Ali a abandonné le régime de Damas. Une défection de poids. Il dit être parti car « le régime assassine son peuple sans aucun motif ». Pour lui, les Syriens « ont besoin d’un pays moderne, développé ». « Avec la nouvelle Constitution, rien n’a changé », regrette-t-il. « Le peuple doit continuer la révolution. »« »
Sur le terrain, en deux ans et demi, le conflit qui n’était à ses débuts qu’une révolte pacifique contre une dictature se solde par plus de 100.000 morts et un pays ravagé par les destructions. La région est ébranlée, les pays voisins -au premier rang desquels le Liban- déstabilisés et débordés par l’afflux de réfugiés manquant de tout. Au quotidien, le recours aux armes classiques, comme les bombes incendiaires, fait des ravages tout aussi choquants que le gaz sarin. Qui est contre, qui est pour ?
Loin de la fureur des bombardements dans leur pays, des dizaines de blessés syriens sont soignés au calme d’un petit hôpital du nord d’Israël, oubliant pour quelques jours le conflit qui oppose les deux pays. Fatima a été blessée dans le bombardement de sa ville natale de Deraa, dans le sud de la Syrie. Admise fin juillet à l’hôpital Ziv de Safed, elle ne tarit pas d’éloges sur le personnel médical israélien. « Ils font preuve de beaucoup de respect à notre égard. Que Dieu les protège », dit-elle, assise sur son lit, a deux pas de celui de sa fille âgée de 8 ans, elle aussi blessée. Mais cette mère de neuf enfants, âgée de 41 ans, ne parvient pas toujours à cacher sa nervosité à l’idée d’être associée avec Israël, un pays techniquement en guerre avec la Syrie depuis les conflits de 1967 et 1973. Craintive, elle a demandé à ce que des pseudonymes remplacent son nom et celui de sa fille pour qu’elles ne puissent être identifiées. Fatima fait partie des plus de 100 Syriens hospitalisés en Israël, la plupart dans les hôpitaux de Safed et de Nahariya. Selon le directeur adjoint de l’hôpital de Safed, Calin Shapira, environ un million de dollars ont été alloués par le gouvernement israélien pour le traitement des blessés syriens. Fatima dit ne pas savoir comment elle est arrivée en Israël ; elle vaquait à ses occupations quotidiennes à Deraa lorsqu’un obus de mortier a touché sa maison, la blessant ainsi que sa fille « Zahra ». « Je me souviens juste que des gens m’ont aidée à me relever et après je me suis retrouvée ici, dans un hôpital israélien », explique-t-elle.
Ceux qui sont sur le terrain savent : les rebelles syriens n’ont pas la capacité de produire des armes chimiques, ni les vecteurs ni le savoir faire pour rendre armes des composéschimiques séparés. Les troupes d’Assad sont les détenteurs de telles armes et du savoir faire associé, grâce aux ex soviétiques. L es propos qui nient cela sont des contes de frées pour mieux cacher d’autres inhtentions. Ci-dessous un article venu du Liban, qui détient les preuves de l’implication du régime syrien dans les attentats à la voiture piégée.....
Ziyad Makhoul | 31/08/2013
En dents de scie Trente-cinquième semaine de 2013. Voici l’axiome : le gang Assad est le pire fléau qu’ont dû subir et que continuent de subir, plus pour longtemps pourtant, la Syrie, ses sunnites, ses chrétiens et ses alaouites. Et, bien sûr, le Liban. Quel(s) que soi(en)t le(s) successeur(s), ce sera, en comparaison, comme un ultradoux goût de barazeks à peine sortis d’un four damascène. Voici le théorème : l’attaque au gaz chimique qui a anéanti des centaines et des centaines de Syriens n’a pu être conçue, commanditée et exécutée que par ce gang Assad. Ce n’est pas que les autres, intellectuels ou cannibales, soient des saintes nitouches, loin de là ; mais si ces rebelles possédaient ou avaient volé des armes chimiques, Walid Moallem en personne se serait fait un plaisir fou à le hurler une bonne douzaine de fois par heure et par jour. Quant à Bachar el-Assad, il est suffisamment déconnecté désormais, suffisamment adolfisé, pour se refuser quelques petits et pervers plaisirs. Comme, par exemple, lancer ses sarin et ses moutarde sous les narines mêmes des experts onusiens. Voici le problème : comment exercer cet urgent droit d’ingérence, cette incontournable assistance à peuple en danger en limitant au maximum les dommages, directs soient-ils ou collatéraux ? Comment empêcher le monstre de recommencer et aider les rebelles autant que faire se peut sans reproduire les