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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 30 septembre 2007 13:45

    bonjour cephale.

    je suis bien de ton avis, sans stats nos dirigeant seraient aveugles dans la conduite des affaires de l’état, et nous serions toujours sous des pratiques empiriques. Dans les comportements individuels nous voyons souvent les êtres se replier sur la limite de leurs sens quand ils se trouvent face à une incompréhension qui pourrait être levé par une connaissance, je ne sais pas comment la qualifier, je vais dire exploratrice qui donne accès à un espace plus large que notre périmètre rassurant.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 30 septembre 2007 11:57

    Bonjour Alexe.

    Un sujet bien délicat que de définir la folie. Le rapport aux choses et aux êtres peut être altéré par des lésions momentanées ou constantes, mais toutes ne conduisent pas à la folie. Hier la maladie d’Alzheimer à du très certainement faire interner des personnes pour folie, comme l’a été l’hystérie en son temps. L’impossibilité de s’adapter à nos normes sociétales aux contraintes de nos servitudes, peut n’être qu’une insuffisance adaptative ou un conditionnement clos. Les enfants loups élevés par une louve, n’ont pu s’adapter à notre mode de vie, ils n’étaient pas fous pour autant. Dans des organisations tribales qui n’ont ni prison ni asile, le rapport du groupe au « décrété fou » est différent. Parfois ils sont respectés pour être considéré en relation avec les esprits et s’ils représentent une dangerosité les membres du groupe s’en écartent. Souvent ce qui nous fait écarter un des nôtres comme fou, c’est la difficulté de l’assister en permanence, ou leur dangerosité dans l’usage de nos produits et matériels qui ne sont pas sans innocuités. L’inadaptation aux normes sociétale n’est pas de la folie si elles proviennent d’insuffisances acceptables. Je crois même qu’avec le temps et les progrès de la science en neurologie cette notion éculée synonyme d’incompréhension devrait disparaître du langage.

    Le sort des hystériques enchaînés dans des cellules devait les conduire à une désintégration cérébrale totale, puisqu’ils avaient en dehors de leur crise toute lucidité. C’est cette aptitude à la lucidité qui est un élément déterminant pour définir la folie passagère ou constante, mais bien sur pas la lucidité normative, une dure tâche pour les professionnels.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 30 septembre 2007 00:16

    Bonjour thiland, la valeur n’attend pas toujours le nombre des années.

    Je vais te répondre sur le fond comme l’on fait Pierre, Masuyer et Dom.

    Dans l’existence tout ce qui existe à une raison d’être et trouve son origine dans l’intrication des événement antérieur dont nous ne saisissons qu’un nombre relativement peu élevé par nos sens, bien qu’ils nous affectent tous, mais la rapidité avec laquelle ils surviennent est supérieure à celle qui nous permet de les définir avec des nos définitions sémantiques castratrice de la singularité. S’il en était autrement nous n’aurions pas développé des œuvres mortelles à long terme dans les sociétés riches. Tant est si bien que la « nature » ou dieu pour les croyants, le hasard pour tous ceux qui s’en satisfont veille et réduit de fait leur nuisance en réduisant leur prolifération. Il n’y a que notre sottise pour croire que c’est volontairement que nous réduisons notre procréation, mais c’est un autre sujet très complexe mais aussi passionnant.

    Qu’y a-t-il de plus essentiel que la Vie. Or, notre histoire humaine est une longue liste d’atrocités d’une espèce qui, passant de la cueillette à la chasse puis à l’agriculture, a découvert la notion de propriété par la sédentarisation, et s’est entre-tuée pour acquérir les « butins » produits sur ces territoires, et pour les territoires eux-mêmes.

    Ce n’est pas lui faire injure que de le reconnaître comme un fait historique. Les frontières de tous nos États se sont établies dans la souffrance, tout comme nos régimes politiques et religieux qui n’ont été que le reflet des pratiques sociétales, et cela se poursuit comme une gangrène qui nous ronge.

