Evidemment ce n’est pas aux individus de se repentir. C’est à l’état de le faire en tant que personne morale. Car la mémoire collective est une des composantes fondamentales des nations. Comprendre ce point de vue permet de comprendre pourquoi l’esclavage est encore tellement present dans la conscience antillaise, pourquoi les rapports à la vie et au travail sont si différents aux Antilles et en métropole. D’autant plus que le rapport de force qui existait entre blancs et noirs au temps de l’esclavage s’est transmis dans les esprits au fil des générations, se transformant selon les époques. Là est la responsabilité de la France, et des Békés, qui ont de concert transformé esclavage en infantillisation du peuple Noir Antillais.
C’est vrai, car la profitation existe aussi en métropole, la vie chère, les salaires trop bas etc. Ce qui empêche les abus d’atteindre un paroxisme comme aux antilles, c’est l’application des lois anti-trust, anti-monopole.
Qui est assez naif pour croire que si les Carrefour, Casino et autres avaient le monopole de la grande distribution en métropole, leurs pratiques seraient différentes de ce qui a cours en Guadeloupe ?
Il n’y a qu’à regarder comment ces boites traitent leurs employés.
Total, qui abuse de sa position monopolistique aux Antilles par l’entremise de sa filiale a quand même réalisé 15 milliards de bénéfices cette année, en pleine crise de l’énergie, sur le dos du consommateur Français et de pays exploités , et la classe politique a salué l’excellence de ce résultat qui est un bel exemple de profitation à la française.
Ce qui se passe en Guadeloupe est facilement transposable à ce qui se passe en France. Le pourrissement du conflit répond aux mêmes mécanismes que ce qui s’est passé en métropole à chaque fois que ça a pèté dans les banlieues. Sauf qu’ici il a fallu presqu’un mois de mépris, de mascarades politiciennes, avant que ça dégénère. En Métropole, quand ça démarre, ça prend feu beaucoup plus vite.
L’état emprunte pour prèter aux magnats de l’automobile, car comme le dit sarko dernier, les caisses sont vides.
L’état fait gonfler la dette une fois de plus pour preter à des grosses entreprises privées du cac40 qui soit n’en ont pas réellement besoin, soit sont au bord du gouffre, crise mondiale dévastatrice oblige.
Exercice périlleux que de preter à une entreprise en difficultés. Quelles sont les garanties ? A-t-on la certitude que les prets ne seront pas transformés en subventions ?
La seule certitude est que le contribuable aura à rembourser cette dette, lui ou ses enfants, et en double de surcroit, car c’est lui qui achète les bagnoles.
Le marché Antillais est un marché captif. De par la position quasi monopolistique des modes d’approvisionnement. Ce qui signifie que toutes subventions, allocations, aides, finissent systématiquement dans les caisses des groupes détenant ces monopoles. le petit consommateur Antillais ne sert finalement que de relais à un transfert de fonds des caisses de l’état aux caisses des profiteurs. les marges pratiquées par la grande distribution le prouvent, les modes obscurs de fixation des prix des carburants le prouvent, les prix pratiqués par les fournisseurs de materiaux du batiment le prouvent, les tarifs pratiqués par les banques, les taux d’interet des organismes de credit le prouvent.
Le contribuable Français n’engraisse pas l’Antillais de base, il remplit, avec la bénédiction du gouvernement, les poches des groupes pré-cités, qui, étrangement sont les seuls à ne pas être présents à la table des négociations.
Allez expliquer à une mère de famille qu’elle est assistée par la métropole parce qu’elle paye 7€50 le pack de 4 yaourts...
souvenez-vous de ce responsable d’un groupe détenant le quasi monopole de la banane Martiniquaise, qui jubilait parce que les 50 millions d’euros de prêt consentis quelques semaines auparavant s’étaient comme par enchantement transformés en subvention. Qui en profite ?
Enfin, je trouve déplacé d’intégrer par deux fois l’adjectif "esclavagiste" dans une prose à caractère humoristique.