Vous parlez d’endettement mais les
banques et l’Etat et les juges ne sont pas innocents dans cet endettement et
par exemple quand les municipalités ayant fait des prêts indexés sur le franc
suisse ont soulevée une carabistouille :
Ces emprunts spéculatifs ont permis
aux banques d’encaisser des marges colossales pendant des années en toute
illégalité car les collectivités n’ont pas le droit de souscrire des produits
spéculatifs.
Face au refus des banques de
renégocier ces emprunts à des conditions honnêtes, beaucoup de collectivités
ont alors décidé d’agir en justice et ont obtenu gain de cause car le taux
effectif global (TEG) [1] qui devait être mentionné sur le contrat n’y
figurait pas ou était inexact.
Mais pour les empêcher de gagner sur
ce motif, le gouvernement au pouvoir à l’époque a fait voter par le Parlement
le 10 juillet 2014 une loi scélérate de validation rétroactive de ces emprunts
illégaux. Avec cette loi la mention du TEG n’était plus une condition
obligatoire et cette disposition valait aussi pour tous les emprunts déjà
souscrits.
Aux ordres du pouvoir, les juges
civils et administratifs ont systématiquement rejeté les demandes des
collectivités qui avaient engagé des actions. Les autres collectivités ont cédé
à la pression des préfectures et ont préféré passer un accord avec la banque
pour sortir des emprunts mais en payant des indemnités colossales.
Article 2 du code civil : « La
loi ne dispose que pour l’avenir, elle n’a point d’effet rétroactif. »
« Vous êtes le
corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part.
Et Dieu a établi dans
l’Église premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des
docteurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont les dons
de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues.
Tous
sont-ils apôtres ? Tous sont-ils prophètes ? Tous sont-ils docteurs ?
Tous
ont-ils le don des miracles ? Tous ont-ils le don des guérisons ? Tous
parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ?
Aspirez
aux dons les meilleurs. » (1 Cor 12 :27-31)
Il ressort donc que
les dons donnés aux chrétiens sont différents suivant les personnes et
hiérarchisés.
Il doit en être de
même dans le monde et dans une nation.
Il est cependant
recommandé d’aspirer aux dons les meilleurs.
Cela démontre à mon
sens que la démocratie donnant la même voix à chacun, qu’il soit très compétent
sur la question ou qu’il soit ignorant, ne peut être aussi efficace qu’un système
prônant chaque personne à la place où
elle est douée. Cela n’empêche pas d’aspirer à des dons supérieurs.
Trois choses font
trembler la terre, Et il en est quatre qu’elle ne peut supporter :
Un esclave qui vient
à régner, Un insensé qui est rassasié de pain,
Une femme dédaignée
qui se marie, Et une servante qui hérite de sa maîtresse.
Il y a sur la terre
quatre animaux petits, Et cependant des plus sages ;
Les fourmis, peuple
sans force, Préparent en été leur nourriture ;
Les damans, peuple
sans puissance, Placent leur demeure dans les rochers ;
Les sauterelles n’ont
point de roi, Et elles sortent toutes par divisions ;
Le lézard saisit avec
les mains, Et se trouve dans les palais des rois.
Il y en a trois qui
ont une belle allure, Et quatre qui ont une belle démarche :
Le lion, le héros des
animaux, Ne reculant devant qui que ce soit ;
Le cheval tout
équipé ; ou le bouc ; Et le roi à qui personne ne résiste.
Rappelons
quand même que ces élites vont pleurer et gémir parce que Dieu se souvient
de ce qu’ils ont fait de leur gestion du pouvoir à leur disposition :
Les
dirigeants d’entreprise, grands et petits confondus, sont formés depuis une
trentaine d’années, depuis les « Bolloré », « Tapie » et
consorts, à une seule chose : la rentabilité de l’action comme seule valeur et
le profit personnel comme carotte. Hormis toute autre considération...
L’environnement de l’entreprise, du marché, la formation des écoles de
commerce, l’affolement de valeurs individualistes forcenées, exaltées comme un
but en soi, ont renforcé une forme unique de pensée de l’économie de marché,
perverti à l’extrême ce qui n’est plus un cerveau, encore moins un esprit, mais
un compte de résultat soumis au profit bien spécifique de la valeur de
l’action, hormis toute autre considération...
C’est
devenu banal. Surtout ne pas réfléchir, la seule valeur : le résultat. Le seul
résultat recevable : le profit financier, de l’actionnaire, de l’investisseur.
A n’importe quel prix. Comme seule justification de l’existence d’une
entreprise. Hormis, pas de salut. CQFD d’une mentalité serve, sans esprit, du
non sens... Avoir réussi à soumettre le monde entier à
cela, c’est brillant, si si... La cupidité
transformée en valeur responsable, dirigeants serviles et soumis, et bien
rémunérés dans ce seul objectif. Quand on sort de l’école, on a déjà
réussi si l’on est bien formé au CQFD ambiant, on y croit à fond... Réfléchir c’est ennuyeux, gagner de l’argent, çà
c’est motivant... Jolis petits ânes … Bâtés...
La
seule valeur de réussite étant l’enrichissement personnel (sonnant et
trébuchant), la hausse du bénéfice, du cours de l’action, à n’importe quel prix
et comme unique preuve de succès, nous le voyons bien, affolement généralisé,
sous la seule loi du « toujours plus », c’est dire combien on a
dramatiquement perdu tout repère, ce même de simple bon sens puisque cette «
valeur » est devenue la seule...
Ssssurtout
ne réfléchis pas... Joli petit âne … Bâté... Les voyez-vous, les beaux yeux de
Kâ, le voyez-vous, le ventre de Kâ ? Qu’est-ce qu’une entreprise ? A quoi et à
qui l’entreprise est-elle aujourd’hui utile ? Les acteurs décideurs de
l’entreprise, où sont-ils donc ? L’épidémie s’étend de
ceux qui refusent de plus en plus les postes de cadres tant ces postes sont
aujourd’hui vides de contenu réel comme d’épanouissement personnel... Valets de
l’actionnaire, et d’un système économique et financier tyrannique, d’un
management qui étouffe toute créativité,
ils sont relégués au rôle de simples exécutants, oppressés
d’objectifs à peine réalisables qui les mènent aux limites de leurs
possibilités nerveuses et physiques... Vide absolu de sens, d’imagination, de
soumission au pire comme seule solution valable. L’iceberg d’une mentalité
généralisée, dont l’inconscience est devenue une norme, déconnectée de la réalité
et de l’intérêt général...
Où
est-il possible de voir des dirigeants qui réfléchissent un peu à ce qu’ils
font ?
En
est-il seulement ? Pourquoi ne s’expriment-ils pas ? S’ils existent... ?