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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

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  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 26 septembre 2007 00:06

    bonjour minijack

    excellent article je vais me permettre d’y ajouter le mien par un regard sous l’angle soial avec un brin d’humour, mais avec quelques différences d’approches. mais sur l’essentiel on est d’accord l’économie n’est pas une finalité.

    A vouloir n’élire que de grands argentiers ils finiront par réduire la France et les français à une ligne comptable. Et comme elle est donné déficitaire il va nous falloir procéder à l’élection d’un liquidateur (démocratie oblige), voire trouver un tribunal des comptes publics au dessus du peuple pour mettre l’état français en vente, où ?

    Car pour trouver un acheteur cela est possible surtout au franc symbolique.

    Au moins nous aurions bien une entreprise France, le parlement deviendrait le comité d’entreprise, le gouvernement CHSCT , le président le délégué syndical et le sénat fera office de délégués du personnel .

    Aussi, je comprendrais mal que l’on vienne dire au nom de l’entreprise, que les hommes n’ont pas le droit de développer une autre source de richesse en dehors d’elle.

    Néanmoins, je comprends que les détenteurs du pouvoir économique disent qu’ils n’entendent pas le partager, car « l’entreprise » est aussi une arme, une arme de conquêtes.

    Si bien que, c’est une décision politique qui intervient toujours, sauf qu’aujourd’hui les hommes politiques ne jurent que par l’entreprise d’où la démonstration du premier ministre.

    L’entreprise n’emploiera du personnel que si elle y trouve un intérêt, et c’est bien qu’elle fonctionne ainsi ; l’entreprise n’a pas pour finalité de donner du travail, mais de produire des biens et des services. C’est aux hommes à se trouver une autre source de revenu ou modifier le système monétaire. C’est à eux de s’interroger sur leur devenir, pas à l’entreprise. Encore faudrait-il que dans leurs majorité ils connaissent les mécanismes de l’économie qu’ils génèrent consciemment ou de fait, et ne pas prendre des relatives pour des valeurs absolues ou réelles.

    Sauf ce n’est pas cela que pensent les français.

    Les Français attendent de l’Entreprise, considération, restauration de liens sociaux par la convivialité et qu’elle invente des solutions aux problèmes contemporains (enquête CCA 1999).

    L’organisation économique ne peut qualifier ce que nous sommes, elle n’est qu’un moyen de parvenir à la réalisation, à la production, et à la satisfaction de nos besoins et désirs humains.

    Mais c’est l’activité économique qui génère les aptitudes nécessaires à la production d’un produit et autres services. Ces aptitudes deviendront des métiers et des filières professionnelles que l’école enseignera, mais elle n’a pas pour rôle d’être le pourvoyeur d’esclaves du monde du travail, ni d’enseigner cette tarte à la crème qu’est l’esprit d’entreprise.

    A se répéter que seul le privé est performant, faisons l’effort d’imaginer une telle situation. Nous en arriverions rapidement, à considérer les vicissitudes de l’existence comme des charges à bannir, et ceux qui les subissent avec, c’est à dire rejeter tout ce qui fait de nous des humains fragiles, mortels, et non pas des androïdes parfaitement huilés qui conviendraient mieux pour une rentabilité maximale.

    Dans l’économie nous en sommes arrivés, à considérer toutes interventions de l’État citoyen comme parasitaire, et considérer la revendication collective comme inopportune, parce qu’elle contrarie notre quotidien discipliné.

    Dans cet ordre d’idée, celle de gérer la société comme une entreprise est souvent avancée. C’est sous une certaine forme la reconnaissance de l’aptitude des dirigeants d’entreprises. Pourquoi pas ?

    Mais les inaptes, les incompétent, les licenciés, les « en trop », nous les rejetterions à la mer ? Un jour j’ai osé dire dans une réunion qui m’excédait, si nous irions jusqu’à créer des fours crématoires pour ces « en trop », le silence de mort qui s’en suivit fut éloquent.

    Certes en disant cela, seulement pour dire qu’il y a des limites à la comptabilisation de l’existence, je voulais signifier au travers de cet épisode dramatique que son enseignement doit dépasser le seul cadre dans lequel il s’est exercé ; et que notre aptitude à écarter ce qui nous paraît hostile au fonctionnement d’une organisation systémique, peut nous entraîner vers des choix de solutions radicales.

