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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 6 septembre 2007 23:53

    Bonjour.

    Décidément chaque fois que je lis un de tes commentaires il y a des vote moins. je vais voter oui pour rééquilibré car de a de plus raison, avoir la foi dans une religion et suivre ses prescriptions à la lettre qui fonde l’intégrisme et le fondamentalisme, c’est la même structure que les fondamentalistes de la loi du marché et de sa soeur la mondialisation qui structure l’existence humaine au travers de ses règles comptables et ses théories économiques avec comme dieu l’argent et comme prêtre les économistes.

    Mais l’auteur pose le débat de fond, qui n’est pas démocratie contre théocratie (nous sommes dans une société helléno judéo romano chrétienne), mais pourquoi dans des états démocratiques, riche et instruit une partie de la population refuse les interrogations de la science pour s’enfermer dans des configurations séculaires en s’en tenant à la lettre plutôt qu’a l’esprit.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 6 septembre 2007 21:53

    Bonjour. Ce n’est pas courant de trouver ce genre d’article sur agora, j’ai lu qu’il avait suscité des réflexions intelligentes, j’espère y apporter ma contribution.

    En effet, l’homme en découvrant ses facultés s’est installé en maître du monde, illustre produit de grands nombres de Dieux. Ces mêmes facultés l’ont poussé et entraîné en levant les yeux à comprendre son monde, et décrypter en partie l’Univers qui l’entourait. Bien que Tous nous n’ayons pas encore admis que nous en étions une totale partie en tant qu’Être d’une espèce.

    Des hommes ont consacré leur temps à comprendre le fonctionnement de cet Univers, et ils nous ont laissé des traces de leur quête par un savoir se précisant sans relâche. De telle manière qu’aujourd’hui ces traces nous donnent les ou des clefs pour concevoir y appartenir. Ainsi nous avons mis en évidence que notre propre existence est régie par des « Règles », et nous ne pouvons plus les ignorer. Leur validité n’en demeure pas moins toujours conditionnée à la compréhension et aux définitions, que nous en avons donné dans la limite imposée par notre condition humaine. Condition humaine qui nous pousse à élaborer un monde que nous croyons maîtriser ; pourtant nous percevons assez exactement qu’il existe un infini objectif auquel nous n’avons pas accès ; du moins c’est comme cela que nous le formulons.

    Toutes les lois que les sciences définissent n’expliquent pas tout, mais ces lois aident à plus de compréhension, elles relèvent de notre regard et de notre technologie, mais ne sont pas indépendantes de notre activité culturelle véhiculant un grand nombre de valeurs mystiques et relatives, issue de nos représentations nées du conflit conventionnel permanent de l’inné et du culturel.

    Ces offrent un caractère de crédibilité de valeurs scientifiques réfutables, car elles sont traduites dans un langage mathématique universel. Langage qui s’offre aujourd’hui à la critique et qui donne lieu à des débats philosophiques.

    Je considère donc, que les « Forces ou énergies ou flux » qui composent l’Univers, combinent toutes choses. Toutes choses de ce que nous sommes, et que nous assemblons (et non pas créons qui laisse sous entendre que nous partons de rien), même si nous ne pouvons encore en définir certaines, et peut-être ne jamais accéder à l’indéfinissable.

    En conséquence, en observant les lois que nous connaissons de cet univers, il est plus aisé de comprendre ce que nous sommes et faisons. Cet effort intellectuel consiste à s’observer, comme étant ces forces, étant dans ces forces, et étant le produit de ces forces, et non soumis à ces forces. D’une autre manière, si nous considérons que l’univers est la circulation d’une information depuis son origine, nous sommes cette information dans l’information, et produisant de l’information, et non pas seulement soumis à l’information. La nuance est fondamentale car elle modifie l’image, la représentation que nous pouvons avoir de notre « monde cérébral » à partir du « monde sensible ». Parce que, au lieu d’y être soumis, qui peut être interprété comme une condition irréversible, nous serions sous condition de la connaissance de l’organisation de ces forces, de cette information. Nous serions un Être « conditionnel », conditionné à ce qu’il est capable d’en comprendre.

