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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 7 juin 2007 22:34

    bonjour. Il y a bien longtemps que j’espérais lire quelqu’un qui est pu comprendre le rôle structurant et aliénant du plan comptable et autre. Dans l’année du ministère R.Barre je lui en ai beaucoup voulu. Non pour ses compétences, mais parce que il a fait sortir la notion de charge du plan comptable pour en faire la référence du coût des vicissitudes humaines et encore aujourd’hui nous regardons nos malheurs comme une charges, ce qui est parfaitement inhumain. Ca coûte de vivre nous le savions depuis la célèbre déclaration de Malthus.

    Je te joins une analogie à laquelle je m’étais livré en m’interrogeant en 1999 si le capitalisme pouvait être social ? Il est utile de se servir des découvertes de la science, biologie, neurologie ou de la physique, telle « La Théorie du chaos » qui met en évidence un ordre sous-jacent que nous ne pouvons pas observer de visu, et que la science à mis à la disposition de notre réflexion, qui nous permet d’agir sur nos constructions psychiques culturalisées. Et l’économie est une partie intégrante d’une construction psychique culturelle sous-tendue par l’inconscient qui peut être trompé, particulièrement par un plan comptable.

    Le capitalisme peut-il être un vecteur socialisant de l’évolution ?

    Pouvons-nous regarder le système capitaliste et son organisation monétariste, comme un vecteur socialisant de l’évolution humaine ? Pour répondre à cette question je vous invite à imaginer les humains comme des cellules organiques. Ces cellules humaines, par nécessité où par sens de la propriété en vu de posséder ce qu’elles produisent, se sont regroupées dans une organisation cellulaire ou société cellulaire. Organisation fabriquant des enveloppes protectrices que l’on appelle les frontières d’États qui leur offrent la protection d’une zone de ressource, mais également qui les isolent des autres groupes de cellules identiques à elles.

    Dans leur isolement elles développent des spécificités internes qu’elles considèrent comme étant leurs caractères culturels, leurs ADN culturels. Pourtant, il survient un moment où ces organisations cellulaires doivent évoluer, car leurs cellules prolifèrent. Et leur évolution va dépendre du message qu’elles auront développé, de la structure qu’elles auront prise, et des moyens d’expansion qu’engendrera son organisation cellulaire, en quelque sorte leur ARN culturel, celui qui s’assurera que les ordres qui seront donnés pour former le nouvel ADN soient bien conformes à ceux qu’a mémorisé l’ARN (nous appelons cela la colonisation).

    Ainsi, nous pouvons considérer que l’ADN est la représentation de l’organisation cellulaire humaine, et qu’il se compose de la diversité culturelle, à laquelle l’ARN veillera, en faisant en sorte que le message soit toujours le même, pour que la duplication cellulaire soit toujours identique et recompose la même diversité culturelle. Si nous rapportons cette construction analogique au système capitaliste et que nous considérons que ce système est l’ADN, il convient de rechercher ce qui constitue l’ARN qui lui permet de reproduire toujours le même schéma. De sorte que si nous voulons que le capitalisme se socialise, ce n’est pas à ses masses monétaires qu’il faut toucher, puisque celui-ci et l’ADN qui se recompose en fonction du message structurel, mais à ce qui veille au respect des ordres qui l’organise, c’est à dire son ARN.

    Et ce qui veille à cela n’est rien d’autre qu’une codification que nous appelons le plan comptable, le schéma structurel dans lequel nous avons enfermé, codifié nos relations sociales après les avoir qualifiées (qualification mesurable). Un plan comptable qui a formalisé au fil du temps nos relations économiques, et les conditionne. Ainsi, quoique nous puisions faire ou développer comme idéal, si nous l’inscrivons dans une structure dont la fonction est de faire de l’argent, et de définir comment il se ventile, nous n’aurons donc en rien modifié dans le système capitaliste de ce qui nous chagrine ou nous souci.