    En effet, dans l’organisation économique nous avons besoin de repères et d’ordres de grandeur, mais quelles que soient les constructions abstraites que nous bâtiront pour cela, elles ne peuvent tenir lieu de finalité, car elles ne seront jamais une finalité.

    C’est en cela que la comparaison du premier ministre est une énorme bêtise qui en dit long et qui entraîne de ce fait le président dans son sillage car il disait deux jours plutôt tout ce qui les unissaient.

    Mais pour le président nous le savions il l’avait déclaré au MEDEF

    Je crois que nous oublions toujours que l’homme culturel que nous avons développé n’est pas une espèce démocratique, sur ce que nous connaissons de son histoire. L’exigence de vivre en commun n’emporte pas la démocratie de fait, même dans une démocratie.

    En conséquence de quoi, il est peu probable que ses organisations le seront, même si elles en portent le nom.

    C’est pour cela que l’entreprise n’est pas une organisation démocratique non plus, et qu’il persiste une confusion entre liberté d’entreprendre, et celle d’exploiter son semblable, l’une n’entraînant pas obligatoirement l’autre, le tout dépend des règles que nous instituons.

    La démocratie emporte de fait que les citoyens aient une connaissance avertie du fonctionnement de l’ensemble de ses relations socio-économiques.

    Or, dans nos sociétés la plupart du temps ils n’en ont qu’une connaissance caricaturale qui se rapproche plus du slogan publicitaire, car il n’y a pas d’éducation générale en ce sens, de manière que, pour l’image, pourvu que le slogan du flacon qu’on leur vend soit beau, peu importe qu’à l’intérieur il y ait de la piquette.

    De telle manière que tous nos républicains fiers de leur slogan, n’ont oublié qu’une chose c’est que la république a fondé ses bases sur l’éducation émancipatrice.

    Nous n’oublions pas de dire aussi que le mot « liberté » sous-entend un choix. Or en économie il n’y en a pas, puisqu’il n’y a qu’une seule source de richesse, la production de biens et de services.

    Une richesse dont le détenteur fera un usage égoïste, ce qui permet de comprendre que les postulants à cette richesse se référent si souvent aux services de l’État citoyen comme régulateur ou au contrat pour se la répartir.

    Un contrat qui n’a de valeur que s’il est en mesure d’opposer au pouvoir financier, un pouvoir de classe, parfois tout aussi égoïste, car le contrat de gré à gré dans le domaine des relations salariales n’est qu’une duperie, parce qu’il ne peut pas à lui tout seul être un contrepoids au pouvoir financier.

    C’est pour cela que le contrat collectif est le plus capable de prendre en compte des intérêts communs ou corporatistes, et fixer des seuils à partir desquels le contrat de gré à gré, acquiert une réelle valeur.

    En conséquence, le choix des instruments de mesure qui vont réguler les intérêts égoïstes de l’entreprise et des citoyens, et qui les édite, revêt tout son importance pour se répartir ou créer la richesse donnant à la société civile et à l’État citoyen « la liberté d’agir », faute de quoi leur insuffisance ou leur disparition est un danger pour la démocratie.

    Cette insuffisance pousse les citoyens à la tendance actuelle à réclamer la suppression des impôts ou des prélèvements en direction de État, tout en lui réclamant des services, des aides, et des solutions aux phénomènes d’exclusions, cela en lui ayant restreint sa capacité d’action par le budget.

    D’une certaine façon nous organisons l’impuissance de l’État et nous nous plaignons d’elle, sauf pour le tenant d’un néolibéralisme pour lequel ce choix est conscient.

    Et c’est dans ce choix que nous sommes durablement installé et la confusion est-elle que le premier ministre compare allégrement l’ÉTAT et l’entreprise comme les citoyens confondent leur budget familial et les comptes de la nation.

    Ainsi, des mots s’imposent dans d’autres domaines que ceux pour lesquels ils ont été élaborés.

    Par exemple le mot santé qualifie aujourd’hui aussi bien la santé humaine que celle d’une entreprise, un schéma abstrait ou une construction structurelle.