    Aujourd’hui nous ne pouvons pas sérieusement penser être tenu en dehors que l’existence de ces lois. (La longueur d’ondes de notre regard nous donne accès à un monde différant des ultras violet ou des rayons X. C’est en tenant compte arbitrairement de ces lois et en observant que certains de nos comportements s’y conforment, que je pense que nous sommes à la fois des êtres analyseurs et synthétiseurs (des décodeurs et des encodeurs), individualistes et collectivistes. Des Etres connaissant la difficulté d’accéder à la « synthèse finale », « à la compréhension finale », « aux raisons de cet univers » dont nous mesurons et cherchons les limites. Tout cela, comme les scientifiques livrent à la recherche d’une loi d’unification pour comprendre notre Univers.

    Il est donc une évidence pour moi de considérer la distinction que nous faisons entre le naturel et le culturel, comme purement conventionnelle, car cela résulte d’une sensation à considérer que nos innovations donnant lieu à des réalisations échapperaient à la « nature », à ses « forces », parce que nous réaliserions des produits qui supposent d’associer, d’assembler ou de combiner une quantité innombrable de connaissances de découvertes de savoir faire que nous nous transmettons.

    Purement conventionnelle, car il n’y a pas « décohérence » entre les deux car cette opposition ne donne pas une valeur nulle, même si nous n’avons pas défini une loi d’unification.

    Nous pouvons le comprendre par la capacité combinatoire de l’intelligence associative dont notre cerveau est doté. Et lorsque celui-ci reçoit les informations envoyées par les cellules de notre organisme qui ont enregistré une ou des perturbations de son environnement, notre structure cérébrale commande alors les comportements qui satisferont à cette ou ces perturbations.

    C’est ainsi que nous donnons corps à toutes choses matérielles ou abstraites par projection de la pensée symbolique, lorsque les événements favorisent leurs émergences en perturbant notre organisme. Dans ce prolongement ayant conscience de la limite de notre regard, et ayant également par des moyens techniques mis en évidence certaines lois, nous ne pouvons pas contester quelles ne soient pas issus d’autres chose que de la perturbation de notre organisme relayé par le cerveau.

    Y compris des perturbations liées à des événements environnementaux dont nous ignorons tout. Ce culturel que nous définissons, appartient donc entièrement au naturel, parce qu’il se trouve dans l’univers, et que celui-ci le constitue, et qu’il est bien le produit d’une structure inné qui favorise l’aptitude à l’adaptation. Nous faisons cette distinction parce que notre regard, par sa structure sa forme et sa nature, est limité, et donne au cerveau les images de notre monde sensible que celui-ci redistribuera à tout l’organisme. Partant de là nos concepts, induit par notre représentation du monde, considèrent comme naturel ce qui est en l’état matériel dans la nature, ou reconnu héréditairement transmissible, ou se manifestant par des régularités observables à notre échelle (la vie, la mort, la pensée, se nourrir etc....). Cela relève du fait que, pour exister nous sommes exemptés, dispensés de connaître, de comprendre et d’établir des repères. Des repères de liens de compréhension normalisateurs, régulateurs de l’émergence d’un Homme qui se dit Créateur.

    Pour exister nous n’avons pas besoin de comprendre notre monde sensible, c’est « l’état que nous qualifions à tort ou raison d’animalier ». Également peut-être cela relève-t-il aussi du fait d’une approche eschatologique de l’Homme créé, ou à notre ignorance due à nos difficultés à retrouver, ou à vouloir chercher le « réel » dans l’image que nous en construisons. Il faut être convaincu pour penser autrement que l’Univers permet toute chose que nous inventons. Telle la voiture qui ne nous paraît pas issue de l’univers parce que nous disons que nous la créons, et ce n’est pas parce que nous réalisons de tels assemblages qu’ils ne sont pas naturels, car tout événement est déterminé par ce qui l’a précédé.

    Alors il n’y a pas de décohérences entre Darwin et la mécanique quantique ni avec la biologie n’y avec rien de ce que nous pensons. C’est seulement notre insuffisance à comprendre le Tout qui nous oblige à sérier les événements et naturellement cette « sériélisation » aura sa propre influence sur nos analyses.