    Ce qui nous souci étant que tous ceux qui concourent à la richesse s’en trouvent, dans un tour de rôle d’espérance, inégalement pourvus, voir exclus. Pour poursuivre l’analogie, nous savons que ce sont les enzymes qui vont structurer la fiabilité de l’ARN messager, et cet enzyme ou ces enzymes qui vont élaborer l’ARN messager c’est nous, sous-tendus par un mandant qui est notre égocentrisme, et que nous avons codifié.

    Ainsi cet ADN monétariste qui prolifère, produit des déchets et empoisonne en les rejetant dans son environnement toutes les autres espèces et menace la planète Terre, tout en présentant son ARN comptable comme seul messager valable du message initial, en s’appuyant sur les lois naturelles. Le système capitaliste peut donc, tout en conservant l’utilité de concentration du capital, se comptabiliser de manière différente et donc se trouver un rôle socialisant, sans passer par la forme étatique concentrationnaire qu’ont connu les pays socialistes.

    Il suffit pour cela que nous codifions différemment notre égocentrisme. Pour que dans le plan comptable l’activité humaine ne soit pas une charge mais une richesse. Pour que le travail ne soit pas un coût mais un produit, pour que ce ne soit pas nos projections égocentriques « instrumentalistes » qui nous dirigent seulement, mais aussi la raison de notre intelligence.

    Ainsi, ce langage commun commercial est devenu un « organisme » fictif ou abstrait, qui nous dirige par notre entremise soumise à son ARN comptable.

    J’aurais pu choisir une autre analogie se rapprochant de l’analyse psychanalytique. Notamment le fait que la projection à laquelle se livre notre pensée ne fait que reproduire les mêmes schémas dans tous les champs que nous avons sériés, et donc dans celui de l’économie, que j’ai défini comme la qualification mesurable de notre activité sociale.

    il n’y a rien de scientiste dans cela mais c’était le moyen que j’avais trouvé pour essayer de faire comprendre pourquoi nous reproduisions toujours les mêmes schèmas et discours. cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 7 juin 2007 01:36

    bonjour LLcuyer tu as choisi un sujet brûlant, mais tu as raison de dire qu’aucun homme politique n’admet se tromper, et qui plus est retourne toujours les événements à leur avantage. Qui voterait pour un politique qui se trompe ? Pour sourire tous les français depuis trente ans, mais parce que les hommes politiques ne le reconnaissent pas.

    S’il suffisait d’élire un homme pour que la violence cesse j’y souscrirais immédiatement.

    Dans le cadre d’un essai je m’étais intéressé à ce problème d’évolution de la violence sans pour autant pointer du doigt un politique alors que j’ai eu affaire au SAC (service d’action civique). Michel Wieviorka à écrit en 2004 un ouvrage très fourni sur la violence « La violence » aux éditions Balland et Christophe Lambert en 2005 aux éditions Plon « La société de la peur »

    J’écrivais donc en 2000 le résumé suivant. Une autre conséquence de la peur, et celle de la « policiarisation de proximité ». Cela peut se comprendre, d’une part, depuis que les espaces frontaliers ont été ouverts, car l’activité de contrôle et de filtre qui était le leur, si elle doit être effectuée, s’effectue dorénavant au niveau de chaque individu dans leur quotidien. Cela entraîne une multiplication de contrôles de la vie privée (papier et vidéo). D’autre part, cela se comprend surtout par le « phénomène d’insécurité » d’une société qui est névrotique. En l’espèce, je ne veux pas développer un point de vue naïf, ignorant des besoins de sécurité, d’un État, du civil et du pénal. Mais, je veux m’attarder sur le phénomène de la perception du besoin de sécurisation constant, comme indicateur d’un symptôme d’une sociabilité « socio-économique » qui évolue mal. Évolue mal, puisqu’elle sécrète ses propres agents agresseurs (quelle qu’en soit la cause), et suffisamment pour que la communauté désire que sa sociabilité s’exerce sous le contrôle des forces de coercitions, police, justice ou en si auto protégeant. Ceci, non plus comme l’exercice de la correction d’un taux inévitable de violences et de déviances inhérentes à toute société dans le cadre de concomitances d’événements probabilistes.

