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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 8 septembre 2007 00:32

    Je crois que le lobbies est dépassé depuis longtemps nous sommes entrée dans une nouvelle ère voulu d’ailleurs par la majorité des français. Alors l’on peut les suspecter d’être de grand ignorant de la complexité du ou des pouvoirs socio politico économique et ainsi de n’avoir pas su décrypter cet avènement que tu rapportes.

    C’est ainsi que le CNPF (acronyme) est devenu MEDEF. Le Conseil du Patronat français, terminologie dans laquelle s’affirme le poids de l’autorité de celui qui commande dans son seul intérêt (image péjorative du profit), a opté pour une image plus fluide et moderne : Le Mouvement des Entreprises de France.

    A la suite de ce changement j’avais écrit en 1999 :« cette idée de mouvement signifie : nous sommes agissants, nous faisons vivre les entreprises qui vous emploient (sous-entendu ses dirigeants), les entreprises agissent (sous-entendu la structure collective), mais elle signifie également beaucoup plus que cela.

    En effet, la captation par l’entreprise du mot mouvement a une connotation sociologiquement importante, celle d’entreprise collective visant à établir un nouvel ordre de vie ou y résister pour maintenir un ordre de vie existant, Cette vision de l’entreprise beaucoup plus dynamique dilue, dans l’intérêt collectif de l’entreprise qu’affirment les caractéristiques de la Société Anonyme, la notion de profit personnel.

    Ainsi, à partir du sigle CNPF, qui est le reflet d’une organisation corporatiste, défendant ses intérêts particuliers, nous passons au sigle MEDEF qui affiche une volonté de développer son ordre de vie. Dans cette logique des candidats du MEDEF se présenteront un jour au suffrage universel.

    A mon sens l’intervention du président aux journées du MEDEF vient corroborer l’analyse que j’avais faite ne sont temps. Il va se faire le mettre du jeu de rôle du MEDEF.

    Nous connaissons tous le sens des mots social et économie, je les mets dans cet ordre, parce que je considère que c’est l’ordre naturel du développement de notre espèce, de l’organique vers le mécanique, et c’est notre comportement social qui a permis le développement économique, et non l’inverse.

    Sauf que l’instauration de règles économiques (telle le plan comptable, la comptabilité nationale etc.) conditionne en retour le social. Nous sommes donc en passe de dire que dorénavant les règles conduisant à la compétitivité des entreprises seront le nouvel ordre social du pays. Il faut donc s’attendre au pire, si nous pensons que construire une Europe compétitive sur le même terrain économique avec les mêmes approches libérales que celles développées par l’économie américaine est le meilleur moyen de voir l’avenir, je souhaite bien du plaisir aux futures générations. Cela, parce que pour surpasser l’économie américaine dans ses rapports conquérants, il nous faudra être meilleur qu’elle, et vu les effets déviants que nous pouvons constater par son approche libérale, il faut nous attendre au pire de nous même.

    Pour rester dans la caricature, même si l’on s’abrite derrière l’outil et la structure, la décision de sa mise en œuvre reste humaine. Aussi, quand certains hommes nous expliquent qu’une fois aux commandes d’une organisation productrice, cette humanité doit s’effacer devant les exigences productivistes, nous avons conçu une espèce « d’avorton androïde cérébral » qui décline toutes ses limites d’acteur social. Alors, quand certains avancent l’idée de gérer l’État comme une entreprise, l’idée est effrayante.

    En clair, un système issu de l’homme sera toujours insuffisant pour lui donner toute sa dimension si nous y restons soumis. Et ce n’est pas parce que nous remplacerons notre gestion sociale humaine imparfaite par une gestion comptable « pseudo scientiste », pourvoyeuse de prétextes égoïstes sélectifs, qu’il en ira mieux.

    Notre intelligence en concevant « l’entreprise », a conçu un merveilleux outil qui est un outil créateur de biens et de services à notre usage, et où notre intelligence devrait y trouver sa fonction d’utilité essentielle produire pour satisfaire nos besoins, mais nous continuons à reléguer cette fonction au rôle de subsidiarité de recherche de la richesse. C’est pourquoi, si nous devons y travailler dans des structures plus ou moins élaborées, il ne faut pas perdre de vue que l’intérêt auquel cet outil contribue aujourd’hui, animé par ceux qui le dirigent, est à finalité lucrative.