    Et ceci n’est pas insignifiant quand nous savons que le langage conditionne notre pensée. Que nous pouvons par lui nous tuer ou vivre, nous soigner ou nous rendre malade, prospérer ou dépérir.

    Nous risquons de ne plus distinguer ce qui est essentiel à ne pas exercer une distinction, et banaliser, étendre l’usage de certains mots comme celui aussi important que « vivre » pour désigner aussi bien la vie biologique que celle d’instruments inertes.

    C’est ainsi que nous entendons aussi bien parler de morts d’entreprises, là où, il n’y a que des faillites.

    Et de faillite la ou il n’y a qu’un déficit car l’actif de l’Etat n’est pas évalué.

    C’est inquiétant de voir nos dirigeant duper en permanence les citoyens cela ne préjuge rien de bon.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 25 septembre 2007 23:45

    bonjour regen.

    Un peu surprenant ton article pôur un docteur en droit etc.

    Toute société c’est structuré de manière que certain de ses membres ne soient pas obligé de concourir au travail subtentatif afin d’occuper d’autres tâches qui apparaissent au fil de son développement.

    C’est pour cela que l’on a une activité dites publiques qui n’a de limite que celle que ce donnent les membres de la communauté ou les citoyens. Comparé au budget de l’armé les députés font figures de pauvres. Concourir à l’idée que parce que nous réduirions leurs dépenses ou leurs indemnités serait d’une quelconque aide au redressement d’un budget ou une solution à nos difficultés économiques ou une mesure de justice envers les moins nantis qui peuvent l’être du fait de leur politique, n’est pas digne de la qualité des études que tu affiches.

    On doit pouvoir attendre une autre visibilité d’analyse que celle que tu donnes à lire. Mais bien sur s’il s’agit de conviction politique il t’appartient de les exprimer librement en faisant des commentaires de café de commerce, mais prévient le lecteur.

    Tu n’ais donc pas sans savoir que l’activité démocratique à un coût financier. Et à mon sens il serait particulièrement désobligeant qu’ayant élu des citoyens pour nous représenter et agir en notre nom une fois remplacés à leur poste pour toutes raisons, nous n’ayons pas l’audace de leur assurer des ressources pour service rendu à la nation.

    Faute de comprendre ou de pouvoir corriger les mécanismes économiques sources de l’excès de richesse comme de nos maux, nous avons fini par crier haro sur les hommes politiques (parce que pour être élu ils caressent dans le sens du poil, ou parfois leurs qualités individuelles laissaient à désirer) comme si nous nous n’existions pas, et étions exemptés des conséquences de nos comportements. Comme si nous étions que des outils et des boyaux de consommations.

    Même si les médias ont contribué au dénigrement du corps politique, quand on est instruit comme toi il n’y a pas à leur emboîter le pas, car au bout c’est la démocratie qui se portera mal. Cela ne veut pas dire ne pas être critique. Cela veut dire que lorsque l’on passe sont temps à dénigrer l’élite que nous instruisons pour conduire les affaires de l’état, on a vite fait de glisser ailleurs vers des systèmes totalitaires.

    Ce n’est pas leur donner un blanc seing que de le dire, c’est rappelé que la démocratie est la souveraineté du peuple et quand on leur crache dessus ça ne retombe que sur nous. C’est ce que donne l’impression ton article, qu’ils se gavent de fric avec nos impôts alors que d’autres sont à la misère, est-ce que je dois regretter les impôt que j’ai versé pour t’instruire.

    Naturellement être un élu n’est pas être un saint (surtout dans ce monde de requin) et à cause de cela des dérives ponctuelles ont existé et existerons, mais devant la quantité d’élus toutes élections confondus il n’y a pas de quoi relayer l’effet loupe médiatique qui ne cible que certain de leur fait ou en service.

    Quant à leurs indemnitées rapportés au nombre d’heures et aux frais qu’ils doivent couvrir il est moins mirobolant.