    Mais, comme force de compensation, d’une société ayant une tendance à générer de la violence, comme caractéristique d’une absence ou d’une diminution de ses capacités à communiquer, sous son autorité de fait, par son désintérêt pour l’exercice de sa citoyenneté socio-économique, de ses relations socialisantes, et qui se sent en permanence menacée dans son égoïsme, courant le risque de l’enfermement, de l’isolationnisme, et de la paranoïa.

    En effet, le taux de crimes et délits s’élevait à 13,73 pour 1000 habitants en 1950 ; 15,05 en 1960 ; 22,37 en 1970 ; 48,90 en 1980 ; 61,69 en 1990 ; 63,17 en 1995 ; et 60,97 en 1999 (Francoscopie, source ministère de l’intérieur). Les crimes et délits contre les personnes sont passés de 58 356 de 1950 à 233 194 en 1999, soit 398%. Les vols (y compris recels), infractions économiques et financières, et autres infractions (dont stupéfiants) sont passées de 515 933 infractions à 3 334 670 soit une progression de 650%. Ce que l’on peut observer c’est la croissance liée à des motifs de recherche d’une ressource illégale.

    Globalement ces taux doivent être regardés avec prudence, car ils ne font pas état des modifications de comptabilisations des crimes et délits intervenus, ni de la suppression de certains délits par abrogation de dispositions législatives ou de l’apparition de nouvelles.

    Mais ils sont suffisants, afin d’y voir une progression et en comprendre sa source la plus probante, et qu’il est nécessaire que cette progression repose sur un support, sur un terrain favorable, pour que des individus passent à l’acte, car personne ne se lève un beau matin en se disant, « tient aujourd’hui il fait beau je vais être un délinquant ».

    Généralement, il s’agit d’un support ambiant de relations qui baignent dans les prémisses d’une banalisation de rapports relationnels violents. C’est à dire que pour qu’il y ait autant d’accroissement d’agissements délictueux, il faut que les chances de probabilités des conditions événements délictueux, se soient accrues, que la « communicabilité » baisse, ou les deux à la fois, et c’est cela qu’indiquent ces taux globaux. C’est cela que les citoyens ressentent quand ils parlent d’insécurité, quelles que soient les sources à quoi ils les attribuent , et c’est contre cela qu’ils veulent se protéger, en désignant des boucs émissaires qui ont toujours existé.

    Et si d’ordinaire la répression policière peut s’avérer rassurante, elle ne peut résoudre durablement une tendance sociétale à la violence dans ses rapports citoyens, sans que la société ausculte elle-même son organisation socio-économique, qui est comment avoir un revenu pour exister en consommant.

    Cependant, cet appel excessif à l’autorité coercitive nous fera entrer dans une démocratie policière vers laquelle nous nous dirigeons. Une démocratie qui surveillera la vie privée de ses citoyens comme n’importe quel État policier, que nous fustigions, il y a trente ans. Une démocratie qui se « judiciarisera », en installant la justice (l’organisation judiciaire, non la justice prise en son sens moral qui consiste à être juste et respecter les droits d’autrui) au-dessus de la citoyenneté, comme un dieu vertueux.

    Dans ce cas l’énergie qui se consume est celui de la liberté.

    cordialement.