    Pourtant, ce n’est pas l’outil qui dirige l’entreprise, mais bien les hommes. Les hommes avec leurs difficiles relations envers leur « Pouvoir », un pouvoir qu’ils éduquent d’esprit de domination des uns envers les autres, cela même au travers de tous les instruments de leurs créations, instruments qu’ils figent pour les servir, lorsqu’ils en retirent une toute-puissance.

    Cela conduit les hommes à prendre, à la fois le risque du suicide égoïste à titre individuel ou y conduire une société quand le fait devient majoritaire, et de se maintenir par l’organisation industrielle dans un suicide altruiste (être accro du travail, ou y sacrifier sa vie, recherche permanente de la croissance).

    Il en est ainsi de l’organisation de l’entreprise qui s’est personnifiée effaçant de ce fait l’individuation (individualisme socialisant, ne pas confondre avec le socialisme politique) de la plus part de ses membres, pour n’en retenir que ceux qui pratiquent l’individualisme excessif (ne vivent que pour l’entreprise, l’esprit d’entreprise) conduisant au suicide égoïste ou altruiste, ceci par l’usage des mots et de la dialectique, au service d’un but individualiste, qui les pousse à croire que chacun pourrait exister sans les autres. Ce qu’ils n’en retirent en fait, n’est que le choix d’une mort.

    Ainsi, l’organisation économique ne peut qualifier ce que nous sommes, elle n’est qu’un moyen de parvenir à la réalisation, à la production, et à la satisfaction de nos besoins et désirs humains.

    Et parmi cela, celui important « du rêve absolu » de chacun. Un rêve pour lequel, quand nous ne prenons pas le temps et les moyens pour le construire, certains d’entre-nous nous vendent à sa place des illusions qui nous empêchent de voir que nos rêves sont accessibles.

    Par exemple de voir que l’existence n’est pas être corvéable à merci. Si le MEDEF et si social que cela, alors qu’il rémunère à de justes salaires les salariés des pays ou il produit à des coûts misérable.

    Un jour je proposais à une commission sociale que le CNPF d’alors créer un fond de solidarité inter entreprise pour venir en aide à celles qui rencontrent des difficultés conjoncturelles ou structurelles passagères. La réponse fut cinglante, nous, quand nous voyons un conçurent en difficulté nous attendons de le racheter pour un Francs symbolique.

    Alors la démocratie c’est bien elle qui a installé les hommes politiques de hier et d’aujourd’hui.

    On pourrait dire qu’en démocratie le pouvoir des citoyens c’est de transmettre le pouvoir de décision, par le suffrage, à un certain nombre d’entre eux. Ceux-ci seront de fait investis, revêtus de l’autorité à laquelle devront se soumettre les citoyens eux-mêmes durant une période renouvelable qu’ils se fixent aux travers de règles qu’ils se sont définis (constitution).

    Dans son article 2 du titre 1 la constitution est « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». L’exercice du pouvoir individuel de fait s’ordonne au travers de leur participation dans des associations politiques dont le but est de regrouper les points de vue qui s’accordent pour élaborer un projet politique.

    L’obtention d’un suffrage majoritaire pour ce projet lui conférera, en tant que moyen, le pouvoir d’accéder à l’autorité et au commandement qui exigeront obéissance. De fait aucun citoyen ne dispose de la réalité de son pouvoir en dehors du moment de l’expression du suffrage.

    Cependant il dispose du temps de la législature des gouvernants auxquels il le transmet, les moyen de le redéfinir, le conforter ou le contester au travers « d’organisation associative » que tu nommes groupe de pression et de la liberté de penser et d’écrire qui s’appele propagande ou débat d’idées. Dans ce cadre, l’Entreprise dispose des mêmes moyens avec une inégalité financière de fait par rapport au simple citoyen, et elle dispose aussi du pouvoir d’autorité sur ses propres possessions (la propriété) que lui a reconnu le pouvoir des citoyens au travers des réglementations que ce même pouvoir édicte.

    L’autorité de l’entreprise issue du droit à la propriété s’étend aux individus qu’elle emploie, sans que ces derniers ne puissent jamais remettre en cause cette autorité de l’intérieur de l’entreprise. Nous avons donc une organisation démocratique qui déleste le citoyen de son pouvoir direct et une activité économique qui le soumet à son pouvoir absolutiste. Est-ce que le référendum changerait cela. Mais pour quoi pas sous réserve de sévéres restrictions. Tout dernièrement un papy émotionné à juste titre par un fait divers dramatique suggérait d’euthanasier tous les chiens. Imagine que par l’instrumentalisation médiatique la majorité des français soient d’accord, avec un référendum populaire sur le sujet l’on va vers une catastrophe.



