Albert Einstein a dit :
"La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent."
alors, serions-nous gouvernés par des fous ?
je crois plutôt qu’ils sont parfaitement conscients de ce qu’ils font.
les bulles sont le moyen de ramasser le plus de fric. toute la misère qui en découle ne concerne que les petits.
Sans être professionnel de la finance, ni de l’économie, mais en ayant suivi de près le déroulement de cette crise qui ne fait apparement que commencer, la lecture de cet article m’inspire une unique reflexion : les sauveurs de la finance et de l’humanité que sont nos chers dirigeants utilisent pour résoudre le problème les outils qui ont généré ce problème.
Dans l’article, faisant reference aux centaines de milliards sensés sauver le système, l’auteur nous explique que (je cite) "Tout d’abord cet argent n’existe pas".
Ensuite on découvre des montages tous plus sophistiqués les uns que les autres que seuls des experts peuvent comprendre.
Puis on s’aperçoit que les informations qu’on veut bien nous fournir sont filtrées ("Le gouvernement n’a pas chiffré ou n’a en tout cas pas rendu public l’enveloppe globale envisagée pour le plan dont la partie devant faire l’objet de réelles sorties de fonds").
Enfin le court terme (voire l’ultra court terme) est toujours le referenciel temporel (""Grosso modo, c’est dans les 10 jours qui viennent qu’on va pouvoir voir si les banques jouent le jeu ou pas." Ce procès aux banques me paraît injustifié car elles n’ont même pas encore bénéficié des fonds annoncés !")
Les ingredients qui ont fait du système financier une bombe à retardement sont tous là :
Désolidarisation par rapport au réel
Complexité poussée à l’extrème
Opacité et désinformation
Dictature du court terme.
Le tout baigné de démagogie et de culture de l’image. Alors soit nos sauveurs cherchent à combattre le mal par le mal, ce qui semble pour le moins risqué par les temps qui courent, soit ils ne mesurent pas les effets dévastateurs qu’induiront leurs gesticulations (ou bien ils s’en foutent).
Pour finir, quelques citations d’A. Einstein :
"La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent"
"L’effort d’unir sagesse et pouvoir aboutit rarement et seulement très brièvement."
"Il devient indispensable que l’humanité formule un nouveau mode de pensée si elle veut survivre et atteindre un plan plus élevé."
La criminalisation d’internet voulue par les politiques utilise les sujets "brulants" pour faire passer à la va-vite des lois qui au final auront pour effet de juguler les contre-pouvoirs qui representent pour leur position de dominants une menace comme il n’y en a jamais eu.
Comme il est dit dans l’article, l’information devient instantanée, internationale et citoyenne. C’est une première mondiale, un mode de fonctionnement que l’humanité n’a jamais connu jusqu’à maintenant. En même temps que le discours des gouvernants banalise et delaye la notion de criminalité, les projets de lois relancent des concepts encore plus dangereux tels que délation et repression arbitraire. Malgré les apparences, la cible principale n’est pas constituée de pédophiles, hackers, pirates. Le mécanisme est simple : qui irait s’opposer à une traque et une repression sans merci ciblant des individus capables d’abus sexuels envers des enfants ? Qui trouverait à redire si on empêche de sales petits parasites de remplir leurs disques durs de musique, films, logiciels, jeux video gratuitement au détriment de l’industrie qui nous donne du boulot ?
Mais une fois les dispositifs de traque mis en place, il devient simplissime de les utiliser pour repèrer et surveiller n’importe qui, et particulièrement les populations de contestataires, les leaders d’opinion, les personnes capables de fédérer. il devient facile de détecter tout signal, courant d’opinion, émergence de reseau. Une video bien faite peut être téléchargée et vue plus de 5 millions de fois en quelques jours sur youtube,un fichier torrent se répend de façon planétaire en quelques heures. Ca doit faire flipper les gouvernants qui basent leur strategie sur la démagogie et la désinformation. qu’aurait été Mai 68 avec en plus la puissance du net ?
Pour l’instant internet est un outil de commerce, d’échanges scientifiques, de bavardage, de pornographie.