  • ddacoudre 4 juin 2007 23:05

    bonjour. Il y a plus de six milliards d’hommes et seulement un milliard vivent chichement, croyaient vous sincèrement que les autres cinq milliard veulent venir en France toucher les allocs. Nous vendons en permanence sur la planète une image idyllique de la réussite du consumérisme et tous les dirigeants savent qu’il y a plus de demande que de biens disponibles, donc aucune solution à l’horizon avant la fin des ressources minières. Le pauvre qui reste sans lutter et celui qui n’en à plus la force, sinon donner moi une raison pour qu’un pauvre accepte sa condition. Peut-être faut’ il dire comme les Grecs de leurs esclaves, que telle était leurs conditions naturelles. Alors qui ne chercherait pas à améliorer sa condition. Avons-nous accepté notre condition d’ouvrier corvéable à merci du XIX siècle. Pourtant les bien pensant de l’époque trouvé honteux que les crèves la fin se révoltent, et réclamer l’action de l’armée. Que les riches se protègent je comprends cela aussi c’est pour cela que je ne souhaite pas les déposséder d’autres chose que leurs contributions citoyenne. Mais la ou ils me dérangent c’est quand ils ’interdisent l’émission de monnaie (keynésianisme) pour apporter une solution à la misère par une activité de service non marchant. Car le travail n’est pas une donnée anthropologique et aujourd’hui nous n’avons pas besoin du travail productif de tout le monde. Nous refusons cette évidence car le travail nous classe socialement. Mais elle s’imposera de fait avec l’épuisement des matières premières qui concourent à la fabrication de nos produits. Ainsi arque bouté sur notre immédiateté nous choisissons nos élus à notre ressemblance, nous recherchons des faiseurs de miracles. Alors l’immigration à moins d’atomiser tous les pauvres va continuer sans solution autre que d’attendre que nous devenions pauvres à notre tour, lorsque nous serons aux 15 ième rangs des pays riches. Et cela n’aura pas lieu sans conflit. et c’est en cela que le ministère de l’immigration m’inquiète, car cela me rappelle celui des affaires Juives de triste mémoire. Si l’on souhaite que chacun reste chez soi (ce qui historiquement est une ineptie) faut’ il permettre à ces populations de développer une richesse différente de la notre chez eux. Il nous a fallu quatre cent ans de progrès continu pour en arriver ou nous en sommes, on ne peut pas demander aux pays pauvres de le faire sur 50 ans parce que leur immigré dont nous avons moins besoin nous dérangent (quand les baby booms seront en retraite il y aura un léger sursaut de l’emploi), donc il faudrait commencer par arrêter tout le processus mercantile de publicité qui vente des mirages inaccessibles pour tous mais cela est devenu impossible. cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 31 mai 2007 18:50

    Jolie et plein d’espérance ton article pourquoi pas, avoir un idéal donne une raison de vivre et d’être, et je ne m’en suis jamais séparé. Toute fois la politique « l’organisation de la cité » n’est pas seulement l’affaire du jour des élections, ce n’est pas déléguer son pouvoir de citoyen décisionnaire à une minorité d’élue représentatif voire un chef charismatique. Ce n’est pas une fois tous les cinq ans (+ ou -) ce croire en démocratie parce que l’on vote, bon nombre d’état font voter leur peuple sans pour autant être des démocraties. Depuis 1983 il n’est pas un politique qui n’est pas proposé une solution implicite ou clairement défini. Tous les hommes compétents de notre pays se sont succédées aux responsabilités et les difficulté sont toujours présentes et parfois s’accroissent. 1981 devait apporter une solution à la crise, sauf que les français ce comportaient comme des pseudos « capitaliste » car ils vivent dans un pays capitaliste et ne peuvent de ce fait pas générer des comportements solidaires socialisants. Chacun constatant cela à sa mesure nous le spécifions en disant de manière permanente que nous sommes en crise. Médicalement une crise et une souffrance passagère, quand elle dure c’est une maladie. Et la notre est générée par notre système d’organisation économique. La compétition fait forcément qu’il y a des éliminés, des exclus, s’ils disparaissent des comptes financiers, ils n’en demeurent pas moins humainement présent. Ainsi si l’on compte comme nous l’on expliqué tous les tenant de l’hypocrite loi du marché s’appuyant sur la modernité d’une théorie d’un libéralisme datant du XVIII siècle, que le système qui génère les exclusions soit celui qui les supprime nous risquons d’attendre longtemps. Ce n’est pas le travail qui manque c’est la disponibilité de la monnaie, si les hommes voulaient travailler gratuitement il n’y aurait pas assez de bras ou d’intelligence pour satisfaire nos désirs. Nous ne sommes pas face à un manque de travail mais face à un manque de masse monétaire. Or l’Etat n’est plus le mettre de sa Monnaie (qu’il soit français ou autre européen). Quel est donc le pouvoir d’un Etat qui par son impossibilité (hors endettement) d’émettre momentané des masses monétaires, pour soigner sa maladie, doit aller demander l’argent à ceux qui souhaitent sa disparition. La compétition génère aussi de la déloyauté, nous le voyons dans le monde sportif, parce qu’il existe dans notre esprit. Notre existence ne se segmente pas, on ne peut pas s’éduquer au respect de règles dans la famille l’école, puis dans la même famille, la même école, au non de la compétition faire feu de tout bois et que cela ne laisse pas de traces dans nos relations sociales. La richesse matérielle est rare tout juste un milliard d’hommes sur six en bénéficient, nous avons eu la chance de naitre parmi cela, c’est ainsi que l’obtention de la monnaie est un moyen d’accéder à la rareté du bien. Je te laisse apprécier le point de vue de Jean-Marie ALBERTI NI un économiste né en 1929 .

