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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 11 juillet 2007 00:17

    Bonjour.

    Je trouve toujours amusant de voir des chercheurs découvrir les résultats de la sélection par la compétition. De ce que l’on a appelle l’Etat providence où celui-ci s’engageait dans la régulation des inégalités nous avons opté pour une concurrence supposé débridé à l’exemple des USA et du modèle Anglo-Saxon.

    Et depuis nous faisons le même mensonge que lors du nuage radio actif de Tchernobyl. Connaissant les conséquences néfastes de cette option aux USA et chez les Anglo-Saxon, pourquoi voudriez-vous que ses méfaits, (désocialisation, violence collective, ghettoïsation, sectorisation, « endogamie et homogamie sociale ») restent à notre frontière.

    Peut-on ignorer que dans une compétition il y a des derniers, et ce n’est pas parce qu’ils seront derniers qu’ils en désireront moins les biens semblables à ceux qui peuvent se les offrir.

    bien moins encore avec les actions publicitaires qui accroissent la désidérabilité.

    Vouloir laisser le marcher fixer les règles c’est comme organiser n’importe qu’elle rencontre sportive sans arbitre.

    Mais de fait la sélection sociale par les revenus et le savoir s’impose et engendre les « zonifiquations » lié au dicton populaire séculier qui se ressemble s’assemble. A moins d’une volonté politique d’infléchir les conséquences néfastes de la loi du marché sur les derniers de la course, il ne peut en être autrement.

    Sauf que la société n’est pas une olympiade, le dernier continue d’existe et n’en reste pas moins un humain. Si bien que le rappel de la morale souvent mise en avant pour réclamer à ces derniers moins de troubles, n’est pas faite pour leur demander de mourir en silence. Alors chacun se retrouve et recherche le peloton de ses moyens pour lui et les siens avec le secret espoir de rejoindre la tête de la course.

    Ainsi la mobilité sociale en tant qu’ascenseur social dépend étroitement de la famille constitutive de l’individu. Et l’école tremplin social par excellence dans les années d’après guerre c’est spécialisé par réforme successive dans l’homogénéisation sociale.

    Aussi si l’urbanisation industrielle et technologique à favorisé l’autonomie de l’individu et a permis la « libération » de la personne, faut-il encore que cette libération ne soit pas une illusion et pour se faire, il faut qu’elle soit capable de constituer une communauté socio-économique et non une communauté économico/sociale, pour que l’autonomie individuelle soit créatrice de fraternité et de cohésion, et non productrice de peurs et d’indifférence.

    Pour ce faire, l’évolution que voudront donner les Hommes à la famille et son complément l’école aura toute son importance. Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 9 juillet 2007 02:04

    yoda bonjour. Je partage assez ton point de vue, sauf sur la foi nécessaire qu’il faut avoir même en science pour s’accrocher à la réalisation du découverte avec tous ses moments de doutes et d’exaltations.

    La foi demeure la certitude d’un aboutissement heureux pouvant conduire un homme jusqu’au suicide altruiste. C’est exact que la foi caractérise les structures socio religieuses ou communautaristes. En science, en politique, dans le "surpassement de soi pour une réalisation individuelle, et certainement bien d’autres, c’est le même mécanisme psychique qui entre en jeu pour s’accrocher à une espérance. Toutes requièrent une intensité différente, se nomme différemment pour sérier les champs où s’exerce ces espérances.

    La particularité des croyants est que leur foi s’attache à la rencontre avec le créateur, et demeure invérifiable. A ce propos j’ai l’habitude de dire que ce qui est dangereux n’est pas la foi en un dieu, c’est quand le croyant interroge son dieu et que ses propres réponses sont à la hauteur de ses ignorances.

    Einstein a dit : « La nature ne nous montre que la queue du lion. Mais il ne fait aucun doute pour moi que le lion à qui elle appartient est au bout, bien qu’il ne puisse se montrer tout d’une pièce à cause de son énorme taille ». Si bien, que d’une certaine manière notre existence se déroule par défaut.

    Ainsi, chaque fois que nous définissons un concept pour expliquer l’indéfinissable. Ce concept défini entre dans ce que j’appelle l’indéterminé. Un indéterminé que nous parvenons à préciser par des théories, lesquelles entrent à leur tour dans les divers degrés de l’incertitude. Cette incertitude a pour principe, qu’après la conceptualisation d’une théorie, nous ne pouvons être assurés que ses éléments dans le « temps » trouvent la place que nous leur avons imaginée. Également, qu’ils resteront ce qu’ils sont, à la place où nous les avons mis ou observé. Cela, du seul fait que l’Univers est en mouvement, et si ceci pouvait échapper au regard du primitif, cela ne peut plus l’être au notre. Or le créationnisme gomme cette existence par défaut et offre la permanence d’une certitude. Pourtant cette certitude biblique sacralisée pour ceux qui en font une lecture à la lettre devient une ineptie car leur créateur n’à dans les faits observables rien figé.

    Les êtres ont besoin de certitude pour vivre, l’incertitude et la relativité des choses ou leur évanescence s’apprend. Et pour désapprendre les certitudes il faut avoir une existence assuré, sinon on les recherchera toujours. Est-ce que notre société offre cela ?

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 9 juillet 2007 00:34

    Bonjour dperez.