  • ddacoudre ddacoudre 7 septembre 2007 23:18

    Bonjour barathoustra. Dis moi ce qui n’est pas de la logomachie, ton point de vue en est. De plus je partage ton point de vue, mais toutes ces théories que nous avons élaborées et donc chacune porte un absolu ou elle s’écroule y compris la relativité comme la mécanique quantique. C’est a la fois dramatique car cela ne nous laisse aucune espérance et fabuleux car cela nous pousse à agir.

    La différence nous la mesurons entre l’homme préhistorique qui mesurer son monde à la pierre taillée et nous qui le mesurons avec un cyclotron. Chacune de ses mesures ont été défini par un vocabulaire qui c’est diffusé d’une génération à l’autre en évoluant sans cesse pour préciser nos perception sensorielle.

    Sauf ce n’est pas nous qui maîtrisons l’évolution n’en déplaise aux créationnistes leur foi s’éteindra comme celles de tous ces dieux fait de bois et de pierre. Ces hommes d’entant savaient qu’ils s’adressaient à des bout de bois et des pierres, ce n’était qu’une traduction sensorielle de leur perception du monde, comme en science physique et quantique nous le faisons avec un langage mathématique.

    Toujours est-il que ces bouts de bois et de pierres ont donné des civilisations comme nos mots et nos chiffres donne les nôtres. Cela sans que nous puissions empêche cela sauf quand ce processus atteindra son absolu ou il s’écroulera de lui-même. Pour saisir ceci il y a deux approches la première s’inspire de la découverte de Max Planck.

    Je vais m’attarder un instant sur l’incertitude car c’est un principe fondamental pour les scientifiques, et ceci l’est aussi dans notre existence de mortel avec laquelle nous vivons au quotidien. Lorsqu’en 1900, Max Planck, un chercheur allemand, suggéra que la lumière, les rayons X, et les autres ondes ne puissent être émises que par paquets, il les appela des « quanta », et avec lui naissait la mécanique quantique. Ensuite, en 1926, un autre allemand, Werner Heisenberg, essaya de mesurer avec exactitude un quanta. Pour ce faire, il faut éclairer un quanta, et les ondes de cette lumière incidente seront éparpillées par la particule à mesurer, indiquant ainsi sa position. Cependant, comme la lumière suivant l’hypothèse de Planck fait appel à un « quanta », celui-ci dérangera la particule à mesurer, et modifiera sa vitesse de façon imprévisible. Et plus on recommencera la tentative de mesure, plus on accroîtra l’imprécision. Il démontra ainsi que l’incertitude de la position de la particule, multipliée par l’incertitude de sa vitesse, multipliée par sa masse ne peut jamais être plus petite qu’une certaine quantité que l’on nomme « la constante de Planck ». Cette démonstration est appelée le « principe de l’incertitude ». Hawkins a écrit à ce sujet, « le principe d’incertitude a eu de profonde répercussion sur la façon dont nous envisageons le monde ; même si ses implications n’ont pas été entièrement admises par nombre de philosophes et font l’objet de polémique.

    Le principe de l’incertitude indique la fin du rêve d’une théorie de la science, d’un modèle de l’univers complètement déterminé élaboré par Laplace. Comment à partir de cela prédire les événements futurs avec exactitude si l’on n’est même pas capable de mesurer l’état présent de l’univers avec précision ? Ainsi le principe d’incertitude de Heisenberg est une propriété fondamentale inéluctable du monde d’aujourd’hui ». Nous comprenons donc très bien que, si Heisenberg avait eu toute la connaissance et les informations nécessaires pour effectuer sa mesure il ne s’en serait pas privé. Ainsi, cette incertitude est liée aux moyens de notre connaissance, et dans sa méconnaissance il utilisa cette incertitude pour en faire une valeur indicative. Ce que nous pouvons retenir de cet exemple c’est que comme un quanta qui mesure un autre quanta ne suffit pas à définir avec exactitude, dans la même mesure la position et la vitesse d’un quanta, il est peu probable que l’homme se mesurant par lui-même puisse se définir avec précision, mais il ne nous est pas interdit d’en connaître sa valeur moyenne.