    Nous devons pour le comprendre, le décrypter, réunir et assembler les pièces détachées de « la connaissance et du savoir » que nous découvrons. Nous en prenons conscience au fur et à mesure en sélectionnant les pièces de ce puzzle qu’est la vie, même si la pièce théâtrale finale est jouée (la mort).

    Ce futur, nous le portons dans la capacité de modélisation du plus petit élément infinitésimal qui, associé à d’autres donnera la perception de l’image future. Même si nous savons que le futur n’est qu’une capacité de projection cérébrale, dont la réalité repose sur la perception du temps en fonction de la vitesse à laquelle nous pensons que tout se déplace, suivant trois flèches, celle thermodynamique (sens dans lequel l’entropie croît), psychologique (direction suivant laquelle nous sentons le temps passer), cosmologique (direction du sens dans lequel l’univers se dilate).

    Ceci implique que nous soyons au fait des innovations et s’ajustent, car nous le savons, la connaissance est aussi faite de méconnaissances d’où elle surgit. Et dans ce magasin là, celui de la méconnaissance dont nous n’avons aucune idée, si nous y accédions sans connaissance bornée, structurée nous sombrerions très certainement dans la folie faute d’avoir les capacités cérébrales suffisamment organisées pour y faire face. C’est pourtant cela qui attend les hommes de demain, car ils ne feront pas face au monde quantique et à la génétique avec l’enseignement seulement mercantiliste.

    Par analogie, notre monde ressemblerait à un puzzle en expansion où chaque pièce se renouvelle, se multiplie, varie de forme, de couleur, de place, et modèlerait une image sans cesse changeante.

    Un puzzle que nous n’avons aucune chance de lire dans son ensemble par notre seul regard, et même si nous nous situions dans une position hypothétique d’observateur, nous ne pourrions observer et comprendre que le passé, car le temps de décoder ce que nous observons, l’image que nous définissons n’existe plus.

    Si bien que l’étroitesse de notre regard ne nous permet d’exister que par défaut tout en étant partie intégrante du monde objectif. Monde objectif que nous devons percevoir par nos sens, et c’est cet apparent paradoxe qui a certainement donné naissance à la récurrente querelle des matérialistes et des spiritualistes qui n’étaient certainement pas des philosophes métaphysiciens.

    Je serais certainement décédé quand cela se produira si nous ne détruisons pas tout avant mais je crois qu’à l’instar de l’imprimerie qui a marqué une étape importante dans la diffusion du savoir et de l’information, la connaissance des sciences de la physique, par la mécanique quantique, va marquer une autre étape dans le développement sociétal de notre civilisation. Il nous faudra regarder beaucoup de nos relations, ou « requalifier » beaucoup de nos relations sous son auspice, inventer d’autres mots, alors que d’autres rejoindrons les dictionnaires des mots rares et précieux, en mémoire du passé.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 6 septembre 2007 19:07

    bonjour tu n’as pas été compris, poutant dieu est bien quantique même plus que cela car il est dans tous les endroits à la fois et à la foi. mais c’est quoi la matière ? Si l’on pouvait mettre un individu dans un accélérateur de particules au bout l’on aurait que des photos des traces de son passage, pour tant il serait toujours là avec sa douleur.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 5 septembre 2007 21:52

    Bonjour j’ai trouvé très sympathique ta remarque, digne de la désinvolture nécessaire aux artistes pour s’extraire des pesanteurs des conformismes. J’ai trouvé la formule heureuse et poétique, mais a ne pas conseiller en dessous du niveau BAC. Dommage tu n’as pas été compris !

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 5 septembre 2007 19:30

    Bonjour esca. Ton article est intéressant sur l’instrumentalisation politico médiatique des faits divers avec un déroulement pervers pour les victimes. De plus le président surf sur l’ignorance du peuple autour de la problématique sécuritaire qui à depuis la nuit des temps a été examinée sous toutes les coutures

    La répression ayant montré ses limites, certains se penchent sur la prévention du risque. En l’espèce, il ne s’agit pas d’une prévention de type social, par la réduction des inégalités, la réduction de la misère etc., autant de facteurs qui sont connus depuis le XIX ième siècle comme criminogènes, grâce aux travaux de Le Play.