catastrophiques scenarii irakien et afghan ? Le monde serait tellement plus fascinant s’il n’était régi que par la mathématique. Aujourd’hui, le manque de coordination, de préparation, de sérieux et de professionnalisme de la part des Occidentaux et de leurs alliés musulmans qui veulent punir Bachar el-Assad est tellement hénaurme qu’on pourrait penser que cela est fait exprès. Que cela est un épisode-clé dans cette préguerre psychologique. Dans tous les cas, c’en est navrant. Sauf qu’on arrive encore à trouver dans ce maelström abscons de sympathiques petites compensations. De grands moments. Barack Obama en Alfred Hitchcock jeune, black, hipster et furieusement Ubu-roi qui répète à intervalles tellement réguliers qu’on dirait Big Ben qu’il n’a pas encore pris sa décision. David Cameron qui est autant fait pour le 10 Downing Street qu’Angela Merkel pour chanter en duo avec Lady Gaga. François Hollande qui depuis le Mali se rase tous les matins habillé de la combinaison anthracite-SM de Batman juste pour en voir les reflets dans la glace. Vladimir Poutine en pseudo-tsarévitch grotesque qui ne sait plus quoi inventer et dans quels marécages s’embourber pour ressembler à Ivan le Terrible. Recep Tayyip Erdogan qui donnerait un rein pour ressusciter la Sublime Porte et anschlusser la Syrie, la Jordanie, l’Irak et le Liban. Abdallah ben Abdel Aziz qui signe des chèques et des virements pharaoniques des deux mains. Ali Khamenei qui multiplie les petits livres verts pour expliquer aux pasdarans comment envoyer des missiles de Damas sur Tel-Aviv et aux hezbollahis comment mieux mourir pour autrui. Benjamin Netanyahu qui a compris l’erreur fatale d’un État hébreu persuadé que seul l’alaouite peut être son allié et qui se mord les doigts jusqu’à la clavicule en suppliant ces démocrates qu’il abhorre de frapper, refrapper et frapper encore le régime syrien. Enfin, ultime pied de nez de cette gueuse d’histoire, il y a la naissance, comme Aphrodite née de l’écume de la Méditerranée, ce nouveau couple un peu Burton-Taylor, un peu Je t’aime moi non plus, Paris et Washington, Washington et Paris, seuls au monde ou presque, en lune de miel au large des côtes syriennes, dix ans exactement après l’épisode irakien où les Français se faisaient traiter de singes capitulards bouffeurs de fromage et où Dominique de Villepin entrait dans l’histoire en se faisant applaudir au Palais de Verre par le chœur des nations devant un Colin Powell déconfit, terreux, pas dupe et triste. Paris et Washington qui vont tirer. Qui vont punir. Les paris sont ouverts : une baffe ? Une claque ? Une fessée ? Une curée ? Peu importe. Toute la planète ne serait pas mécontente de voir la guerre syrienne durer des lustres, mais arrivera bien un moment où il faudra en finir. Virer le gang Assad. Laisser la nature reprendre ses droits. Un moment où le maintien au poste de l’ex-ophtalmologue sera infiniment plus dangereux que son départ. Quelle que soit son intensité, l’attaque franco-américaine, imminente, sera un prologue. Le chapitre I tardera probablement à être écrit, mais il arrive(ra). Et puis les Syriens se débrouilleront – à l’égyptienne, à la libyenne, à la tunisienne, peu importe. En attendant, le nombre de morts doublera ou triplera en Syrie, celui des réfugiés syriens aussi, Barack Obama et François Hollande concrétiseront leur nouvelle relation spéciale en partageant leurs vacances communes entre les Hamptons et le Lubéron, le Liban sera toujours sans gouvernement, les voitures piégées fleuriront aux quatre coins de ces 10 452km2, et Michel Sleiman continuera de recevoir le chef du bloc parlementaire du Hezbollah Mohammad Raad jusqu’à ce que tous les cadres de la milice soient en train de combattre aux côtés de leurs collègues chabbiha en Syrie.
P.S. : cette farce est une honte. La communauté internationale aurait dû, dès son baptême du feu et ses premiers massacres aux armes conventionnelles, faire de Bachar el-Assad le Slobodan Milosević du Proche-Orient. Une honte et une immense, une gargantuesque ânerie.
Encore des propos d’école maternelle, et après tu t’étonnes de recevoir un coup de pied dans le derrière de quelqu’un que tu hais et qui s’avère plus intelligent que toi sans que tu fasses l’effort de comprendre pourquoi. L’oparrtion aun nom de code « hémoroïdes » contre les frères musulmans, tu demandes à en bénéficier ?