    Ainsi l’incertitude peut être utilisée pour définir une certitude moyenne. Ceci en attendant que les informations que nous recueillons sur nous puissent trouver des définitions précises et exactes, de telle manière que la définition ne soit pas l’objet d’erreurs dans l’interprétation des événements, et c’est là un défi des plus difficile, voire, l’optimisme me pousse à ne pas dire impossible car quelque par il doit y avoir la solution. C’est pour cela que lorsque nous sommes heureux d’avoir trouvé une solution à un problème c’est parce que nous sommes ignorants des effets à long termes dans son substrat.

    Le deuxième moyen et d’imaginer que chacune de nos perceptions ont une valeur que nous ignorons en dehors de l’émotion qu’elle suscite. Nous pouvons indiquez que sa valeur peu aller pour couvrir toutes les possibilités de Zéro à l’infinie. Si bien que lorsque sur cette échelle de grandeur nous définissons notre perception par un mot, et que ce mot vaut pour toute la communauté humaine, il est faut pour tous ou peut-être vrai que pour un seul. Car de fait sa définition castre la valeur de l’émotion de tout ce qu’il y a avant pour aller vers le zéro et de tout ce qu’il y a après pour arriver à l’infini. C’est donc cette incertitude de la valeur réelle du mot, qui diffère pour chaque sujet qui nous permet d’échapper au déterminisme de croire que le hasard dirige notre existence et devant l’impossibilité de cerner toutes les valeurs de zéro à l’infini nous voyons avec évidence des probabilités aléatoires. Laplace n’avait pas tors de penser que notre monde est déterminé, sauf que nous nous ne pourrions pas vivre ce déterminisme, dont nous portons une fraction avec l’inné qui inclus cette partie aléatoire qu’est la culture pour s’adapter au mieux à quoi ? Je l’ignore est c’est là toute la majesté des théories logomachiques.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 6 septembre 2007 23:53

    Bonjour.

    Décidément chaque fois que je lis un de tes commentaires il y a des vote moins. je vais voter oui pour rééquilibré car de a de plus raison, avoir la foi dans une religion et suivre ses prescriptions à la lettre qui fonde l’intégrisme et le fondamentalisme, c’est la même structure que les fondamentalistes de la loi du marché et de sa soeur la mondialisation qui structure l’existence humaine au travers de ses règles comptables et ses théories économiques avec comme dieu l’argent et comme prêtre les économistes.

    Mais l’auteur pose le débat de fond, qui n’est pas démocratie contre théocratie (nous sommes dans une société helléno judéo romano chrétienne), mais pourquoi dans des états démocratiques, riche et instruit une partie de la population refuse les interrogations de la science pour s’enfermer dans des configurations séculaires en s’en tenant à la lettre plutôt qu’a l’esprit.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 6 septembre 2007 21:53

    Bonjour. Ce n’est pas courant de trouver ce genre d’article sur agora, j’ai lu qu’il avait suscité des réflexions intelligentes, j’espère y apporter ma contribution.

    En effet, l’homme en découvrant ses facultés s’est installé en maître du monde, illustre produit de grands nombres de Dieux. Ces mêmes facultés l’ont poussé et entraîné en levant les yeux à comprendre son monde, et décrypter en partie l’Univers qui l’entourait. Bien que Tous nous n’ayons pas encore admis que nous en étions une totale partie en tant qu’Être d’une espèce.

    Des hommes ont consacré leur temps à comprendre le fonctionnement de cet Univers, et ils nous ont laissé des traces de leur quête par un savoir se précisant sans relâche. De telle manière qu’aujourd’hui ces traces nous donnent les ou des clefs pour concevoir y appartenir. Ainsi nous avons mis en évidence que notre propre existence est régie par des « Règles », et nous ne pouvons plus les ignorer. Leur validité n’en demeure pas moins toujours conditionnée à la compréhension et aux définitions, que nous en avons donné dans la limite imposée par notre condition humaine. Condition humaine qui nous pousse à élaborer un monde que nous croyons maîtriser ; pourtant nous percevons assez exactement qu’il existe un infini objectif auquel nous n’avons pas accès ; du moins c’est comme cela que nous le formulons.

    Toutes les lois que les sciences définissent n’expliquent pas tout, mais ces lois aident à plus de compréhension, elles relèvent de notre regard et de notre technologie, mais ne sont pas indépendantes de notre activité culturelle véhiculant un grand nombre de valeurs mystiques et relatives, issue de nos représentations nées du conflit conventionnel permanent de l’inné et du culturel.