    Il s’agit d’une prévention fondée sur la prévision du risque de manière à l’étouffer si possible dans l’œuf. Un chercheur Canadien, M. Tremblay, va jusqu’à dire que l’on peut prédire l’avènement d’un futur délinquant, dès que certaines adolescentes sont enceintes. (cela à fait échos durant la campagne présidentielle de 202)

    Les Nord-américains, dans leur légendaire souci d’efficacité, ont cherché à mettre en œuvre un processus d’évaluation des populations à risque. Ceci a été mis en place dans les prisons pour prévoir les risques de récidives. Cette méthode « scientiste », basée sur des tables actuarielles comportant plusieurs critères, est censée mettre fin à des décisions prises sur la base d’examens cliniques et suspectés d’arbitraire.

    Le décideur se trouve donc épaulé par le scientifique, qui par ce biais, rend sa décision quasi indiscutable et l’exonère de la responsabilité. De plus, la caution et le label des scientifiques rassurent un public toujours plus sécuritaire, répressif, et en quête perpétuelle de solutions miracles.

    Ces études sont appliquées en milieu carcéral, notamment au Canada, mais pour beaucoup de personnes elles ont un défaut, celui de ne s’appliquer qu’a des personnes incarcérées, c’est à dire qui ont donc déjà commis un crime. L’idéal se trouve alors, non pas dans le fait de savoir si l’on doit remettre en liberté un criminel ou pas, et ce de la manière la plus infaillible possible, mais d’éviter que ce criminel commette son forfait.

    Les scientifiques se sont donc lancés dans des études longitudinales portant sur trois générations de délinquants, pendant une quarantaine d’années. Ils en ont retiré un ensemble de données empiriques qui leur ont permis d’affiner le caractère culturellement transmissible de la délinquance.

    Qu’est ce que signifie « culturellement transmissible ?

    C’est le constat que dans la Nature il n’y a pas de notions de délinquance et encore moins de crime. Un animal qui va essayer d’avoir un morceau de la proie que son congénère a chassé, par exemple, n’est en rien un voleur, il essaye simplement de se nourrir dans les conditions du moindre effort (coût/avantage), plutôt que de se chercher une proie et l’abattre ; Mais surtout, il ne tuera pas son congénère pour l’obtenir. L’humain, en accédant à la conscience, a défini petit à petit qu’un individu n’avait pas le droit d’aller prendre une part de la chasse d’autrui sans son autorisation, sans sa volonté de partager. Et il a convié l’autre à faire l’effort d’aller chasser.

    Sauf que ceci exige qu’il y ait une quantité de nourriture disponible pour chaque chasseur. Or, dans notre organisation socio-économique, la « proie » est devenue la monnaie, et quand elle peut être abondante, nous la raréfions pour qu’elle soit désirée. Partant de là, les chasseurs se livrent à une concurrence, et ceux qui ne sont pas assez vaillants ou adroits, peu enclins à l’effort, attardés, malades, handicapés ou d’un tempérament génétique moins adapté à la compétition, seront écartés.

    Ce n’est pas pour autant qu’ils n’auront pas faim, et de ce fait, leur instinct de préservation les poussera à rechercher des moyens pour s’approprier la « proie » d’autrui. Mais dans le même temps les autres chercherons des mesures pour les en dissuader. Partant de là, chacun élèvera sa famille dans des conditions différentes plus ou moins difficiles qui se répercuteront sur leur progéniture.

    Quelques milliers d’années plus tard, pour réguler tout cela, l’humain a défini une notion de bien et de mal qui condamnait les actes de celui qui volait par exemple, mais aussi invitait l’autre à partager. Ceci sans résultat. De telle manière que ceux qui possédaient des « proies » ont établi une liste de délits et de crimes, ont construit des prisons pour ceux qui enviaient les proies dont ils estimaient être les propriétaires. Les mêmes prisons également pour ceux qui, conscients de ces inégalités, prônent des solutions de modification de ce scénario pour que l’on puisse nourrir ceux qui sont écartés par la concurrence ou en organisant pour eux des actions de solidarité sociales pour les nourrir et leur apprendre à chasser « des proies ».