    J’ai également trouvé désolant que tu laisses insinuer que la représentation nationale vote des lois en cachette des français, mais si ces derniers exigeaient plus de faits politiques que de faits divers et de ragots, les médias l’auraient peut-être rapporté. Que je ne partage pas ton point de vue ne m’a pas empêché de te donner un avis favorable, car tout peut se dire dans le respect d’autrui.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 24 septembre 2007 22:05

    Bonjour arturh.

    D’accord avec toi les dictateurs ont rarement dit que c’était en leur nom qu’ils voulaient le pouvoir. Pour autant sortir des grandes école n’est pas être un aristocrate. Mais sortir des mêmes écoles c’est avoir le même enseignement et par là apporter les mêmes solutions. Ce que je dis est un peu injuste, mais il est vrai que le pouvoir est passé des notables (car il y avait peu d’ouvriers élus députés, Bérégovoy pour ne citer que lui) aux hauts fonctionnaires, aux hautes écoles, à tous ces gens que nous avons former pour être l’élite du pays. Le seul tors des français c’est de croire qu’il suffit de changer les hommes pour changer de politique. En l’espèce le président ne change pas de politique, il ne fait qu’un changement sémantique, l’emballement médiatique n’est que communication ostentatoire de tous ces faits et gestes. Il n’en demeure pas moins un notable de par sa position sociale et non un homme du peuple à connotation sociale. Ensuite ce que l’on pense de sa politique et affaire de conviction.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 24 septembre 2007 21:13

    Bonjour tristant et colre.

    Beaucoup d’intervenant se rejette des culpabilités qui ne sont que le résultat de l’histoire conquérante de tous les peuples. Avant 1945 c’était l’Europe la puissance mondiale avec la France et l’Angleterre, depuis ce sont les Etats uni, de main ce sera, dans une analyse seulement linéaire, La Chine ou L’Inde.

    Pourtant quand je dis cela je ne dis pas grand-chose. De la même manière comme vous le dite être anti ou pro américain ne signifie pas grand-chose sauf à faire une analyse psychanalytique de celui qui le dit. Chaque Etats doit être regardé par ce avec quoi il se distingue. Exemple la France est une république laïque qui à adopté divers mode de représentation du pouvoir démocratique. Les Etats-Unis sont une république judéo chrétienne le président jure sur la bible (si un jour il ont un président musulman sur quoi va-il jurer que les sots ne réponde pas).

    Chacun, avec d’autres défendent une liberté subjective basé sur le doit du libre commerce, le droit a propriété privé, et la libre expression etc. cela n’a pas empêché toutes les entorses et toutes les vilénies en leur nom. Je ne crois donc pas que qui que ce soit mérite un accessit pour bonne conduite, et chacune de ces deux républiques ont plus de mort dans leur histoire pour la liberté que n’a pu en avoir Saddam pour ériger sa dictature.

    Un dictateur pour lequel je n’ai aucune sympathie comme je n’en ai pas eu pour Franco et les autres contrairement aux deux Etats dont je parle. Mais comme le disait Mitterrand si l’on n’avait des relations qu’avec les républiques laïques cela ferait peu de monde, et au grand dam de certain il y aurait la Turquie.

    Toujours est-il que Saddam fut le plus grand cocu de l’histoire politique et il faudrait psychanalyser ceux qui ont programmé sa mort, je ne vais certes pas le plaindre hormis que je suis opposé à la peine de mort, mais bien sur pas les USA.

    Cela ne fait pas de moi un anti américain, d’une part je ne les connais pas, mais je me doute qu’ils nous ressemblent beaucoup. Donc quand je formule un point de vue sur l’Amérique (USA) il est plutôt distordu.

    Mais ce que je connais mieux c’est comment ils se comportent dans les relations commerciales, là il n’ont pas d’amis. Et en faisant un sophisme comme toutes leurs actions sont guidées par le profit économique, (même dans leur lutte contre le communisme, la lutte pour la liberté c’était pour le peuple naïf) ils n’ont pas d’amis quand leur leader chips est en jeu (parlez-en à ceux qui ont négocié l’OMS, organisation mondiale du commerce), demander leur pourquoi il ne paient pas leur cotisation à l’ONU quand il ne peuvent imposer leur point de vue. ils considèrent, que cotisant le plus ils doivent être entendu à auteur de leur cotisation. Et je n’arrêterai pas et chez les autres c’est parfois pire, on appelle cela la diplomatie.