L’impact social du web n’en est qu’à ses balbutiements, mais forcément tôt ou tard ce média planétaire prendra une place prépondérante dans le devenir de l’humanité. Les équilibres actuellement maintenus en place et qui profitent à une si petite minorité au détriment de l’immense majorité des humains risquent fort d’être balayés grâce à des moyens tels que l’internet. C’est ce que nos chers gouvernements et leurs amis fortunés veulent éviter à tout prix, propriétaires qu’ils sont de tout ce qui existe sur terre.
Lorsque l’on s’attaque aux principes fondamentaux du droit, ce n’est pas une réforme sournoise, c’est plutôt l’avènement du non-droit déguisé en droit. si on les laisse faire, internet deviendra une zone de non-droit (de l’homme) et le monde avec.
La question n’est pas de savoir si la crise est finie ou pas. d’ailleurs qui pourrait croire qu’un tel cataclysme financier d’envergure mondiale pourrait se résoudre en si peu de temps...
la vraie question que soulève ce papier serait plutôt de se demander pourquoi les dirigeants mettent autant d’énergie à faire croire aux populations que cette crise est terminée. quel interet y-a-t-il à ce que le citoyen lambda soit persuadé que tout va bien ? quelle différence entre le monde de 1929 et celui d’aujourd’hui, le poids de l’information, son impact sur l’équilibre des forces tel que le conçoivent les puissances financières et politiques est-il resté le même ?
la mondialisation touche aussi, surtout, la propagation de l’information. les vieilles méthodes consistant à maintenir les gens dans l’ignorance afin de les contrôler pourraient bien tomber dans l’obsolescence.
L’arme absolue qui permettra de modifier les équilibres en place, si favorables aux requins de la finance, du pouvoir et de l’argent s’appelle Internet. il suffit de regarder les moyens mis en place par les gouvernements totalitaires pour juguler, voire censurer la toile pour se convaincre que la menace grandit pour eux.
La france n’est pas à la traine, pour une fois, car coup sur coup on nous pond une loi hadopi qui vise soit disant quelques petits pirates, mais qui est quand même soumise au sénat et au parlement dans l’urgence, et qui à terme officialise les principes de délation et de sanction arbitraire, et aujourd’hui un appel d’offre émanant du ministère de l’éducation visant à mettre en place une "veille" (surveillance) destinée à "Repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau". ça fait froid dans le dos ; coût de l’opération 220 000 euros financés par devinez qui...
Il y a là une convergence inquiétante.
Il est vrai qu’actuellement le web sert surtout au commerce, aux échanges sociaux pépères, au porno et au jeu. mais que se passera-t-il lorsque des leaders d’opinion, des mecs qui ont vraiment la force de faire bouger les lignes, utiliseront ce formidable outil pour parvenir à fédérer des millions de gens ?
Une philosophie dont je tairai le nom pretend que l’ignorance est la source de tous les conflits. c’est en maintenant les foules dans l’ignorance qu’on réussit à mieux les diriger. une méthode classique consiste à mettre l’attention de la masse sur des sujets secondaires susceptibles de faire vibrer les bas instincts (pipole, coupe du monde, faits divers, story telling etc). le badot n’a pas de temps pour s’instruire. une autre consiste à mentir en s’appuyant sur des paroles d’experts. une troisième consiste à contrôler les médias . on peut aussi employer des arguments tellement sophistiqués que l’homme de la rue, pris de vertige, détournera son regard tellement c’est compliqué.
quelle est la proportion de la population française capable d’expliquer ce que sont les subprimes ? les cds ? les mutuals funds ?
quelle proportion de la population est capable de se souvenir que le président de la république vantait les mérites de ces emprunts hypothéquaires il y a un an et demi et s’apprètait à en inonder notre beau pays ? les plus hautes sphères de l’état n’étaient-elles pas les mieux placées pour repèrer les prémices d’une crise de l’ampleur de celle que nous vivons ?
le dernier sondage indique que la côte du president est remontée de 8 points. comment est-ce possible ?
la frontière entre désinformation et ignorance est ténue, et c’est là que la majorité jusque là silencieuse a un rôle à jouer. Cette perspective ne doit pas enchanter tout le monde.