    Nous relatons cela dans une très grande partie de la littérature qui nous abreuve de crimes individuels toujours punis, et de grandes épopées d’armées libératrices ou conquérantes, avec à la clé pour les vainqueurs, statues, médailles et encensements pour avoir avec de justes raisons, torturé, violé, et tué l’ennemi, l’opposant, l’incroyant, l’envahisseur, l’agresseur ou l’infidèle.

    Chaque État a donc construit une histoire rose pour s’en dédouaner, que les historiens déflorent depuis une trentaine d’années. Il serait bien inutile de chercher à savoir qui a commencé, ni de condamner ceux qui ont sacrifié leur vie pour une cause. Mais aujourd’hui nous savons analyser et anticiper nos comportements sociologiques, et au terme de conquérant s’est substitué celui de résistance à l’agression qu’elle soit religieuse, culturelle ou économique, et chacun s’évertue à désigner l’autre comme agresseur, pour justifier de devoir le tuer.

    Ce que je veux souligner c’est que notre littérature, notre cinémathèque, nos téléfilms, nos jeux vidéo, qu’ils soient à destination d’enfants ou d’adultes relatent pour une bonne part de la criminologie, de la violence et de l’aventure guerrière, et il ne manque pas d’ouvrages faisant l’apologie de la guerre à en banaliser la notion de tuer.

    Ceci avec un double effet, celui de ne pas vouloir s’investir dans l’activité publique d’une société qui ne nous revoie qu’une image violente, et ensuite d’avoir comme réponse à des événements qui nous agressent qu’une réplique presque instinctivement violente, parce que nous aurons mémorisé les images de notre violence. Ainsi comme dans la Grèce sa cosmogonie relatait par ses mythes les pratiques de sa société, par nos sources médiatiques nous relatons les nôtres, et comme les Grecs aimaient leurs dieux sanguinaires, Nous, nous aimons la représentation de notre violence. Sinon ce marché du livre et de l’image ne serait pas produit s’il n’y avait pas une vente lucrative.

    Il serait donc sot et absurde de vouloir se le cacher, se serait le moyen le plus sûr d’en mourir, comme quelqu’un qui se cacherait le mal dont il souffre, et n’aurait ainsi aucune chance de se soigner.

    Prendre conscience que notre espèce prend du plaisir, à la souffrance et au malheur d’autrui n’a rien de honteux ; ce qui l’est, c’est de vouloir se faire passer pour vertueux, ou de rechercher des raisons vertueuses pour y donner cours. Depuis + de 2000 ans qu’il a été dit, « tu ne tueras point », les pires punitions, les prisons les plus sordides, les accords de réglementation les plus sophistiqués n’ont pu l’imposer. Ces mesures ont même servi à transgresser ce « tu ne tueras point » chacun avec sa juste raison issue des informations qu’il a traité dans l’identité qu’il s’est construite, contesté parfois par d’autres avec d’aussi justes informations analysées dans le même cadre.

    Et nous allons comme cela, dans nos langues, nos États, nos ethnies, nos religions, nos idéologies, nos racines disons-nous pour disposer d’une identité. Les connaître est une chose, les reproduire avec leurs erreurs ou se venger en leur nom en est une autre.

    Si enfin la définition de crime contre l’humanité peut apporter une quasi-solution dans des situations spécifiques, elle sera un jour confrontée à son désir de voir tout homme respecté dans sa dignité humaine, sauf que cela commence par les fondements naturels les plus primaires, se nourrir, copuler, s’abriter.

    Et sa juridiction qui se veut universaliste n’échappera pas au problème de la pauvreté que génère l’organisation libérale, qui engendre en rétroaction des idéologies hégémoniques, car quand l’on souhaite régenter le droit universel, on ne peut longtemps se limiter aux champs qui nous arrangent, car on devient une bouée de sauvetage pour les plus meurtris.