    Alors faute de tout savoir je me suis fait mon opinion en rapport avec ma condition sociale qui n’est donc pas une vérité mais qui m’a conduit à lutter contre le capitalisme car en son nom que l’on me demandait de la fermer. Cela alors que l’Etat républicain et laïque me garantissait la libre expression sauf dans l’entreprise le fief où se concrétise le capitalisme. Alors je n’aime pas leur dogmatisme parce qu’ils n’ont pas d’idéal de vie contrairement, à ce qu’ils clament en défendant la liberté. Ils défendent leur commerce avant tout, et pas le commerce de tous les Américains, celui des oligarchies dirigeantes. Mais ils ont des compétences indéniables et de grands chercheurs. S’ils m’étaient leur énergie à vouloir éradiquer la misère, je suis certain qu’ils y parviendraient. J’aime donc les américains parce qu’ils sont mes semblables, mais pas leur politique basé sur un commerce hégémonique. L’ennuie c’est que tous les Etats sont comme cela, sauf le Tibet et au cas où cela ne se verrait pas chacun vas chez l’autre et veut que son commerce extérieur soit bénéficiaire, mais alors qui est le dindon de la farce : le pro où l’anti américain.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 23 septembre 2007 22:29

    Bonjour Cédric merci de ta réponse.

    Je comprends qu’aujourd’hui la lutte des classes paraisse un archaïsme, surtout dans une société ou le paraître l’emporte sur l’être, ou le besoin de considération exige des définitions pompeuses pour ne pas appartenir à la classe ouvrière. Je ne dis pas cela par nostalgie, mais parce que nous disons que la réussite sociale est ouverte à tous sans distinction. Cependant si les hommes sont égaux en droit, les faits ne le confirment pas toujours.. Les études sur l’accès aux fonctions assurant prestige, richesse et pouvoir se caractérisent par une sorte de règle des deux tiers, entre 60 et 75% selon les domaines. Une proportion des deux tiers des hommes éminents ou des dirigeants proviennent d’une partie restreinte de la population et constituent la classe supérieure, tandis qu’un dixième environ proviennent du milieu ouvrier, employé et paysan, qui représentent les deux tiers de la population et un quart de la « classe moyenne ».

    Pour me situer je suis d’essence « Pelloutienne » (fernand Pelloutier) et je suis resté un réformiste, mais je n’ai jamais confondu réforme et régression, je n’ai jamais confondu progrès avec repli social, je n’ai jamais confondu l’état et la bourse. Je n’ai jamais pensé que ce devait être une entreprise (organisme totalitaire par excellence) qui devait diriger mon existence. Mais j’ai toujours pensé que c’était un excellant outil de production qui exigeait une servitude pour produire nos biens et services et non une allégeance. Il est important de ne pas oublier que la plupart des législations sur l’entreprise consacre le fait que seul l’intérêt des actionnaires doive prévaloir, et que les autres intérêts ne sont pris en considération que s’ils favorisent ceux des actionnaires. Nous pouvons convenir que lorsqu’un particulier prend l’initiative d’un investissement créatif, il est normal qu’il dispose des revenus et profits de ce dont il est le propriétaire. Mais lorsque son projet doit utiliser l’aide de tiers, alors c’est lui qui est demandeur ; et c’est une évidence que de comprendre que sans ces aides, il ne parviendrait pas à ses fins. De fait une collaboration s’impose, et si le propriétaire veut être le maître absolu de ses décisions, s’il veut disposer du fait du prince, alors il doit rester seul. Dans tous les autres cas il y a une collaboration à imaginer pour que le propriétaire conserve les profits de son investissement et atteigne ses buts, sans s’approprier ceux générés par les tiers.