    Ces offrent un caractère de crédibilité de valeurs scientifiques réfutables, car elles sont traduites dans un langage mathématique universel. Langage qui s’offre aujourd’hui à la critique et qui donne lieu à des débats philosophiques.

    Je considère donc, que les « Forces ou énergies ou flux » qui composent l’Univers, combinent toutes choses. Toutes choses de ce que nous sommes, et que nous assemblons (et non pas créons qui laisse sous entendre que nous partons de rien), même si nous ne pouvons encore en définir certaines, et peut-être ne jamais accéder à l’indéfinissable.

    En conséquence, en observant les lois que nous connaissons de cet univers, il est plus aisé de comprendre ce que nous sommes et faisons. Cet effort intellectuel consiste à s’observer, comme étant ces forces, étant dans ces forces, et étant le produit de ces forces, et non soumis à ces forces. D’une autre manière, si nous considérons que l’univers est la circulation d’une information depuis son origine, nous sommes cette information dans l’information, et produisant de l’information, et non pas seulement soumis à l’information. La nuance est fondamentale car elle modifie l’image, la représentation que nous pouvons avoir de notre « monde cérébral » à partir du « monde sensible ». Parce que, au lieu d’y être soumis, qui peut être interprété comme une condition irréversible, nous serions sous condition de la connaissance de l’organisation de ces forces, de cette information. Nous serions un Être « conditionnel », conditionné à ce qu’il est capable d’en comprendre.

    Aujourd’hui nous ne pouvons pas sérieusement penser être tenu en dehors que l’existence de ces lois. (La longueur d’ondes de notre regard nous donne accès à un monde différant des ultras violet ou des rayons X. C’est en tenant compte arbitrairement de ces lois et en observant que certains de nos comportements s’y conforment, que je pense que nous sommes à la fois des êtres analyseurs et synthétiseurs (des décodeurs et des encodeurs), individualistes et collectivistes. Des Etres connaissant la difficulté d’accéder à la « synthèse finale », « à la compréhension finale », « aux raisons de cet univers » dont nous mesurons et cherchons les limites. Tout cela, comme les scientifiques livrent à la recherche d’une loi d’unification pour comprendre notre Univers.

    Il est donc une évidence pour moi de considérer la distinction que nous faisons entre le naturel et le culturel, comme purement conventionnelle, car cela résulte d’une sensation à considérer que nos innovations donnant lieu à des réalisations échapperaient à la « nature », à ses « forces », parce que nous réaliserions des produits qui supposent d’associer, d’assembler ou de combiner une quantité innombrable de connaissances de découvertes de savoir faire que nous nous transmettons.

    Purement conventionnelle, car il n’y a pas « décohérence » entre les deux car cette opposition ne donne pas une valeur nulle, même si nous n’avons pas défini une loi d’unification.

    Nous pouvons le comprendre par la capacité combinatoire de l’intelligence associative dont notre cerveau est doté. Et lorsque celui-ci reçoit les informations envoyées par les cellules de notre organisme qui ont enregistré une ou des perturbations de son environnement, notre structure cérébrale commande alors les comportements qui satisferont à cette ou ces perturbations.

    C’est ainsi que nous donnons corps à toutes choses matérielles ou abstraites par projection de la pensée symbolique, lorsque les événements favorisent leurs émergences en perturbant notre organisme. Dans ce prolongement ayant conscience de la limite de notre regard, et ayant également par des moyens techniques mis en évidence certaines lois, nous ne pouvons pas contester quelles ne soient pas issus d’autres chose que de la perturbation de notre organisme relayé par le cerveau.

    Y compris des perturbations liées à des événements environnementaux dont nous ignorons tout. Ce culturel que nous définissons, appartient donc entièrement au naturel, parce qu’il se trouve dans l’univers, et que celui-ci le constitue, et qu’il est bien le produit d’une structure inné qui favorise l’aptitude à l’adaptation. Nous faisons cette distinction parce que notre regard, par sa structure sa forme et sa nature, est limité, et donne au cerveau les images de notre monde sensible que celui-ci redistribuera à tout l’organisme. Partant de là nos concepts, induit par notre représentation du monde, considèrent comme naturel ce qui est en l’état matériel dans la nature, ou reconnu héréditairement transmissible, ou se manifestant par des régularités observables à notre échelle (la vie, la mort, la pensée, se nourrir etc....). Cela relève du fait que, pour exister nous sommes exemptés, dispensés de connaître, de comprendre et d’établir des repères. Des repères de liens de compréhension normalisateurs, régulateurs de l’émergence d’un Homme qui se dit Créateur.