    Alors peut-être vaudrait-il mieux mettre notre espérance dans un long processus d’éducation, diffusant un enseignement rémunéré tout au long de l’existence, qui permettrait d’employer également ceux qui ne fabriqueraient plus d’armes ; et développer un commerce ou un capitalisme socialisant plutôt qu’exploiteur.

    Il est d’usage dans notre monde économique de dire que l’économie américaine tire celle de l’Europe avec un temps de retard. Je crois qu’il n’échappe plus à personne que notre économie, s’est américanisée, et que notre culture s’est américanisée en partie.

    Mais, ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi nous sommes surpris de voir plus de xénophobie exister, pourquoi nous sommes surpris de voir d’autres formes de violence arriver, se développer et s’intensifier.

    Pourriez-vous m’expliquer pourquoi, alors qu’important les pratiques d’une organisation économique qui produit chez elle plus d’exclus, de racistes, de violence, l’Europe et la France en particulier devraient être épargnées de ces méfaits, ceux-ci s’arrêter à nos frontières comme le nuage de Tchernobyl, et ne pas redonner vigueur aux multiples visages de l’ostracisme dont nous sommes culturellement porteurs. Ce n’est pas parce que les têtes de « turcs » n’ont pas les mêmes visages, que le phénomène les ayant produits sont différent. En retour les hommes regardent ceux en quoi ils se reconnaissent dans les comportements dont ils se sont nourris.

    Il est connu de tout les spécialistes que sans nous en rendre compte nous possédons de fait une culture franco américaine, comme la plupart des pays de la communauté européenne, et d’autres dans le monde. Cela par la position dominante du commerce américain dans les échanges qui s’est installée comme référence type des relations commerciales, notamment le lobbying (groupe de pression), sa cinématographie et ses symboles musicaux et économique. Les plus célèbres sont le coca cola et la malbero, avant la guerre les chewing-gums, les malbero et le chocolat. Ayant développé une bonne connaissance de l’humain il ne se sont pas privé d’utiliser ce qui chez l’humain nous rend accroc à la facilité car c’est vers cela que tend notre nature inné. Et pour faire un tout petit encart sur les séries ils exploitent le terrain à merveille. Si bien qu’un jour de mauvaise humeur j’ai écrit qu’a vendre de la merde tout le monde veut devenir caca. Sauf que lorsqu’ils sentent le vent de la maladie ou de la mort ce n’est pas vers les ignorants qu’ils se tournent, mais vers ceux qui dans l’effort des études, pour ne pas s’être adonner à la facilité font des merveilles pour sauvegarder la vie, je parle du corps médical bien entendu.

    Il serait navrant que nos futurs penseurs soient le café X, le soda Y, ou des clips vidéo, et que nos innovations nous les apprenions par l’intermédiaire des œuvres de sciences fictions, comme des robots qui reçoivent leur culture en même tant que la pâtée.

    Tu as fait un excellent article, et tous les commentaires sont autant d’enseignement sur les singularités qui se détachent d’un sens général.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 29 septembre 2007 22:14

    Bonjour forest et c’est peu dire.

    Cela ne saute pas aux yeux si l’on n’a pas toute l’information et la capacité d’analyse qui est la tienne. Les autodafés ne sont pas le fruit du « hasard ».

    Aujourd’hui elles se pratiquent d’une manière moins brûlante par la régression du savoir alors qu’il n’y a jamais eu autant de disponible. Sauf qu’il fut une époque ou l’émancipation de la classe dite ouvrière était un objectif, former la population à assumer sa citoyenneté, ce qui exige d’en connaître la complexité de ses mécanismes, de ses systèmes avec toutes les dichotomies qu’il en ressort, garante de notre humanité dans un monde de cruauté.

    Mais voila nous avons une nature, nous dirons un inné hérité du cueilleur que nous étions, qui par soucis d’économie d’énergie recherche la facilité. Or s’instruire demande un effort que ne ferait personne si nous n’y étions pas contraint, si bien que même quand il s’agit d’apprendre nous apprenons ce qui demande le moins d’effort, ou alors il faut une émotion forte pour retenir facilement une difficulté ou se souvenir durablement d’un événement. (L’actualité des faits divers s’appuie largement sur ce processus, en plus de la répétition Pavlovienne)

    Donc ce qui c’est développé est la lecture, la connaissance mercantile, qui pour être vendu utilise nos innés.