    « La rareté est une invention géniale.

    Si la production crée les besoins et si la satisfaction des besoins incite à la production à créer de nouveaux besoins, ce n’est pas demain que l’on viendra à bout de la rareté. La rareté n’a rien de « naturel ». Dans le règne animal elle n’a pas de sens. L’animal s’adapte à son milieu ou il meurt. La rareté économique a une toute autre signification. Elle naît de la volonté de posséder ce que l’autre possède, afin de mieux l’imiter. L’autre nous incite à désirer un bien car il craint de voir notre désir se porter directement sur lui, avec quelques conséquences fort désagréables. Il accroît notre désir des choses, qu’il nous présente en faisant semblant de nous les refuser. Nous l’avons dit, c’est cette relation qui crée la rareté, et non une simple relation aux choses. Son « invention » complétée par celle de la monnaie, s’inscrit dans la quête d’une violence non supprimée mais détournée. Elle est un acte de paix au même titre que l’invention de la monnaie, du travail, et fonde l’activité économique. La monnaie rend les biens échangeables, le désir ne débouche plus sur le vol et la capture, mais sur la production qui permet de se procurer de la monnaie. La nécessité de produire des biens pour accumuler la monnaie institue le travail et développe la rationalité instrumentale, la technique. La production suscite de nouveaux désirs, les excite et accroît le sentiment de rareté par le désir contrarié de ce que possède l’autre (les « locomotives »). Pour vaincre la rareté, de nouvelles techniques sont mises au point. Nos vieux démons de la violence à l’état plus ou moins brut, qui nous jettent dans la guerre (ou sa préparation, activent cette évolution. La technique et son application à la transformation du monde élargissent le champ des productions possibles. A chaque élargissement du possible, la rareté ne recule pas, elle progresse. Tout progrès technique, toute nouvelle production fait apparaître de nouveaux besoins et exige de nouvelles ressources. La rareté précédente est remplacée par une rareté nouvelle, encore plus contraignante. Les imbrications entre l’organisation des hommes et l’organisation des choses multiplient les accaparements, les inégalités, les désirs et les raretés. »

    Comme tu peux le lire c’est dur et demande bien autre chose qu’un programme électoral. Cela demande à se pencher sur la condition humaine, mais encore faut’ il avoir conscient de ceci, sinon nous désignerons toujours un bouc émissaire. cordialement