    Pour exister nous n’avons pas besoin de comprendre notre monde sensible, c’est « l’état que nous qualifions à tort ou raison d’animalier ». Également peut-être cela relève-t-il aussi du fait d’une approche eschatologique de l’Homme créé, ou à notre ignorance due à nos difficultés à retrouver, ou à vouloir chercher le « réel » dans l’image que nous en construisons. Il faut être convaincu pour penser autrement que l’Univers permet toute chose que nous inventons. Telle la voiture qui ne nous paraît pas issue de l’univers parce que nous disons que nous la créons, et ce n’est pas parce que nous réalisons de tels assemblages qu’ils ne sont pas naturels, car tout événement est déterminé par ce qui l’a précédé.

    Alors il n’y a pas de décohérences entre Darwin et la mécanique quantique ni avec la biologie n’y avec rien de ce que nous pensons. C’est seulement notre insuffisance à comprendre le Tout qui nous oblige à sérier les événements et naturellement cette « sériélisation » aura sa propre influence sur nos analyses.

    Nous devons pour le comprendre, le décrypter, réunir et assembler les pièces détachées de « la connaissance et du savoir » que nous découvrons. Nous en prenons conscience au fur et à mesure en sélectionnant les pièces de ce puzzle qu’est la vie, même si la pièce théâtrale finale est jouée (la mort).

    Ce futur, nous le portons dans la capacité de modélisation du plus petit élément infinitésimal qui, associé à d’autres donnera la perception de l’image future. Même si nous savons que le futur n’est qu’une capacité de projection cérébrale, dont la réalité repose sur la perception du temps en fonction de la vitesse à laquelle nous pensons que tout se déplace, suivant trois flèches, celle thermodynamique (sens dans lequel l’entropie croît), psychologique (direction suivant laquelle nous sentons le temps passer), cosmologique (direction du sens dans lequel l’univers se dilate).

    Ceci implique que nous soyons au fait des innovations et s’ajustent, car nous le savons, la connaissance est aussi faite de méconnaissances d’où elle surgit. Et dans ce magasin là, celui de la méconnaissance dont nous n’avons aucune idée, si nous y accédions sans connaissance bornée, structurée nous sombrerions très certainement dans la folie faute d’avoir les capacités cérébrales suffisamment organisées pour y faire face. C’est pourtant cela qui attend les hommes de demain, car ils ne feront pas face au monde quantique et à la génétique avec l’enseignement seulement mercantiliste.

    Par analogie, notre monde ressemblerait à un puzzle en expansion où chaque pièce se renouvelle, se multiplie, varie de forme, de couleur, de place, et modèlerait une image sans cesse changeante.

    Un puzzle que nous n’avons aucune chance de lire dans son ensemble par notre seul regard, et même si nous nous situions dans une position hypothétique d’observateur, nous ne pourrions observer et comprendre que le passé, car le temps de décoder ce que nous observons, l’image que nous définissons n’existe plus.

    Si bien que l’étroitesse de notre regard ne nous permet d’exister que par défaut tout en étant partie intégrante du monde objectif. Monde objectif que nous devons percevoir par nos sens, et c’est cet apparent paradoxe qui a certainement donné naissance à la récurrente querelle des matérialistes et des spiritualistes qui n’étaient certainement pas des philosophes métaphysiciens.

    Je serais certainement décédé quand cela se produira si nous ne détruisons pas tout avant mais je crois qu’à l’instar de l’imprimerie qui a marqué une étape importante dans la diffusion du savoir et de l’information, la connaissance des sciences de la physique, par la mécanique quantique, va marquer une autre étape dans le développement sociétal de notre civilisation. Il nous faudra regarder beaucoup de nos relations, ou « requalifier » beaucoup de nos relations sous son auspice, inventer d’autres mots, alors que d’autres rejoindrons les dictionnaires des mots rares et précieux, en mémoire du passé.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 6 septembre 2007 19:07

    bonjour tu n’as pas été compris, poutant dieu est bien quantique même plus que cela car il est dans tous les endroits à la fois et à la foi. mais c’est quoi la matière ? Si l’on pouvait mettre un individu dans un accélérateur de particules au bout l’on aurait que des photos des traces de son passage, pour tant il serait toujours là avec sa douleur.

    cordialement.

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