le citoyen lambda se lève le matin pour aller au boulot (quand il en a). le fruit de son travail est le salaire qu’on lui verse. de l’argent. le banquier, lui, fabrique de l’argent ex nihilo, puis le prète au citoyen lambda, et pour l’effort considérable qu’il a consenti à lui prèter cet argent fantôme (puisque issu de rien), lui fait payer des interets, beaucoup, énormément d’interets. le seul argent reel se retrouvant entre les mains du banquier est celui que le citoyen lambda lui aura confié, ou qu’il lui versera pour rembourser sa « dette ». pour le remercier, le banquier lui facture des frais de tenue de compte et de services, des commissions, des agios, etc, etc, la liste est interminable. quelle point commun y-a-t-il entre un faux-monnayeur et un banquier ? tous les deux fabriquent du poignon à partir de rien. quelle difference entre eux ? pendant que le premier moisit en tole, le deuxième reçoit la légion d’honneur. je le reconnais, mon analyse est celle d’un gros nul de la finance. il n’empêche qu’elle decrit bien la réalité d’un système basé entiérement sur le mensonge et sur le vol. c’est ce système que nos chers gouvernants veulent sauvegarder à tout prix (sans jeu de mot). par quel moyen ? eh pardi, en faisant payer ce brave con de citoyen lambda.
le G20 est allé dans le sens de "réparer" les dégats colatéraux infligés à la finance mondiale par l’éclatement d’un type spécifique de bulle. chacun sait que les bulles font partie du système et qu’elles sont récurrentes. si par enchantement ces mesures étaient d’une quelconque efficacité, elles ne concernent en définitive qu’un type spécifique de bulle. faisons confaiance à nos chers financiers pour en inventer d’autres, surtout que dorénavant ils savent qu’ils ne risquent plus rien quels que soient les cataclismes que leurs idées fumeuses provoqueront. Si a chaque fois qu’une bulle éclate il faut ruiner la planète, en plus du carnage que ladite bulle a elle-même engendré, pour repartir à zero, esperons que la frequence de formation et d’éclatement des bulles va arreter d’accèlèrer, à moins qu’il soit possible de ruiner une planète plusieurs fois. connaissant l’avidité des sphères financières, et le dédouanement de toute responsabilité qu’on est en train de leur offrir sous forme de milliers de milliards de dollars lachés sans contrepartie, un système si parfaitement lucratif (pour certains) n’a pas à trembler face à l’issue de ce g-vain. ce "sommet" est donc allé au fond des choses en terme d’irresponsabilité et de mépris, mais également au fond de la logique et de la fosse à purain capitalistiques.
votre définition de l’humanisme, "l’humain au centre de tout" est plutot celle de l’enthropocentrisme. la confusion entre les deux termes aboutit à ce que l’humain agisse sur cette terre comme un virus, c’est ce qui est d’ailleurs exactement en train de se produire.
le capitalisme, comme la plupart des idéologies qui siègent au sein de nos sociétés depuis des siècles, est la concretisation d’une composante plus profonde de la nature humaine : le besoin de possèder. chacune de ces ideologies pretend expliquer la meilleure manière de partager l’ensemble des biens à la disposition de l’humain et definit comment l’homme doit s’approprier tout ce qui l’entoure. plus profond encore que ce besoin de possèder, il y a la relation de l’humain, en tant qu’être complexe, à la matière, à l’univers physique dans lequel il évolue.
le problème de ces idéologies, ou plutot de la façon dont on les utilise, est qu’elles ne définissent l’homme que dans ses facultés à survivre dans un monde exclusivement materiel. comme un organisme ayant des besoins biologiques et capable de fournir une quantité de travail, à condition de recevoir une quantité minimale d’énergie, ou de matière, de proprièté en retribution de ses efforts. la dérive est telle qu’on en est arrivé à mercantiliser la culture, l’art, les sentiments, la santé, la création.
Focaliser nos politiques sur l’humanisme consisterait dans un premier temps à définir quelle est la vraie place de l’humain dans le monde, et dans un deuxième temps à le replacer à cette position. Ce serait certainement plus gratifiant que de le traiter comme une ressource, comme un bilan énergétique, comme un appareil digestif. La crise totale que nous vivons est le resultat de l’ignorance de ce que nous sommes vraiment, le résultat du tout materiel, du tout technologique, du tout mercantile, du tout possession, et du déséquilibre entre l’évolution technologique et l’évolution spirituelle.
Malheureusement, contrairement au virus qui change d’hote après l’avoir colonisé et détruit, l’humain n’aura nul part où aller recommencer ses excès lorsqu’il aura détruit son monde.
l’otan est une machine de guerre à la solde des puissants. eux-même à la solde des puissances financières. en ces temps de grandes turbulences, l’ennemi n’est plus le bloc communiste, ni le terrorisme islamiste. l’ennemi est interieur. c’est contre nous (le peuple) que ce déballage de puissance militaire est dirigé