    La connaissance au sens du savoir qui apporte les moyens de comprendre son être et le monde dans lequel nous vivons, tout comme les mécanismes ou systèmes qui nous organisent et que nous contribuons à ériger consciemment ou non, celle là qui est difficile qui demande un effort n’est l’apanage que de quelque uns, d‘une élite que nous formons pour cela et de ceux qui croient à l’émancipation par le Savoir.

    J’ai le souvenir de ma première mission mettre en place un plan de formation fin 1969 dans la droite ligne de l’éducation permanente cheval de bataille de la nouvelle société voulu par Delors et Chaban avant qu’il se fassent bouter, et bien personne n’en voulait ni les employeur ni les salariés. Son essor n’a pu se développer que grâce aux grandes entreprises, mais tout le contenu devait n’être que professionnel dépouillé de toute formation générale.

    J’ai participé aux premiers stages de communication dirigés vers les chefs du personnel qui allaient devenir les DRH (directeur des relations humaines) eux avaient droit à une formation générale sur les comportements humains pour y approprier au mieux la communication.

    Nous sommes toujours sous ce rapport seul ceux qui ont vocation à diriger les autres ont accès à ce savoir, je dirais d’initié, en faisant une comparaison avec les séculaires mésopotamiens qui disaient « l’initié doit instruire l’initié, l’ignorant ne doit pas savoir »

    Si bien qu’aujourd’hui le savoir émancipateur (certains diraient citoyens) existe mais il est, pas brûlé comme par le passé, mais étouffé sous la masse énorme d’informations narcissiques, informatives, ludiques et mercantilistes. Il n’est plus utile d’allumer des brassiers il suffit d’inonder l’espace informatif.

    C’est pour que la connaissance et le savoir collectif ne se construisent pas plus dans des kiosques à journaux et magazines, que dans les fractions informatives radio ou télévision (la culture populaire).

    Ceci, même s’ils y contribuent ou donnent envie de savoir, et même si le développement du savoir a commencé par-là (la communication orale, puis écrite et leurs supports), même si la culture populaire a servi, et sert de creuset, de foyer dont sont sorties toutes les émancipations. Et ce n’est pas la contester que de reconnaître aujourd’hui, que la diffusion du savoir et de la connaissance ne peuvent exister pleinement que par une structure d’enseignement permanent le long de l’existence compte tenu de sa quantité, et de la qualité nécessaire quelle exige.

    Alors bien entendu tous ceux qui croient que notre existence est comptable vont aller vers des déconvenues en ayant élu pour ne m’en tenir qu’a cela le représentant des grands argentiers. Le grand pas vers le totalitarisme l’avenir proche va nous en informer, et à mon sens il n’est pas le fait d’un homme mais celui d’une évolution des comportements de la population qui élise un homme qui correspond à leur aspiration.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 29 septembre 2007 19:36

    Bonjour cephale.

    C’est clair que faute de pouvoir tout comprendre, nous instaurons des réglés, dont certaines nous renseignent sur la survenance d’un évènement en jouant quelques part sur l’invariance d’échelles.

    La lenteur du déroulement de notre existence nous permet d’en saisir des fragments que nous codifions par les mathématiques par exemple, et nous nous les assignons par le mimétisme l’apprentissage. Ainsi nous nous donnons une représentation globale et commune ou collective saisissable donc ajustable.