    Alors l’on peut considérer que je reste dans une approche marxiste, même en ayant rejeté la dictature du prolétariat que j’ai toujours combattu. Mais il faut savoir ce que veut dire l’égalité de droit, quand un citoyen devient de fait le sujet du prince dans l’entreprise. C’est pour cela que je te disais que la loi du marché à une connotation dictatoriale, c’est le dictat du plus fort dans la compétition, et pour arriver à cela on ne peut se permettre que les sujets du prince est le droit de citer dans l’entreprise (d’où le code du travail)au non de l’égalité. La méthode douce, toutes ces dernières années, a été de développer l’esprit d’entreprise, en ce moment nous allons franchir une nouvelle étape celles des services citoyens qu’offrira l’entreprise à ses salariés comme aux USA. Nous ne dirons plus je suis citoyens de tel état, mais propriété de telle entreprise ou groupe. C’est une formule qui a son efficacité. Si j’étais né dans ce conteste je ne pourrais pas soutenir autre chose puisque je n’aurais rien connu d’autre. Alors comment faire quand l’on a connu que le capitalisme (dont tout n’est pas à rejeter), son berceau le libéralisme, la loi du marché tarte à la crème de toutes les justifications de ceux qui ne veulent pas jouer leur rôle politique. Ce serait plus choquant si l’on disait la loi du rapport de force, pourtant c’est cela qui a été une réalité progressiste ou le socialisme c’est distingué même si le PC après 89 n’a pas su innover. On ne fabrique pas une politique économique. Celle que nous vivons est le produit d’une longue histoire tu es bien placé pour le savoir. Ce sont toujours les évènements antérieurs qui façonnent ceux avenir, ce sont nos actes hier qui façonnent demain, personne n’en est le maitre (heureusement), mais nous vivons sur une certaine stabilité de comportements que nous actualisons en permanence par l’apprentissage. Pour autant quand nous examinons notre histoire nous en voyons les changements, changements que nous relions généralement à des événement ou des individus sans trop regarder d’où eux les ont fait surgir car il nous faut des repères historiques comme des repères spatiaux. En cela le socialisme en fut un et si j’ai cité Pelloutier, c’est qu’il contribua pour beaucoup à l’émancipation des ouvriers et aux systèmes de solidarité, là ou n’existait que l’ignorance et la charité, (ce vers quoi nous retournons). Que je sache l’économie de marché d’alors n’a pas applaudit, que je sache la loi du marché d’aujourd’hui s’accommode bien du salaire de misère des ouvriers orientaux qui par leurs heures de travail sans restriction, augmentent notre capacité d’achat alors que la moyenne des salaires des français n’augmentent pas. Si l’on est pour cela, alors l’on n’est pas socialiste, si l’on n’est pas pour cela, alors l’on ne peut pas être pour la loi du marché. Le socialisme ce n’est pas redistribuer la richesse, de qui d’ailleurs, c’est que ceux qui concourent à la production de biens et services ne se retrouvent pas à la misère et que ceux qui sont écarté par la compétition soit restauré dans leur dignité et reçoivent en solidarité de quoi vivre digne. Je suis donc très loin de ce qui se pratique aujourd’hui. J’ai reçu ma formation d’un ancien de la SFIO, s’ils avaient renoncé à la révolution et fait les scissions syndicales ils n’en avaient pas moins compris qu’au-delà des politiques il est une autre loi, la loi du rapport de force qui exige de se reconnaitre sociologiquement, non pour dominer, mais pour faire contre poids face aux puissances financières qui instaurent de fait une inégalité de condition (ce n’est pas un reproche c’est un constat). Car je n’ai rien contre la richesse et je veux encore moins me l’approprier, mais je ne veux pas que ceux qui en disposent m’empêchent d’en créer en dehors d’eux. J’ai un jour répondu à une aporie : si demain dix millions de français par leur travail suffisent à la production économique, d’où les autres retirerons leurs revenus. J’ai donc écrit un jour un essai « rémunérer les hommes pour apprendre ou le marché de l’intelligence ». Il y a d’autre forme de développement économique sauf il ne faut pas demander cela à ceux qui pratiquent le dogme néolibéral parce qu’ils ne connaissent que cela ou en tirent leur puissance. Alors si les nouveaux socialistes qui sont nés dans les trente glorieuses pense que le socialisme n’est qu’organiser la redistribution des richesses il faut vous dépêcher car nous sommes sur la planche qui nous fait glisser vers le 17 rang des pays riches, d’ici trente ans, moi je serais mort, et toi tu auras mon âge.

    Cordialement.

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