  • ddacoudre ddacoudre 31 mai 2007 15:43

    Bonne observation. Nous savons que la pub n’est pas affaire de philanthropie, et il est évident que l’évolution des pubs soit suis ou précède une tendance. En l’espèce elle est indicative d’une vision futuriste d’une tendance envisageable permettant de s’attirer un maximum de clientèle. L’incertitude et l’inquiétude de l’avenir sont des facteurs conduisant à la rechercher de socle de stabilité ; et nous avons entendu les discours de ces derniers mois nous réconforter autour de valeurs connues, travail famille patrie. Est-ce que « l’égologisme » aura disparue pour autant, cela se mesure par les comportements au travers des « solidarités égoïstes » où l’adhésion à des compagnies d’assurances à but lucratif, ou il y a d’un côté ceux qui ont une vue holistique de l’existence incluant l’individuation, et ceux qui n’ont qu’une vue individualisatrice excluant holisme. Mais la réalité n’est pas aussi tranché et mélange les genres de telle manière que l’on se retrouve devant le paradoxe que tu mets en évidence. Les banques qui sont et deviendront de plus en plus les grandes ordonnatrices de notre existence, donc résolument tournée vers le pouvoir à venir et qui s’accommode parfaitement d’un retour de normes du passé car elles sont rassurantes pour ceux qui a leur corp défendant n’ont pas eu accès aux moyens d’acquérir par l’étude, la connaissance des codes complexes et d’évolution permanant de ce que l’on regroupe sous le vocable de sciences humaines. Ainsi nous sont présentés comme futuriste des valeurs plus que millénaire source de tous les conflits de notre nature animale. La comparaison par cliché est superbe.

    Pour sourire je t’en offre une où c’est la femme qui est debout.