    Et nous sommes dans ce schéma réducteur depuis des millénaires.

    Cette quête de la « proie » est structurée aujourd’hui par la division du travail et la mobilité, à partir desquels, des groupes vont se stratifier socialement. Ceux qui appartiendront aux groupes qui se trouvent « écarté ou plus faibles, moins méritants, et qui au grand désespoir des autres groupes ont faim et ne se décident pas à vivre les difficultés de leur existence, utiliseront les faiblesses des autres ou leurs points sensibles, pour s’approprier les biens qu’ils désirent, voire utiliseront leur faculté à se regrouper s’ils sont suffisamment nombreux, voire se laisseront aller. C’est dans ces groupes tenus à l’écart de la chasse à la « proie » que les structures organisatrices, discipline, obéissance perdront de leurs efficiences. C’est des difficultés inhérentes de ces groupes à vivre leur mise à l’écart que se développeront toutes les formes de transgressions, et ils les répercuteront sur ceux qui les partagent ou naissent dans leurs conditions. Et chacun peut comprendre que l’on peut leur apprendre à chasser, s’il n’y a pas de « proie » disponibles, ils chercheront toujours à aller prendre celles des autres qui s’en défendront. C’est en cela que la délinquance est culturellement transmissible.

    Devant une baisse du contrôle interne, les citoyens sont prêts à abandonner une part de leur liberté au nom de leur sécurité, en réclamant un plus grand contrôle social externe.

    La demande des citoyens est alors l’exigence d’un accroissement des forces de l’ordre et de celui des systèmes punitifs, auxquels souscrivent hypocritement les politiques qui savent qu’une fois l’effet psychologique passé son impact dissuasif disparaîtra.

    Ils entraînent par couardise les citoyens dans une escalade répressive qui les poussera à demander des mesures d’eugénisme, comme Hitler voulait des chambres à gaz, car la délinquance n’est pas le produit d’un jeu de rôle mais la conséquence d’une désocialisation due en partie aux problèmes d’inégalités sociales non résolues.

    Tout comme les incivilités sont aussi la marque d’individus qui font état d’irrespect envers ceux qui les méprisent et les marginalisent, leur renvoyant à tort ou à raison ce qu’ils ressentent. Qui plus est, la crainte des citoyens qu’ils perçoivent, les renforce dans cette voie, en leur donnant le pouvoir de dominer ceux qui les méprises par une forme de terreur dont ils jouissent, et qui parfois ne connaît plus de limite. Ce comportement est particulièrement communicatif chez les jeunes qui se côtoient dans les écoles aux âges où ils mettent à l’épreuve la permissivité des adultes et recherchent leurs propres limites.

    De ce fait, ils sont accessibles aux informations médiatiques qui leur fabriquent des habits d’adultes sur mesure par souci commercial, et qu’ils endossent par mimétisme. Si l’on y ajoute l’ostracisme et la xénophobie, tous ces éléments concourent au sentiment d’insécurité. Alors ensuite, ce que l’on réclame à la justice de l’État, ce n’est plus une justice « équitable », mais d’expurger le mal et de venger les victimes.

    On se trouve ainsi devant un autre phénomène de banalisation, celui du terme de sécurité. Devant le confort et l’abondance d’une très large majorité de la population des pays riches, le risque devient intolérable, et la notion de risque zéro fait recette.

    Pour comprendre qu’il n’y a pas de solution en dehors de ce que Durkheim appelé l’individuation procure toi l’étude de Calhoum si tu le fais pose toi la question de savoir si tu es dans le compartiment 1 ou 4 ou Bien 2 et 3, tu comprendras facilement qu’ayant des centres urbains qui vont croître durant ces trente prochaine années d’environ 38% tu ne manqueras pas de travail.

    Désolé pour la longueur c’est pour cela que je te suggère de lire l’étude.

    Cordialement.

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