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Decouz

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  • Decouz 19 octobre 17:53

    @SilentArrow
    C’est plus nuancé :
    « Ibn Khaldoun établit une distinction claire entre les Arabes sédentaires (ceux vivant dans des villes comme Damas, Bagdad ou au Caire) et les Bédouins. Il admire davantage les premiers, qu’il associe à des réalisations culturelles et scientifiques, tandis qu’il critique le mode de vie des Bédouins pour son impact destructeur sur la civilisation »

    https://www.leconomistemaghrebin.com/2024/12/17/ibn-khaldoun-arabes/

    D’autre part il admire les Mongols qui étaient aussi destructeurs, et à l’inverse il pense que leur présence peut balayer les dynasties arabes et perses corrompues et apporter un renouveau, c’est un cycle dynastie, affaiblissement.
    mais il admire les Arabes aussi pour la notion de asabiya, cohésion sociale basée sur des liens de sang (sorte de féodalité, honneur etc), c’est un aspect qui a du séduire Lawrence d’Arabie, en même temps sans lui ils étaient incapables de s’unir contre les Turcs.



  • Decouz 19 octobre 17:46

    @sylvain
    C’est ce qui dit Finkelkraut, philosophe (ce n’est pas ma tasse de thé pour les idées, mais ce n’est pas la question) et juif, il emploie le mot « nazi » et dit qu’il a honte en tant que juif, alors qu’au départ il était admiratif vis à vis d’Israël, puis il a constaté avec regret, et maintenant honte le glissement vers un régime d’extrême droite, 
    en quoi la comparaison est pertinente : les mots employés par des ministres pour nommer les Palestiniens, du même niveau que ceux des nazis vis à vis des Juifs, et ensuite la volonté de s’étendre dans l’espace au détriment d’un autre peuple.



  • Decouz 8 octobre 11:20

    Leur grille de lecture était biblique. Quand ils rencontraient un personnage, une histoire ou une notion coranique qui leur était familière, ils avaient tendance à l’interpréter à travers les catégories de l’Ancien et du Nouveau Testament.

    Pour Hanne : : traduire n’est jamais seulement transposer des mots ; c’est aussi transposer un univers culturel. Si le traducteur ne connaît pas cet univers, il peut produire une traduction linguistiquement correcte mais intellectuellement trompeur.

    Je m’intéresse à la traduction des textes sanskrits bouddhistes au chinois, on rencontre des problèmes analogues, Kumarajiva est considéré comme l’autorité la plus fiable, parce qu’il connaissait le sanskrit de par sa naissance et qu’il a appris le chinois lors de sa captivité.

    Toutes les religions ont rencontré le problème de l’acculturation, sauf celles comme le judaïsme ou l’hindouisme sont restées principalement liées à une communauté ethnique.

    Cependant il me semble que seul le Coran dit que chaque communauté a reçu une révélation dans sa langue et des rites lui correspondant, mais l’islam malgré tout a du traduire et acculturer, en persan, en turc etc, 



  • Decouz 8 octobre 11:11

    Quand il y a un affrontement il y a aussi souvent un mix des deux visions, ou du moins des influences réciproques, parlant non pas du Coran mais des philosophes musulmans, Saint Thomas s’en est inspiré non pour les copier, soit il s’en est inspiré pour la philosophie grecque, soit il s’en est détaché pour ce qui concerne la théologie chrétienne.

    Le livre de Olivier Hanne est consacré à la réception, traduction, commentaires du Coran en Europe : 

    "L’Europe découvre l’islam lors de la conquête de l’Espagne au VIIIe siècle, mais c’est avec les croisades du XIIe siècle que s’améliore la connaissance de la culture arabe. Des moines et des clercs recherchent la science grecque dans le monde musulman, apprennent la langue arabe et procèdent aux premières traductions du Coran, que l’on appelle à l’époque l’Alcoran. Le commerce et la diplomatie en Méditerranée exigent de comprendre l’adversaire dans sa langue pour mieux échanger. Des Européens polyglottes se rendent en Orient. Malgré les préjugés, la connaissance du Coran se répand, enrichissant les réflexions des savants de la Renaissance et des Lumières. L’arabe entre dans la culture classique européenne, jusqu’à susciter une véritable fascination au XIXe siècle, à travers l’orientalisme. 
    Comment les Européens ont-ils appris l’existence du Coran et ont-ils pu se le procurer ? Comment traduisait-on ce texte dont la religion paraissait si étrangère ? Qui parlait l’arabe en Europe avant le XXe siècle"

    https://www.belin-editeur.com/lalcoran-0

    De mémoire, les premières traductions étaient trop influencées par la culture biblique et juive, et n’avaient pas encore intégré les particularités du monde arabe.



  • Decouz 7 octobre 22:37

    la machine comprend très bien « appauvrissent » elle comprend « appauvrissement », on peut lui parler sans grammaire, sans orthographe, à partie des éléments minimum du langage, elle comprend le sens, non pas tout à fait, si vous ne la guidez pas, si vous n’avez pas une connaissance préalable, si vous ne la critiquez pas, elle va vous envoyer des informations aléatoires ou des « hallucinations ».

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