    Il n’y a pas de haine du riche à avoir ni de l’entreprise qui est un outil fabuleux pour produire des biens. De plus il ne sert à rien de vouloir appauvrir les riches, mais est ce que les riches ont besoin que d’autres soient pauvre pour se sentir riche ? Les inégalités ne procèdent pas du désir des individus mais nous viennent de la rareté des choses et même lorsqu’elles sont abondantes nous nous organisons pour quelles deviennent rare car à leur marchandisation s’y rattache un revenu. Tu m’as l’air de séparer la société en gens biens et bosseurs et les autres d’honteux profiteurs prés à dépouiller les riches. Cette caricature est désuètes elle date des années 30, aujourd’hui l’enrichissement ne se fait plus par le travail ni par l’épargne petitement emmagasiné comme par le passé. S’il y a encore des artisanats ou de petits entrepreneurs qui procèdent ainsi ce sont des « salariés propriétaires de leur outil de travail » sous traitant en dépendance directe ou indirecte des oligarchies économiques. Ensuite des relations du travail naîtront peut-être les acrimonies que tu soulèves. Tu parles seulement de ceux qui réussissent, mais j’en ai rencontré aussi beaucoup qui travaillaient dur et ont échoué sans que personne ne les dépouillent de leur richesse. S’il n’y avait que des squatteurs et des fainéant serions nous aussi riche ? S’il n’y avait que des « patrons voyous » serions nous aussi performant. Il y a certainement des profiteurs et des patrons voyous, Mais pas pour constituer une généralité, et le fait d’être politiquement partisan et une bonne chose, mais cela ne doit pas rendre ses analyses sujettes à démagogie.

    cordialement



  • ddacoudre ddacoudre 8 juillet 2007 01:38

    Bonjour fred.

    Le constat est que la violence individuelle ou parfois collective et les incivilités ont cru.

    Entre l’exacerbation des désirs de toute chose, un amenuisement du contrôle interne (morale et civisme), le culte de l’individualisme et de l’élitisme, la déstructuration sociale et la ghettoïsation pour certain, il est très difficile de sortir les éléments qui y concourent. Mais fort heureusement l’humanisme n’a pas de couleur politique et j’ai rencontré des humaniste dans tous les partis politiques.

    Et je ne vois pas pourquoi dans la dégradation de nos relations sociales une étiquette partisane protègerait de cela les uns et pas les autres. Dans le débat exécrable de ces dernières années les hommes politiques se sont renvoyé à tour de rôle la responsabilité de cette régression comportementale. Ce serait bien plus simple s’ils en étaient responsables, car ce serait plus facile à solutionner. Par contre ce serait trop long à en développer toutes nos coresponsabilités, aussi je te renvoie si tu le veux à un ouvrage de Michel Wievorka édition Ballard « Violence ».

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 8 juillet 2007 00:52

    Bonjour zelectron. Le libéralisme libéra le commerce du joug de la puissance absolu des monarques ; aux fils des siècles il devint le principe de base des relations économiques qui demeuraient toujours soumises comme de nos jours à des foules de réglementations sur la liberté individuelle d’entreprendre.

    De fait le libéralisme est un dogme comme bien d’autres aux travers duquel ceux qui en tirent avantages justifient leurs comportements, et ceux qui en subissent les désagréments s’y opposent sous diverses appellations. Le terme « libéralisme » apparaît dans la langue française à partir de 1821. Il appartenait déjà au monde politique, car son sens usuel remonte au XII ième siècle et signifiait « généreux », (emprunté au latin Libéralis).

    Ensuite au XIII ième siècle il permet de désigner un individu : « digne d’un homme libre ». Ainsi le sens de ce terme libéralisme est passé lentement du domaine politique au domaine économique et caractérise la devise « laisser faire, laisser passer ». L’important n’est pas le vocabulaire employé, c’est comprendre qu’une société humaine s’organise autour de la valeur des individus qu’elles forment pour se répartir les efforts nécessaires à toutes les activités productrices tout comme celles des services public ou privé. Ceci exige une conscience politique pour structurer les milliards de décisions individuelles qui inter agissent, et chaque individus va devoir abandonner une partie de sa singularité pour s’associer dans des intérêts partagés.

    Si l’on retient que la base minimum d’une espèce est de maintenir en vie son organisme biologique, il n’est pas besoin d’économie pour cela, mais si les individus se regroupent et commencent à s’organiser pour la production et la satisfaction commune de leurs besoins, alors l’on peut commencer à parler d’économie. Ensuite toutes les autres associations, de quelque nature qu’elles soient, ne pourront se structurer en tant que telles qu’à partir du moment où les individus se seront regroupés et répartis des tâches et des fonctions nécessitant une activité de surplus de production.

    Cette capacité à produire un surplus sera de nature à structurer l’organisation sociale pour dégager d’une activité productrice les individus qui modèleront, élaboreront « l’intronisation » politique, culturelle, religieuse, avec pour effets de compliquer, de perfectionner, de donner cohérence et solidité à l’organisation sociale, de définir et réguler la violence individuelle et collective qui a accompagné cette structuration.

    Ainsi nos difficultés ne viennent pas des mots, mais de celles de saisir que dans l’actuelle société en giga surplus de production grâce à la technologie, il devient urgent de trouver de nouvelles références de valeurs travail, car nous ne sommes plus au XVIII siècles, même si les comportements humains sont les mêmes depuis les calandres grecques. Donc « l’interrogationisme » pourrait parfaitement remplacer le libéralisme. Pour autant les mots ne sont pas des fourre-tout. Que dans la confusion toujours réelle entre libéralisme et capitalisme, entre charité et solidarité, entre socialisme et communisme les citoyens y mettent ce qu’ils en ont compris, c’est certain. Mais pour sortir de cette errance il suffit de prendre les références historiques répertoriées. Si nom les mots prendront un autre sens, il en va ainsi. cordialement.

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