    Nous savons que l’apprentissage culturel dans bien des pays est diffusé par la femme au sein du foyer, que son rôle est primordial, même si nous avons développé un monde machiste dans lequel elle recouvre une place, sa place. Une place dont le mâle l’a exclue il y a bien longtemps, à l’époque ou elle faisait l’objet de vénération car elle donnait, dans l’incompréhension, la vie. Pour illustrer mon propos je prendrai l’exemple dans le « moyen âge grec » qui commence vers le II ième siècle AV. J.C, comprenant la Crête et les Achéens qui se partagent le monde Gréco égéen, et la Grèce archaïque que les historiens situent entre le VIII ième et V ième siècle. Les origines du monde sont évoquées par le Chaos sans attribut, Gaia la terre définie « par son large sein », Gaia « au grand sein », donc capable de donner la vie à d’autres vies, relayée par le mythe en déesse qui est à la fois première, la plus ancienne, incroyablement vaste, et qui peut à elle seule, sans mâle, par ses propres forces et secrètes vertus, donner la vie. En troisième lieu Éros, l’amour. C’est l’amour qui n’aime pas, la représentation d’un surgir », d’un « apparaître ». La mer, voie d’eau dans la réalité économique gréco-égéene engendre une déesse de la mer vénérée, Amphitrite, dont le nom apparaît historiquement avant celui resté célèbre dans notre éducation « patriarcale », Poséidon, dieu de la mer. Poséidon est d’origine Asianique, une des religions antiques du Moyen-Orient. Amphitrite l’épouse dans la version de la Théogonie d’Hésiode datant du VI ième siècle. C’est là, la réalité d’une culture « gynéocratique » qui subira de lentes et visibles transformations. Ensuite dans la version -1970, plus récente, ce fut Amphitrite qui fut prise pour épouse par Poséidon. Les positions se sont donc totalement inversées signe d’une modification culturelle. Cet exemple parmi certainement beaucoup d’autres, indique clairement une inversion des rôles par acculturation d’influence, et à la longue, une mise sous silence du rôle politique et religieux de la femme qui n’en a pas moins poursuivit, secrètement ou non, son influence au travers des désirs dont elle faisait l’objet. Il a fallu attendre l’activité des femmes protestantes, avec Sarah Grimké en 1838 qui publia aux États-Unis un manifeste féministe : « nu on the Esquality of he sexes and the condition of Women » ; en Angleterre Elisabeth Cady humaine avec sa « Women’s bible » en 1890, et une autre protestante française Sarah Monod qui devint présidente du conseil national des femmes à sa création en 1901, pour qu’elles revendiquent leur place. Entre Amphitrite et Sarah Monod il n’y a pas moins de 3000 ans. Dire que c’est seulement l’histoire religieuse qui leur a usurpé leur place, serait déplacer le problème des organisations sociétales à leurs représentations . Représentations dont les rôles ont été de les maintenir en l’état en fonction de l’adaptation évolutive à l’environnement géohistorique, et auxquelles elles ont largement contribué par inculture ou tradition au travers de l’apprentissage, tout comme nous le faisons aujourd’hui pour perpétuer les organisations qui nous asservissent. Pour qu’il en soit autrement, il faut avoir un choix même restreint, et pour qu’il existe il faut avoir le temps d’y réfléchir la tête remplie de connaissances. Et dans cette connaissance rien ne nous interdit d’envisager qu’une société matriarcale ne serait pas meilleure que la notre. A condition que nous n’ayons pas fabriqué des femmes hommes. Car, quand au nom de l’égalité nous envoyons des femmes faire la guerre, et tuer ce à quoi elles donnent la vie, je crois que nous avons atteint là aussi le point d’un absolu dans le raisonnement d’hommes qui veulent se prétendre civilisés. C’est aussi exact pour les hommes, mais cela fait tant de millénaires que nous pratiquons l’exercice de nous entre tuer que c’est devenu une banalité, et il est bien inutile de l’étendre aux femmes. Ce qu’il ne faut pas interpréter comme signifiant qu’il devrait y avoir des secteurs réservés. Bien sur nous trouverons mille et une raisons de justifier qu’il en soit ainsi, au nom de la patrie, du droit de se défendre, de lutter pour un idéal. Et si nous pensons qu’il y a une espérance de voir un jour la guerre régresser, ce n’est pas en poussant le sexe humain le plus apte à soutenir ce point de vu à la guerre que nous avancerons vers l’hominisation. Car c’est dans cette matrice maternelle que nous avons une chance d’inscrire dans le conscient profond de l’enfant l’horreur de la guerre. Bien évidemment je conçois toute la difficulté d’une telle démarche qui s’oppose à notre culture guerrière et compétitrice, mais surtout à l’aptitude innée de sauvegarder son existence y compris dans une confrontation qui peut être accidentellement mortelle. Sinon pourquoi avoir combattu et supprimé l’anthropophagie qui a caractérisé une étape vers cette hominisation. Aucun groupe culturel n’aime particulièrement se rappeler cet état de fait où par nécessité, par pénurie alimentaire les hommes n’hésitaient pas à manger femmes, enfants, vieux et captifs, et dont nous avons conservé des rituels cultuels : les offrandes. Aujourd’hui pour disposer du nécessaire alimentaire, industriel ou territorial nous faisons des guerres avec les mêmes morts sauf que nous ne les mangeons plus, est-ce cela être civilisé ? Dans l’étude de nos mœurs il ne manque pas de scènes rapportées où la femme fait cuire des morceaux d’humains, doit-on encore lui demander de le faire, même si l’image est recomposée. La comparaison peut choquer et même paraître inopportune voire déplacée. Pourtant nos ancêtres ne trouvaient pas leurs pratiques barbares, tout comme nous nous ne trouvons pas barbares les nôtres qui conduisent à la même finalité, pour les mêmes raisons, sauf que nous, aujourd’hui nous maintenons cette raison parce qu’elle donne un but à l’existence, cela bien que nous disposions des moyens qu’il en soit autrement (ce qui n’était pas le cas de nos ancêtres). Ainsi peut-être, que si les femmes n’endossent pas le manteau de plomb des hommes, pourront-elles imaginer d’autres organisations sociales. Non pas parce qu’elles seraient investies d’un quelconque pouvoir, car l’histoire nous livre aussi des communautés où elles se montraient aussi cruelles qu’un homme. Mais parce qu’elles font ce qu’aucun homme ne peut connaître, enfanter notre espèce ; et cela lui donne bien le droit de redéfinir une « image du père » pour une finalité meilleure que celle que leur proposent les hommes de puis des millénaires, en mangeant ou en envoyant à la guerre sa progéniture. Si nos ancêtres avaient éventuellement l’excuse de ne rien savoir de leur origine, avec le développement des sciences nous n’avons plus cette excuse, si ce n’est celle de refuser d’apprendre.

    cordialement.

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