    L’apprentissage nous assure une certaine stabilité qui nous permet d’édicter des principes réfutables qui trouverons un jour leur terme, car si l’apprentissage était une constante nous serions toujours des hommes de Cro-Magnon, parce que je doute, si nous les avions soumis à une enquête d’opinion, qu’ils eussent été favorable à leur évolution morphologique et coutumière. Mais pourtant nous trouvons des espèces identiques depuis des lustres qui indiquent donc que l’évolution n’est pas linéaire. Ce qui se traduit corrélativement pour nous, que les hommes atteignent les buts qu’ils se fixent, mais différemment de ce qu’ils les avaient imaginés. S’il en était autrement notre existence serait déterminée, elle l’est certainement mais pas à notre perception. A notre mesure nous utilisons comme tu l’indiques des statistiques qui fixent la survenance de probabilité que nous attribuerons par l’observation à l’entraîneur comme dans ton exemple, cela sans connaître les réelles motivations de chaque individu. Cette approche matheuse est utile sous réserve qu’elle ne serve pas, comme tu l’as si bien expliqué, à en retirer une valeur autre qu’indicative de la personne. Mais ce n’est généralement pas ce que nous faisons par estime de soi par nécessité de choix.

    J’ai résumé cette difficulté de notre condition humaine au travers de la recherche du gain au tiercé.

    Savez-vous pourquoi nous ne parvenons pas à gagner à tous les coups ? Parce que nous ne sommes pas aussi grands que nous le croyons, nous n’avons qu’une illusion de notre grandeur.

    Et, pour comprendre l’événement, il nous faut arrêter les choses, arrêter le mouvement, peut-être parce que notre propre existence s’arrête aussi, et que nous ne savons pas, et ne pouvons pas raisonner en un Tout.

    En effet, même si notre cerveau photographie un paysage nous ne retiendrons que ce qui aura arrêté notre attention, des fragments (le reste se fixera dans notre cerveau sans que nous en soyons conscients de manière plus ou moins durable).

    Fragments que nous figerons dans une image passéiste, alors que le paysage aura changé dans la seconde même ou nous l’avons fixé. Ce changement aura échappé à notre regard, et heureusement, car sans cela, avec le traitement sélectif de notre cerveau actuel, nous ne pourrions rien fonder.

    Aussi, nous pourrions dire que nous sommes intelligents parce que le reste du Tout nous échappe, nous pourrions dire que nous sommes intelligents parce que nous n’avons pas accès à notre inconscient.

    Ainsi, nous perdons au tiercé parce que nous fixons une limite à la course.

    Mais imaginez qu’elle n’en est pas : dix (10) chevaux s’élancent de 0 à l’infini, difficile de savoir quel est le meilleur, non ! C’est simple. Tous les 10 kilomètres vous relever les ordres de passage. Arrivé à l’infini nous faisons la moyenne de celui qui est passé le plus de fois en tête aux bornes des dix kilomètres, et nous avons gagné.

    Nous avons trouvé le meilleur cheval en établissant des positions moyennes, nous pouvons miser dessus. C’est certain ? Non !

    Si vous faites le point tous les 15 kilomètres, cela en sera un autre.

    Ainsi, le meilleur ne sera pas le réel meilleur, mais celui que notre ordre aura défini.

    Comme à l’infini, au Tout nous n’y avons pas accès, nous faisons donc partir 10 chevaux sur mille mètres. Il nous faudra alors étudier toutes les courses qu’ont faites ces chevaux, étudier l’état du terrain, étudier le parcours professionnel des jockeys, étudier la santé physiologique des chevaux et des jockeys, ainsi qu’étudier leur santé psychique. En procédant ainsi, nous aurons réduit l’incertitude. Il ne nous restera que la période entre la clôture des paris et le départ de la course, puis les aléas de la course elle-même. Ou, alors comme nous le faisons, nous jouons au hasard faute d’arriver à déterminer la probabilité de régularités gagnantes qui apparaîtront en fonction du nombre de chevaux et de joueurs.

    Il en est également ainsi de notre existence et de son système « méritocratique » punitif. Son évolution est symptomatique de notre faculté à comprendre les évènements, et faute de tout comprendre, nous recherchons toujours une imputabilité rassurante.

    Cordialement.

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